LE PIETON DE PARIS

Vous faire découvrir des endroits insolites de Paris

25 août 2009

LA GARE D'ORSAY

    Si tout le monde connait , le musée d'Orsay consacré à l'art , du XIXème siècle  sous toutes ses formes , mais sait-on qu'il est installé dans une ancienne gare parisienne qui desservait le cœur de Paris : la Gare d'Orsay . Nous allons découvrir ensemble l'histoire passionnante de ce lieu oublié .

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                       LA GARE D' ORSAY

   La rue de Lille trace l'axe principal de l'ancien jardin de la Reine Marguerite de Valois, épouse répudiée d'Henri IV. A sa mort en 1615, le domaine fut vendu par lots et des hôtels particuliers furent construits dans le quartier. La rive gauche de la Seine située en aval de la rue du Bac , s'appelait en 1700  la " Grenouillère " du nom du Sieur de La Borde et de La Grenouillère , propriétaire d'un terrain en ce lieu . Ce terrain très mal entretenu par son propriétaire était fort préjudiciable au panorama que l'on pouvait avoir des fenêtres du Louvre et des Tuileries . La construction d'un beau quai en pierres de taille et bordé d'arbres fut entreprise par Charles Boucher d'Orsay , prévôt des marchands en 1708 . Le quai portera son nom . Il ne fut achevé que sous l'Empire , d'où le nom de Bonaparte qu'il prit de 1802 à 1815 date à laquelle il reprit son ancien nom d'Orsay , remplacé en 1947 , par celui de l'écrivain Anatole France . Le côté sud de ce quai , appelé  " Port de la Grenouillère "  ,  fut occupé ,  depuis la rue du Bac jusqu'à la rue Solférino , par d'immenses chantiers de bois flotté dit " de la Tour d'Argent "( propriété du Marquis de Lavrillière ) , malgré les nombreuses plaintes des propriétaires des hôtels  construits sur le quai et en bordure de la rue de Bourbon ( rue de Lille ) , qui trouvaient que ces chantiers masquaient la Seine et constituaient pour eux un danger d'incendie . En 1720 la marquis de La Vrillière acheta ce chantier de flottaison du bois .

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De 1751 à la révolution , on y trouve l'entreprise des " coches pour la Cour " qui assuraient les transports à Versailles , Saint-Germain , Fontainebleau et Compiègne lorsque le Roi y résidait . Elle comprenait quatre grands bâtiments entourant une cour quadrangulaire .Cet ensemble fut ensuite occupé par une grande caserne affectée à la Légion de police en 1795 et aux Guides Consulaires en 1800 . Elle pris le nom de Quartier Eugène , du nom d'Eugène de Beauharnais , commandant des Guides . Cette caserne fut agrandie en 1805 , cet agrandissement constitua le quartier Bonaparte . L'ensemble devint en 1810 le Quartier Napoléon . Différentes formations de cavalerie l'occupèrent jusqu'en 1898 , dont celle des Cent-Gardes sous Napoléon III . Ce fut de 1870 à 1898 , le quartier d'Orsay , affecté aux dragons , chasseurs à cheval et au cuirassiers .

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    A coté de cette grande caserne de cavalerie s'était élevé au XIXème siècle le Palais d'Orsay . Commencé en 1810 par Bonnard pour le ministère des Affaires Étrangères et achevé par Lacornée en 1838 en vue d'y installer le ministère du Commerce . Affecté en 1842 à la Cour des comptes et au conseil d'État . En 1870 , la fin du Second Empire voit la création d'une commission provisoire en remplacement du Conseil d'État . En 1871 la Commune entraîne son déménagement à Versailles , avec archives , bibliothèque et œuvres d'art .

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   Le palais d'Orsay fut incendié le 24 mai 1871 par la Commune , l'incendie ravage ses planchers , ses toitures et ses nombreux éléments de décors , dont on ne sauvera que quelques colonnes , quelques grilles et des fragments de toiles de Chasseriau . On envisage un temps la restauration du palais ; on envisage de raser les ruines imposantes pour construire un lycée , puis un musée des arts décoratifs pour lequel le sculpteur Auguste Rodin reçoit même déjà la commande de la " Porte de l'Enfer " que l'on peut admirer aujourd'hui au Musée Rodin à Paris , le plâtre de la " Porte de l'Enfer " est quand à lui visible au Musée d'Orsay , juste retour des choses !!! Les projets les plus divers se multiplient en vain . Ces ruines avaient fini par devenir très parisiennes , les poètes les célébrèrent et les botanistes y découvrirent une flore une flore inconnue ...

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   Il en fut ainsi pendant 27 ans !!! Les députés protestent de plus en plus contre l'état d'abandon de ce site à la veille de l'Exposition Universelle de 1900 à Paris . Finalement en 1897 la Compagnie du chemin de fer d'Orléans obtient l'accord du gouvernement pour édifier sur l'emplacement des ruines du palais et de la caserne voisine qui avait aussi été incendiée par  la Commune , une nouvelle gare , permettant d'offrir plus de commodités aux voyageurs en faisant pénétrer au cœur de Paris , par des voies souterraines les lignes qui avaient leur terminus à la gare  de Paris-Austerlitz qui souffrait de sa position excentrée . Ces terrains furent acquis contre 10 500 000 francs par la compagnie des chemins de fer d'Orléans et dès 1898 les travaux commencèrent .

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     Les travaux seront rondement menés malgré l'inquiétude de certains parisiens voyant d'un mauvais œil la construction d'une " usine à voyager " qui ne manquerait pas d'effrayer les chevaux sentant sous leurs sabots le passage des convois !!! Mais dans l'ensemble l'opinion publique est favorable à ce projet . Trois architectes sont mis en concurrence : Emile Bénard , Lucien Magne et Victor Laloux pour dessiner les façades et les décors d'un avant projet largement esquissé par les ingénieurs de la compagnie . C'est finalement Victor Laloux , qui venait de terminer la construction de l'Hôtel de Ville de Tours , Grand Prix de Rome et professeur à l' école des Beaux-Arts qui l'emporte . Les travaux ont été réalisés par l'entrepreneur Léon Chagnaud .

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       Victor Laloux                         Construction de la gare d'Orsay

  La gare a pour vocation originelle d'accueillir les visiteurs de l'Exposition Universelle et les délégations étrangères qui se rendent à Paris . Tous les souverains étrangers en visite en France  arrivaient en gare d'Orsay jusqu'à l'avènement du transport aérien . C'est une prouesse pour les compagnons et les ouvriers de ce chantier qui ouvert en 1898  s'achève moins de deux ans après , la gare est inaugurée avec l'hôtel qui lui est associé le 14 juillet 1900 !!! La gare d'Orsay représente un bon exemple de contradictions de l'architecture du début du siècle : audacieuse dans sa gigantesque structure ( elle pèse une fois et demie le poids de la Tour Eiffel !!! ) , mais engoncée dans une décoration surabondante . Bien qu'elle ne servit à rien pour des trains électrifiés , les ingénieurs du Paris-Orléans , avaient voulu une nef monumentale ; l'absence de fumée et de vapeur permet à Victor Laloux d'y déployer un décor peu commun . A l'extérieur, Laloux masqua les structures métalliques de la gare par une façade en pierre de style éclectique. A l'intérieur, le modernisme s'imposa: plans inclinés et monte-charges pour les bagages, ascenseurs pour les voyageurs, seize voies en sous-sol, les services d'accueil au rez-de-chaussée, la traction électrique. Le grand hall de 32 m de haut, 40 m de large et 138 m de long était précédé le long du quai d'un vestibule et d'un porche ouvert . Laloux saura cacher cette audacieuse verrière à structure métallique qu'il masque à l'aide d'un parement de pierre richement orné . Trois statues représentent les trois principales destinations desservies par la Compagnie d'Orléans : Orléans , Bordeaux et Nantes .

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L'extrémité ouest du bâtiment est un luxueux hôtel de 370 chambres avec un restaurant et une grande salle des fêtes en face le Palais de la Légion d'honneur , que l'on reconnait à sa façade qui dissimule le grand tympan vitré de la cour d'arrivée . Les lourdes machines à vapeur s'arrêtent en gare de Paris-Austerlitz et des petites locomotives électriques , appelées familièrement " boite à sel " par les cheminots , prennent le relais jusqu'en gare d'Orsay . Dès les années 1920 des projets de liaison avec la gare des Invalides et celle du Luxembourg sont envisagées .

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    Seul une amorce de 300 mètres vers le Luxembourg est construite ; elle servira par la suite comme " tiroir " pour les manœuvres en gare , puis en 1939 comme garage pour les rames de banlieues . Le trafic ne connaîtra une certaine importance que durant une trentaine d'années .Les techniques évoluent , les mœurs changent , l'automobile et le métro remplacent peu à peu le fiacre . Le quartier de la gare d'Austerlitz est de plus en plus habité et donc moins excentré . Les trains tractées par des machines à vapeur plus puissantes , deviennent de plus en plus longs , pour des quais trop courts difficilement prolongeable . En 1939 la gare voit sa fonction limitée au trafic banlieue . Le trafic " Grandes lignes " est définitivement reporté à la gare de Paris-Austerlitz . En 1945 , à la fin de la Seconde Guerre mondiale , la gare est  utilisée successivement comme  centre d'expédition de colis aux prisonniers de guerre , puis comme centre d'accueil des prisonniers de guerre et les survivants des camps de concentration revenant d'Allemagne . L'activité en sous-sol du réseau de banlieue ne justifie plus  cette immense gare dont la démesure éclate plus que jamais !!! Durant les années 1950 , seul l'accès à quelques quais est maintenu pour le trafic banlieue , le reste de la gare est complètement désaffecté . En 1958 le trafic voyageur est totalement arrêté . La fin des années 1970 marqua de grands changements pour la Gare d'Orsay. En 1979 , le percement d'un tunnel avec la gare des Invalides  , située à quelques centaines de mètres, est enfin achevé. La gare d'Orsay ne comporte dès lors que 4 voies à quai (au lieu d'une dizaine) et devient une station souterraine de passage du RER C L'amorce des anciennes voies supprimées devient durant les années 1980 un atelier pour les trains de travaux du RER C, tandis que l'amorce vers Luxembourg reste un lieu de garage des rames le week-end . Quelques activités éphémères trouvent place dans la gare désormais vide et dans l'hôtel qui fermera  à son tour en 1973 . Dès le début des années 1960 la gare abrite des tournages de films dont celui du " Procès " de Kafka où Orson Welles y jouera plusieurs scènes , un stand de tir , un parking s'installe dans la nef . Plus durablement la Compagnie Renaud-Barrault y dresse son chapiteau , c'est la naissance du Théâtre d'Orsay , tandis que les commissaires priseurs , délaissant un temps l'Hôtel Drouot pendant sa reconstruction y donnent leurs enchères .

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    En 1973, la Direction des musées de France envisageait déjà l'implantation dans la gare d'Orsay d'un musée où tous les arts de la seconde moitié du XIXe siècle seraient représentés. Menacée de démolition et de remplacement par un grand hôtel moderne, et même une aérogare . En 1970 l'autorisation de démolir la gare et l'hôtel est accordée et l'accord préalable au permis de construire délivrée . Fort heureusement  la gare bénéficia du renouveau d'intérêt pour le XIXe siècle , une sensibilité nouvelle que la démolition imminente des pavillons Baltard des Halles avait aiguisée conduisit Jacques Duhamel , Ministre des Affaires culturelles à refuser le permis de construire . La Gare d'Orsay  fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le 8 mars 1973. Le Président Georges Pompidou accueille l'idée de la construction d'un musée avec grand intérêt .La décision officielle de construction du musée d'Orsay fut prise en conseil interministériel le 20 octobre 1977, à l'initiative du Président Valéry Giscard d'Estaing. En 1978, les bâtiments furent classés monuments historiques et l'établissement public du musée d'Orsay fut créé pour diriger la construction et la mise en œuvre du musée. Le projet de musée, soutenu par le nouveau président Giscard d'Estaing, donnera naissance à un Établissement Public en 1978 pour mener à bien l'opération. Un premier concours désignera l'équipe ACT Architecture (Renaud Bardon Pierre Colboc Jean-Paul Philippon) fin 1979. L'architecture intérieure et l'aménagement muséographique seront confiés, en 1980, à l'architecte italienne Gae Aulenti à qui l'on doit également le remaniement intérieur du musée national d'Art Moderne à Paris et du Palais Grassi à Venise . Le 1er décembre 1986, le Président de la République, François Mitterrand, inaugura le nouveau musée qui ouvrait ses portes au public le 9 octobre suivant .

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   Hélas bien des édifices parisiens n'ont pas connu cette chance et ont été détruits dans l'indifférence générale . Heureusement depuis quelques années on commence à prendre conscience de la nécessité de conserver et d'entretenir un patrimoine que les générations futures seront heureuses de découvrir .

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13 août 2009

LE PARC MONCEAU

   Aujourd'hui je me propose de vous faire découvrir le Parc Monceau . Il est méconnu de beaucoup de parisiens , j'espère vous donner envie d'aller vous y promener ; vous ne le regretterez pas !!!

   La plaine Monceaux , dépendant de la Seigneurie de Clichy , se présentait alors comme un terrain nu et aride où l'on ne pouvait voir que quelques remises à gibier et de rares moulins ; qui appartenait en grande partie au Fermier Général Antoine Gaspard Grimod de la Reynière , Seigneur de Clichy-la-Garenne et de Monceaux .

 

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       LA PLAINE MONCEAUX                                   GRIMOD DE LA REYNIERE

   C'est en 1769 que le Duc de Chartres , Philippe II d'Orléans ( 1747-1793 ) plus connu sous le nom de Philippe Égalité pendant la Révolution , achète la terre de Monceaux au lendemain de son mariage avec la Princesse de Penthièvre pour en faire un lieu de plaisir et de rencontres adapté aux fêtes , une " folie " comme on le désignait à l'époque . La chasse ne l'intéressant pas , il demande à Louis Carrogis dit Carmontelle qui est à la fois , peintre , dessinateur , graveur , auteur dramatique , architecte paysagiste et organisateur de fêtes, de créer un jardin pittoresque montrant des scènes qui donnent l'illusion de tous les temps et de tous les pays en dix sept points . C'est l'architecte Poyet  qui l'ornementa de "fabriques" , on peut ainsi recontrer : des tombeaux , un moulin à eau en ruines , un moulin à vent hollandais ,  un temple en marbre blanc , un obélisque , un minaret , une pyramide égyptienne et une naumachie . La Chine est partout présente avec des constructions vivement colorées avec ses barrières , portiques , pavillons et jeu de bagues ( sorte de carrousel ) .
   

 

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      CARMONTELLE                               LA FOLIE DE CHARTRES     

 

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             LA  FOLIE  DE CHARTRES - LES TENTES TURQUES   

 

    En 1783 , l'écossais Thomas Blaikie prend la direction du jardin et fait de nombreux changements pour en simplifier le tracé et en diversifier les plantations . En 1785 , Calonne , ministre des finances de Louis XVI , décide d'entourer Paris d'une enceinte ponctuée de barrières d'octroi . Nicolas Ledoux , architecte de la Ferme Générale , est chargé de la construction de ces édifices . La plupart des édifices de l'enceinte des Fermiers-Généraux ne résistera pas à la Révolution, à l'exception des rotondes La Villette et du parc Monceau et les pavillons d'octroi de la place Denfert-Rochereau et de l'avenue du Trône, près de la place de la Nation.

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   Place de La Nation     Place Denfert-Rochereau   Rotonde de La Villette

    La Folie de Chartres fut amputée au nord lors de la construction du mur des Fermiers-Généraux , elle constituait tout de même une propriété d'une superficie du double du Parc Monceau que nous connaissons aujourd'hui . Afin de ne pas gêner la vue que l'on avait de ce parc sur la campagne environnante , ce mur fut remplacé par un fossé entre la barrière de Monceaux et celle de Courcelles . Pour mieux s'opposer à la contrebande , ce fossé fut pourvu d'une rotonde à colonnades ,dite le Pavillon de Chartres , qui servit de poste d'observation aux gardiens d'octroi préposés à la surveillance des abords extérieurs du mur des Fermiers-Généraux . C'était un poste de guet dans la calotte duquel le duc de Chartres se fit aménager un salon d'où il avait une vue très étendue sur la plaine de Monceaux .

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   Confisquée en 1793 à la Révolution , la ci-devant Folie de Chartres fut affecté par la Convention à divers établissement publics qui y exploitèrent des jeux et des divertissements . Napoléon donna le tout à Cambacérès qui lui rendit au bout de cinq ans , trouvant que son son entretien lui coutait trop cher . Sous la Restauration Louis XVIII la restitua à ses propriétaires légitimes les Orléans . Le vieux parc vit renaître petit à petit les splendeurs de ces beaux jours lorsque , sous la Monarchie de Juillet , Louis-Philippe en fit son jardin préféré . En vertu d'un décret du 22 janvier 1852 , ce domaine devient pour 9 hectares , propriété de la ville de Paris , et pour 10 hectares celle des banquiers Péreire engagés dans le lotissement de ce quartier . Conformément à la volonté de Napoléon III le préfet Haussmann restructure la ville autour d'un ensemble de parcs et de bois dans une perspective hygiénique au profit de la population souvent entassée dans des maisons insalubres . C'est ainsi que l'on verra la naissance des bois de Boulogne et de Vincennes , du parc Montsouris et des Buttes Chaumont . Le parc Monceau est le seul lieu historique remodelé .

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                     NAPOLÉON III ET LE PRÉFET HAUSSMANN
 

    C'est à Adolphe Alphand , ingénieur des Ponts et Chaussées que sera confié l'aménagement  de ce parc dans le style anglais si cher à  Napoléon III qui sera inauguré en 1861 . C'est à Gabriel Davioud que nous devons ces entrées monumentales avec leurs grandes grilles dorées et celles qui entourent le parc . Sans parler de l'ancienne rotonde de Ledoux , Alphand conserva tout ce qui pouvait être sauvé de l'ancienne Folie de Chartres , le tout associé à de nouveaux éléments : la rivière et son pont , un petit bois , une grotte avec sa cascade et les premières stalactites en ciment artificiel , invention de l'entrepreneur Combaz , les tombeaux ( quatre stèles d'origine inconnues ) , une pyramide , et surtout la " naumachie " , grand bassin ovale entouré d'une colonnade corinthienne . Cette naumachie proviendrait peut-être de la chapelle Notre-Dame de la Rotonde , dont Catherine de Médicis avait fait entreprendre la construction , au nord de la basilique de Saint-Denis , pour que soit déposé le tombeau de Henri II , puis le sien . La " Rotonde des Valois " fut détruit en 1719 .

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  Ponctuant les pelouses vallonnées de magnifiques arbres  ( érables , platanes , ormes  aujourd'hui centenaires ) les massifs abondamment fleuris composé par le jardinier en chef de la ville de Paris , Jean-Pierre Barillet-Deschamps , sont l'objet de curiosités pour les promeneurs et d'étonnement pour les botanistes . C'est le lieu de promenade de la grande bourgeoisie du quartier qui ne manque pas de s'y promener. Les familles Pereire , Rothschild , Cernushi , Ménier , Camondo font élever des hôtels particuliers dont les jardins privés ouvrent sur le parc . On peut aussi voir une arcade Renaissance provenant de l'Hôtel de Ville de Paris brûlé par la Commune en mai 1871 .

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  Profitez de la belles saison pour flâner dans de parc rempli de poésie et de souvenirs . Il en vaut la peine !!!

   

 

 

 

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