15 novembre 2011

LE PALAIS DE LA FEMME

  Aujourd'hui nous allons découvrir ensemble la passionnante histoire du Palais de la Femme . C'est un magnifique édifice ,  construit en 1910  en pierres meulières et en briques roses , que l'on peut admirer à l'angle du 94 de la rue de Charonne et la rue de Faidherbe dans le XIIème arrondissement . 

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                                                Palais de la Femme                                                

  Cette ancienne chaussée conduisant de Paris au village de Charonne , commença à être bâtie et à devenir une rue au début du XVIIème siècle . Le bâtiment actuel est construit à l’emplacement de l’ancien couvent des Filles-de-la-Croix , une communauté dominicaine qui s'était établie ici en 1641 sur un vaste domaine de quarante-deux hectares . 

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                                                Le Palais de la Femme 

     Le Couvent des Filles-de-la-Croix

 C'est le plus ancien des quatre couvents tenus par les Filles-de-la-Croix ( les trois autres étant ceux de la rue Saint-Antoine , de la rue des Tournelles , et celui de la rue des Barres ) . La maison mère de ces Dominicaines était le couvent des Filles-Saint-Thomas , fondé en 1626 à Paris par Anne de Caumont . Sa supérieure , la mère Marguerite de Jésus ( Mlle de Sénaux ) fonda sous le nom de Filles-de-la-Croix , une filiale de ce couvent qu'elle installa ici en 1641 dans une propriété donnée par Charlotte-Marie , la fille du maréchal Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat , lorsque cette dernière pris le voile et entra chez les dominicaines . Ce monastère bien situé , bien bâti couvrait 42 hectares . Il disposait d'un jardin spacieux et agréable . Son portail avait été construit aux frais de Jean Coëffier Ruzé d'Effiat , abbé de Saint-Sernin de Toulouse et frère de la quasi-fondatrice . Sa chapelle construite en 1705 le long de la rue de Charonne était richement ornée . Parmi les personnes qui y furent inhumées en plus de sa fondatrice , Marguerite de Sénaux en 1657 , peut-être l'écrivain Cyrano de Bergerac mort à l'âge de 36 ans ( sa tante , Catherine de Cyrano , était alors la prieure de ce monastère ) . Fervent lecteur, il reposerait « sous le meuble du fond de la Bibliothèque. » , le comte de Pacan , ingénieur militaire , le maréchal Ferdiand Marchin et sa mère une Balzac d'Entrague qui veuve s'était retirée dans ce couvent où elle avait vécu pendant 18 ans . 

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 Monastère des Dominicaines    Maréchal  Ruzé d'Effiat      Cyrano de Bergerac 

 Les Dominicaines expulsées en 1792 recouvrèrent leur bâtiment conventuel , mais en théorie seulement car leur couvent , devenu propriété nationale , avait été loué par les domaines . On y trouve comme locataire : un épicier , des services e l'adminsitration de la Guerre ( une fabrique d'éperons , un magasin d'habillement et un magasin à fourrage ) , un entrepreneur de pompes funèbres , des jardiniers , une sénatorerie  . De ce fait les Dominicaines dont la communauté avait été rétablie en 1806  durent continuer à habiter un modeste logis rue des Amandiers-Popincourt jusqu'en 1825 , année où elles purent réintégrer , comme locataire , leur ancienne maison . Leur couvent amputé en 1888 par le percement des rues Faidherbe , Jean Macé et Chanzy fut fermé en 1904 , en application des lois relatives à la suppression de l'enseignement congréganiste , bien que cette communauté était purement contemplative !!! Les religieuses furent , une fois de plus expulsées et leur monastère vendu fut démoli en 1906 . On a cherché en vain dans son ancien cimetière la sépulture de Cyrano de Bergerac  !!! 

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                            Couvent des Filles-de-la-Croix 

 De 1904 à 1910, le terrain de l'ancien couvent des Filles-de-la-Croix reste inoccupé . En 1910, les architectes Labussière et Longerey édifient pour la Fondation "Groupe des Maisons Ouvrières" un "hôtel populaire pour hommes célibataires", le premier du genre en France. L’édifice comprend alors sept cent quarante trois chambres, sur une surface au sol de plus de trois mille sept cent mètres carrés . En 1914, la Grande Guerre vide la population du foyer constitué d'hommes célibataires appelés à se battre. Le bâtiment devient, provisoirement, un hôpital de guerre. L'armistice de 1919 est l'occasion pour le Ministère des Pensions d'y installer ses bureaux, qu'il déménagera dès 1924 . 

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                                              Palais de la Femme    

  Particulièrement sensibilisée à la précarité à laquelle sont livrées les jeunes femmes seules, l’Armée du Salut veut racheter le bâtiment. Albin Peyron, chef de l’Armée du Salut en France, est un homme entreprenant. Pour réunir les trois millions cinq cents mille francs-or nécessaires à l’acquisition, soit un peu plus de onze millions de francs papier de l’époque, il lance, en janvier 1926, une grande campagne de souscription . Secondé par son épouse Blanche Peyron, il constitue un Comité d’honneur. Le Président de la République, Gaston Doumergue, accorde son haut patronage. De Paris et de province, les dons affluent. Un don de mille francs permet l’aménagement d’une chambrette d’environ neuf mètres carrés, qui sera louée cent, cent vingt ou cent cinquante francs par mois. Les donateurs peuvent faire apposer leur nom ou une exhortation sur les portes des chambres . L’inauguration a lieu le 23 juin 1926 . Depuis 1926, le but premier du Palais de la femme n'a pas changé : offrir un lieu sûr et un havre de paix qui accueille des jeunes filles et femmes seules. C'est ce que cet établissement va faire tout au long du XXème siècle et ce qu'il continue à faire aujourd'hui . 

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                                                  Palais de la Femme    

  Deux ans après la fin de ses travaux de réhabilitation, le Palais de la Femme inaugure son bâtiment entièrement réhabilité, le 27  juin 2011 . Cette métamorphose a permis la mise en conformité avec les normes de sécurité et surtout la création de chambres individuelles toutes dotées de sanitaires. Des espaces collectifs telles une salle de sport et une bibliothèque permettent par ailleurs de créer de la vie au sein de l’établissement. Cette réhabilitation, menée par Immobilière 3F, a été financée conjointement par le Conseil régional d’Île-de-France, la Ville de Paris, l'Etat , les collecteurs d’Action Logement et les donateurs de la Fondation de l’Armée du Salut. 350 femmes, dont 20 avec enfants, sont aujourd’hui accueillies dans l’établissement . Souhaitons longue vie à cet établissement , surtout à une époque où , plus que jamais , de nombreuses femmes se retrouvent seules dans des situations désespérées !!! 

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07 novembre 2011

LA RUE VIDE-GOUSSET

   Non loin de l'église Notre-Dame des Victoires se trouve une toute petite rue dont le nom de " Vide-Gousset" n'a pas manqué de retenir mon intention . J'ai voulu en savoir plus sur cette curieuse rue , afin de vous en faire partager son histoire . Certaines rues de Paris gardent encore le nom moyenâgeux d'une réputation peu enviable , comme c'est le cas pour rues suivantes : la rue des Vilains Garçons , les rues de la Grande et de la Petite Truanderie , la rue Mauvoisin , la rue Mauconseil et la rue de Vide-Gousset , pourtant le bourgeois peut sans crainte ( où presque ) emprunter aujourd'hui ces voies sécurisées !!! 

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                                                 Place des Victoires 

  Cette petite rue composée actuellement de deux seuls numéros est un tronçon de l'ex-rue Breneuse ( c'est à dire malpropre ) datant du XIVème siècle , appelée rue du Petit-Reposoir à partir de 1582 , qui avant la création de la Place des Victoires à l'initiative du maréchal de La Feuillade en 1685 , reliait la rue des Vieux-Augustins ( Hérold ) à celle du Mail ( le Mail était une variété de jeu de croquet consistant à faire passe une petite balle sous un arceau de paille avec un maillet appelé maille ) . Le percement de la rue Etienne-Marcel a fait disparaître toute sa section sud . Son nom actuel est la déformation du nom de Vieille-Doucet qu'elle portait en 1706 , probablement dû aux vols qui se commettaient dans cette rue !!! Le mot « gousset » signifiait une « poche » au XVII è siècle, poche qu'il fallait surveiller particulièrement dans cette rue !!!  Daumier ne manquera pas d'ironiser sur le nom de cette rue dans un de ses dessins !!!

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    Rue Vide-Gousset       Jeu de Mail          Daumier 

  Les parisiens lui substituèrent , en mars 1770 , le nom de Terray , pour protester contre les impôts dont les accablait le Ministre des Finances de Louis XVI Joseph Marie Terray , dont ils pendirent là l'effigie !!! Au début du XIXème siècle , cette rue consduisait de la Bourse des valeurs à la Banque de France (dont les trois façades étaient situées en bordure de cette rue) . Son nom de Vide-Gousset constituait alors un ironique épigramme !!!

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          Louis XVI               Joseph Marie Terray        Rue Vide-Gousset 

   Au n°2 de cette rue se trouve l'ancien Hôtel de Rambouillet qui fut construit en 1634 pour le financier Nicolas Rambouillet, père d’Antoine Rambouillet de la Sablière. Situé à l’angle de la rue des Fossés-Montmartre, aujourd'hui rue d’Aboukir et de la rue du Petit-Reposoir devenue rue Vide-Gousset, il dut être transformé en 1689 pour s’intégrer à l’ordonnance de la nouvelle place des Victoires . En 1664 cet hôtel appartient  aux enfants d'Antoine Rambouillet  , puis en 1674 au second de ses fils Antoine Rambouillet de la Sablière qui le vendit en 1688 au généalogiste du Roi Pierre Clairambault .  il dut être transformé en 1689 pour s’intégrer à l’ordonnance de la nouvelle place des Victoires. Il fallut rhabiller la façade selon les dessins de l’architecte de la Ville, Jean Beausire, et surélever les bâtiments du côté de la rue des Fossés-Montmartre, pour les mettre à niveau de ceux de la place conçue par Hardouin Mansart . En 1740 Clairambault le légua à son neveu . 

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                  Hôtel de Rambouillet                                Place des Victoires

 Ne manquez pas d'aller découvrir ce quartier qui a gardé le charme du vieux Paris qui m'est si cher et que j'aime tant vous faire partager !!! 

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28 octobre 2011

LES BAINS CHANTEREINE

 Toujours à la recherche de lieux insolites dans Paris , j'ai découvert au 39 de la rue de Chateaudun dans le IXème arrondissement les vestiges des " Bains Chantereine " . Je vous propose de partir à la découverte de leur surprenante histoire . 

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   La rue de Chateaudun 

  La section la plus ancienne de cette rue est celle qui a été ouverte , sous le nom de rue d'Ollivier (conseiller général de la Seine) entre la rue du Faubourg Montmartre et la rue Saint-Georges , suite à l'ordonnance de 1824 relative à l'aménagement des abords de l'église Notre-Dame de Lorette . Elle sera prolongée en 1862 , d'une part jusqu'à la rue de la Chaussée d'Antin sous le nom de Cardinal-Fesch et , de l'autre jusqu'à la rue Buffault et La Fayette . Le premier de ces prolongement fit disparaître le pavillon que Joséphine de Beauharnais possédait rue Chantereine , aujourd'hui rue de la Victoire . Cette rue pris en 1870 le nom de Chateaudun qui venait de se signaler par sa défense le 18 octobre de cette année . 

  Les Bains Chantereine

   C'est le barbier étuviste Poitevin qui créa le premier bain chaud flottant, près des Tuileries, en 1761. Un second, amarré près du quai d'Anjou à la pointe de l'Ile Saint-Louis quelques mois plus tard, confirmera le succès de l'initiative. Le prix de tous ces bains sera de 3 livres12 sols . Tandis que les installations privées de bains au sein de la bourgeoisie se développent, les bains publics deviennent des établissements populaires voués aux bains de propreté , se développent dans Paris . Les considérables travaux d'assainissement et d'adjonction d'eau réalisé à Paris par Napoléon, notamment le projet du canal de l'Ourcq qui permettait l'arrivée d'une eau plus saine que celle de la Seine et de la Bièvre, avait lancé une grande mode des bains . C'est sous le second Empire et surtout sous la très longue IIIe République que le bain public va entrer dans une ère aux allures de campagne de salubrité, rayant toute idée de loisir et de plaisir, pour ne garder que l’apprentissage des gestes élémentaires de l’hygiène à une époque où les maisons ne possédaient pas encore l'eau courante et où il fallait faire appel au porteur d'eau !!! En 1879 il y avait à Paris 700 porteurs d'eau . 

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                                              Porteurs d'eau 

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               Bains Vigier                                       Bains de la Samaritaine 

  L'entrée des Bains Chantereine se situait à l'emplacement de l'actuel 40 rue de la Victoire ( ancienne rue Chantereine )  et traversait tout le bloc de maisons pour ressortir au niveau du 39 rue Chateaudun , ce n'est que de ce côté-ci que subsiste la trace de cette ancienne institution avec cette large grille forgée . C'est dans cette rue que s'installa Joséphine de Beauharnais puis, après son mariage, Napoléon Bonaparte. Au retour de l'expédition d'Egypte, on donna à la rue Chantereine le nom de  " Rue de la Victoire " . En 1815, on la débaptisa à nouveau pour lui rendre son nom de Chantereine, puis en 1830, retour à la rue de la Victoire, nom qu'elle gardât depuis.

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  L'établissement de bains fut créé au début du XIXème (1831?) à la place du Théâtre Olympique construit en 1796 sur les dessins du sieur Dumène offre une construction très gracieuse  . L'Opéra Buffa et diverses troupes l'occupent pendant quelques années . Ce théâtre est interdit en 1807 , il n'y accueille plus que quelques rares concerts avant d'être fermé et transformé en établissement de bains .On peut encore voir dans la cour de cet immeuble des colonnes provenant vraisemblablement de l'ancien théâtre Olympique . 

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  Ne manquez pas d'aller visiter ce lieu tout droit sorti d'un roman de Balzac et miraculeusement épargné !!! Vous aurez l'impression d'être plongé dans le vieux Paris du XIXème siècle !!! 

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27 octobre 2011

HÔTEL DELAROCHE

  A l'occasion d'une de mes promenades dans la " Nouvelle Athènes " j'ai découvert , tout à fait par hasard , une bien curieuse maison , située 58 rue Saint-Lazare non loin de l'église de la Trinité . Il s'agit d'un hôtel construit en 1829 dans le "style toscan" pour le peintre Paul Delaroche qui y habita 10 ans. La polychromie de la récente restauration a la prétention de reproduire la polychromie d'origine . Paul Delaroche avait bénéficié d’une bonne fortune familiale pour se faire construire l’hôtel particulier en 1829. Il accueillait à l’époque des artistes et érudits à la mode tels que Gustave Moreau, Henri Monnier ou encoreFrançois Millet. Le fond de son jardin s’accolait à celui du peintre Horace Vernet, dont il épousa la fille quelques années plus tard.

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                                        Hôtel Delaroche 

      La Rue Saint-Lazare 

   La rue Saint-Lazare était déjà indiquée en 1763 comme allant de la rue du Faubourg-Montmartre à la rue de l'Arcade . Elle provenait de l'ancien chemin qui reliant les villages du Roule et de la Ville l'Evêque à celui des Porcherons , appelé depuis 1700 rue des Porcherons et parfois d'Argenteuil . En 1734 elle n’était encore bordée que de quelques rares constructions . Appelé rue Saint-Lazare depuis 1770 elle conduisait par nos actuelles rues Lamartine , Bleue et de Paradis à la Maison Saint-Lazare , anciennne Léproserie transformée en prison en 1793 , qui se situait à l'emplacement du du 117 rue du Faubourg Saint-Denis , dans le Xème arrondissement .


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                         Maison Saint-Lazare                                  Prison Saint-Lazare 

     Paul Delaroche

  Paul Delaroche, né Hippolyte De La Roche nait à Paris le 17 juillet 1797 Issu d'une famille aisée, son père est expert en tableaux. Il épouse une fille d'Horace Vernet dont la mort prématurée assombrit ses dernières années. Paul Delaroche est l'élève de Louis-Etienne Watelet puis de Antoine-Jean Gros ; Il expose pour la première fois au Salon de 1822 . Il est surtout connu pour être l'initiateur de l'anecdote historique, un genre à vocation documentaire et à sensibilité dramatique qui connaît un grand succès. Si Paul Delaroche est un des maîtres les plus célèbres de son temps, c'est en grande partie dû au fait que le genre dont il s'est fait une spécialité convient parfaitement à l'idéal de juste milieu de la Monarchie de Juillet. 

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      Paul Delaroche            Horace Vernet         Antoine-Jean Gros

  Il est admis en 1832 à l'Institut et nommé, peu après, professeur à l'École des beaux-arts. Il enseigne jusqu'en 1843 date à laquelle un bizutage tragique, qui cause la mort d'un élève, le contraint à fermer son atelier. À partir de 1837, il cesse d'exposer, mais n'en continue pas moins à travailler sans relâche : il termine en 1841, après quatre années d'assiduité, l'hémicycle de l'École des beaux-arts, admirable peinture à fresque, qui rassemble les plus grands artistes de toutes les époques (on y compte 75 figures) .

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                               Fresques de l'hémicycle de l'Ecole des Beaux-Arts

  Parmi les autres fruits de sa retraite, on remarque Bonaparte franchissant les Alpes, Napoléon à Sainte-Hélène, Marie-Antoinette après sa condamnation, La Cenci marchant au supplice, Le Dernier adieu des Girondins, et plusieurs sujets religieux : Moïse exposé sur le Nil, Le Christ à Gethsémani, Le Christ sur la croix, Le Christ des affligés, L'Ensevelissement du Christ, la Vierge au pied de la croix, la Vierge chez les saintes femmes, la Vierge en contemplation devant la couronne d'épines, une Jeune martyre. Paul Delaroche a peint en outre, pour le musée de Versailles, le Baptême de devis, le Sacre de Pépin, le Passage des Alpes par Charlemagne et son Couronnement à Rome et a exécuté un grand nombre de portraits, parmi lesquels ceux de Guizot, Salwndy, Rémusat et Thiers . Il décède le 4 novembre 1856 et il repose au cimetière de Montmartre . 

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                  Tableaux de Paul Delaroche           Sépulture de Paul Delaroche 

  Après avoir vu pour la première fois un daguerréotype il aurait prophétisé : "À partir d'aujourd'hui la peinture est morte". On compte parmi ses élèves les peintres Jean-François Millet, Jean-Léon Gérôme, Charles-François Daubigny, Félix Hullin de Boischevalier, Jacques-Émile Lafon, ainsi que trois parmi les plus importants photographes de leur temps : Gustave Le Gray Henri Le Secq, Charles Nègre.

   La cour de l'Hôtel Delaroche 

  On peut encore apercevoir dans la cour quelques vestiges de l'Hôtel Delaroche , comme l'abreuvoir qui servait aux chevaux . La Galerie VU' s'est installé depuis peu dans un bâtiment situé au fond de la cour de l'Hôtel . « À partir d’aujourd’hui, la peinture est morte », voilà ce qu’avait prophétisé le peintre Paul Delaroche en découvrant, pour la première fois, un daguerréotype. Clin d’œil à l’histoire du lieu, et à sa relation privilégiée à la photographie, c’est dans l’hôtel construit par le peintre au XIXe, en plein cœur de la Nouvelle Athènes, que la galerie VU’ a élu domicile en septembre 2010, après dix années dans le Marais. Ironie de l’Histoire, Paul Delaroche a en effet formé quelques-uns des plus grands noms des prémices de la photographie. Un lieu à découvrir d’urgence pour les amoureux confirmés, convertis ou néophytes… La Galerie VU' , émanation de l’agence VU’, est spécialisée dans la photographie. Elle propose des approches monographiques, des dialogues d’auteurs, des approches collectives ou thématiques. L’agence VU est une agence regroupant des photographes professionnels créée en 1986 . 

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 Le rez-de-chaussée est devenu, par magie, un lieu d’exposition qui renouvelle au fil d’une programmation éclairée, monographies d’artistes, dialogues d’auteurs, approches collectives ou thématiques. La configuration de l’endroit, lumineux et spacieux, permet de démultiplier les séquences d’accrochage. Au premier étage, sont stockés des milliers de tirages : des plus modernes (numérotés) aux tirages vintage d’époque. L’agence VU’ propose une revue VU’ mag, qui s’inscrit dans le prolongement de la galerie, en proposant une vision décloisonnée de la photographie, une philosophie qui tient à cœur à son directeur, Vincent Marcilhacy, qui a voulu faire de la galerie « un lieu de vie et de rencontres »? Vernissages, événements, workshops animés par des photographes destinés aux professionnels ponctuent une programmation annuelle riche et passionnante. Ce que recherche Vincent Marcilhacy dans la photographie ? » « Une émotion d’abord, la dimension d’enjeu ensuite, qu’il soit de dimension sociale, humaine, sociologique ou politique . »

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                                         Galerie VU'

    N'hésitez pas , lors de votre prochaine promenade dans le quartier de la " Nouvelle Athènes " , de pousser la porte de l'Hôtel Delaroche et ne manquez pas  de visiter la Galerie VU' , vous passerez , j'en suis sûr , un agréable moment et vous pourrez y admirez de magnifiques photographies et découvrir le travail de nouveaux photographes . 

 

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11 octobre 2011

LA GRANDE MAISON DES GOBELINS

  A l'occasion d'une promenade dans le quartier des Gobelins , j'ai eu la chance qu'une personne fort aimable me permette de franchir le seuil du 3 bis de la rue des Gobelins , hélas aujourd'hui fermé par un digicode , afin que je puisse découvrir , bien caché au fond d'une cour , la Grande Maison des Gobelins ( appelée également " maison d'en haut ) . Partons ensemble à la découverte de l'histoire de cette demeure du vieux Paris , miraculeusement épargnée !!! Cette rue indiquée en 1552 , s'est appelée rue de Bièvre avant de recevoir , au milieu du XVIIème siècle son nom actuel , dû au voisinage de manufacture des Gobelins .

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                                  Grande Maison des Gobelins

   A cette époque, deux familles de teinturiers s’étaient installées au bord de la Bièvre : les Gobelins et les Canayes. Ce sont ces deux familles qui occupèrent successivement son hôtel et le voisin situé au n°19. Les Gobelins les surnommèrent d’ailleurs "les maisons d’en bas" (situées plus près de la Bièvre), car, fort riches, ils possédaient également "la maison d’en haut", l’hôtel Mascarini situé au n°3 de la rue, qui semble être la vraie maison familiale des Gobelins .

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           Les Gobelins                 Jehan Gobelin               Hôtel Mascarini

  En 1655, un Hollandais nommé Jean-Baptiste Glucq , qui épousera la sœur du teinturier François Julienne dont il fit l'associé , importa en France les procédés de teinture écarlate qu'on appelait « à la mode hollandaise ». Il vint s'établir en 1686 à côté de la Manufacture des Gobelins, dans une maison patrimoniale de ceux-ci , l'ancien Hôtel Mascarini qu'il modernisera . En 1700 il fait l'asquisition du Château de Saint-Assise et la seigneurie de Saint Port où il décède en 1718 . Cet Hôtel était occupé au XVII siècle par Guillaume François Antoine de L'Hôpital, marquis de Sainte-Mesmes , Lieutenant général et époux d'Elisabeth Gobelin . Son neveu Jean Jullienne , fils de Claude Jullienne , frère de François né le 29 novembre 1686 , habita après lui cet hôtel . Ce furent le degré de perfection où Jean Julienne porta la manufacture des ses oncles qui lui valurent d'être anobli en 1736 et crée Chevalier de l'ordre de Saint-Michel , avec dispense des degrés de noblesse normalement requis . Bienfaisant autant que pieux Jean de Julienne fut un grand ami des artistes , principalement de Watteau (1684 - 1721) .

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      Jean de Julliene         Château de Saint-Assise         Antoine Watteau 

 Sur ces deux cours se trouvent les bâtiments de Maître de la manufacture de teinture en écarlate dite " Grande Maison " de la famille Gobelin qui restera en activité entre 1550 et 1650 . Le 27 septembre 1621 , après avoir mis à sac et incendidié le temple de Charenton , des catholiques fanatiques s'attaquent à la " Grande Maison " où seraient réfugiés de nombreux protestants . Défendus par la troupe royale ses magasins échappent au pillage .

      Les vestiges de la Grande Maison des Gobelins

  Sur ces deux cours se trouvent les bâtiments de maître de la manufacture de teinture écarlate , dite " grande maison " de la famille Gobelin , fort connue dans le quartier et en activité de 1550 à 1650 . C'est Jean-Baptise Glucq qui en avait fait l'acquisition en 1686 . Son neveu et héritier Jean de Julienne , ami de Watteau , y résida et dirigea ensuite cette manufacture . En haut des marches de l'ancien Hôtel Mascarini , le perron est orné d'un joli mascaron . A l'intérieur on peut apercevoir un escalier droit , orné d'une balustrade .

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  Bien caché au fond de la cour se trouve un bâtiments avec des colonnades : il s'agit des vestiges d'une orangerie orienté au nord aménagée par Jean de Jullienne . Ce dernier , grand ami de Watteau , y organisa de fastueuses expositions de peintures . Il portera à son comble le degré de magnificience de ce lieu . Tableaux choisis , meubles rares , bronzes et ouvrages chinois composait son cabinet . L'orangerie fait près de vingt mètres de long , de hautes colonnes toscanes la soutienne et ses occupants actuels l'ont restaurée avec  goût . Les locaux de l'ancienne " grande maison " des gobelins sont désormais affectés à de logements d'habitation . Dans la cour se trouve une église Évangélique Protestante .  

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                               L'orangerie                            Eglise Evangélique Protestante 

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                                     Cour de la Grande Maison des Gobelins 

    Ne manquez pas d'aller visiter le quartier des Gobelins , il est très riche en histoire !!! Vous serez surpris par les découvertes que vous ne manquerez pas de faire !!! 

 

 

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26 septembre 2011

EGLISE SAINT-JOSEPH DES CARMES

   A l'occasion du quatre centième anniversaire de l'installation des Carmes déchaux à Paris , partons ensemble à la découverte de cette église située au 70 de la rue de Vaugirard . Bien que peu connue des parisiens , son histoire est passionnante et ô combien chargée d'histoire !!! L’Eglise des Carmes édifiée en 1625 a traversé plusieurs moments historiques et connu de nombreuses affectations avant de devenir aujourd’hui la Chapelle de l’Institut Catholique de Paris dans laquelle sont célébrés les grands moments de la vie universitaire : Séance solennelle de rentrée, Fête de l’Immaculée Conception, Fête de la Saint-Thomas, Saint patron des théologiens. Elle est placée sous la responsabilité d’un Chapelain nommé par le Diocèse de Paris. L’Eglise Saint-Joseph est un lieu d’exception à la fois par sa qualité architecturale mais aussi par le lieu de mémoire qu’il représente . Cette église est ainsi le symbole d’un patrimoine historique et intellectuel (les martyrs de 1792, Lacordaire, Ozanam) sur lequel repose l’Institut . On accède à l’église par l’entrée de l’Institut Catholique au 21 rue d’Assas. Des visites sont organisées à des horaires fixes , généralemen le samedi à 15 heures  . 

 

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                                         Couvent et église des Carmes 

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                                         Eglise Saint-Joseph des Carmes 

      Les Carmes déchaux 

  Les Carmes sont nés au XIIIè siècle en Terre Sainte, sur la montagne du Carmel sous le signe d'Elie et le patronage de Marie. Leur mission est de « méditer la Parole de Dieu et de veiller dans la prière » en vue « de vivre dans la dépendance de Jésus-Christ et de le servir d'un coeur pur. » (Règle du Carmel) . A la suite de la réforme réalisée par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix au XVIe siècle, l’Ordre des Carmes donnera naissance à un nouvel Ordre, l’Ordre des Carmes Déchaussés . L'Ordre des Carmes déchaux (ou simplement carmes déchaux pour les hommes ou carmélites déchaussées pour les femmes) sont des religieux contemplatifs et apostoliques . Ils partagent avec leurs sœurs carmélites déchaussées le même rythme de prière. S’ils consacrent ainsi deux heures chaque jour à la prière silencieuse, leur mission est plus particulièrement d’annoncer l’Évangile par la prédication à la lumière de la riche tradition spirituelle du Carmel . Cette congrégation religieuse établie à la fin du XVIè siècle , est née d'une réforme des Carmes . Cette réforme fut d'abord appliquée à des couvents de femmes par sainte Thérèse d'Avila en 1562 . Ensuite la réformatrice, secondée par saint Jean de la croix , l'introduisit dans les couvents d'hommes. Ces Carmes marchaient pieds nus dans leurs sandales (d'où leur nom) . Ils renouvellent dans l’Ordre le sens de la prière et de la pauvreté à travers l’humilité d’une vie cachée . A la suite de la fondation du premier monastère de la réforme, Saint Joseph à Avila en 1562, 16 communautés féminines et 15 communautés masculines nouvelles naissent en l’espace de 20 ans.

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    Les Carmes déchaux à Paris 

 Alors que la réforme carmélitaine se diffuse dans le sud de l'Europe à la fin du XVIè siècle , il faut attendre la venue en France de d'une princesse florentine Marie de Médicis pour voir s'implanter les premiers Carmes déchaux de la congrégation d'Italie quelques années après la mort d'Henri IV . En 1610 le pape Paul V permet à deux religieux génois d'arriver à Paris , Denys de la Mère de Dieu et Bernard de Saint-Joseph . Grâce au soutien de la Reine Mère et du parti des Dévots , ils installent leur couvent le 22 mai 1611 dans une maison ayant servi au culte protestant , située à l'angle de la rue Cassette et du chemin de Vaugirard . Très vite trop à l'étroit , les Carmes entament la construction du couvent ( aujourd'hui occupé par l'Institut Catholique ) et de la chapelle actuelle . Le 7 juillet 1613 Nicolas Vivien pose la première pierre du couvent qui sera terminé en 1616 . Cette communauté ne va cesser de s'accroître durant tout le XVIIè siècle . Installé hors des murs de Paris , le couvent s'étend alors jusqu'à la rue du Regard et celle du Cherche-Midi . Il est marqué par un contraste entre une vie de pauvreté voulue par la règle du Carmel et la munificence artistique qui s'explique facilement par la présence permanente et protectrice de Marie de Médicis résidant au Palais du Luxembourg tout proche , et de plusieurs grands personnages de la Cour , trouvant auprès des religieux une direction spirituelle efficace , et finançant en retour l'aménagement de l'église . Au cours du XVIIè et XVIIIè siècle pour s'assurer leurs revenus les Carmes déchaux lotissent des terrains rue Cassette et rue du Regard . L'immeuble du 26-26bis rue Cassette restera propriété des Carmes jusqu'à la Révolution . 

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         Marie de Médicis           Couvent des Carmes      Église St Joseph des Carmes 

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                           Couvent et Eglise des Carmes ( Plan de Turgot )

    L'église Saint-Joseph des Carmes 

   En 1545 se trouvait au 70 rue de notre actuelle rue de Vaugirard l'hôtel de Valles , que Nicolas Vivien , maître à la Chambre des comptes , acheta en mai 1611 à Robert Barrat , maitre d'hôtel du Roi , pour la donner trois jours après aux Carmes déchaux désireux de s'intaller dans ce quartier . C'est Marie de Médicis qui pose la première pierre de cette église de style jésuite en 1613 , jour de la saint Elie , père spirituel de l'Ordre du Carmel . La première messe y est célébrée dès 1620 le jour de la fête de Saint-Joseph . Elle est officiellement dédiée à Saint-Joseph par l'évêque de Chartres le 21 décembre 1625 . C'est la première église parisienne qui lui est dédié et la seconde en France . Son plan romain et sa décoration baroque témoignent de l'origine italienne de la Reine et des religieux . L'architecte, auteur du premier dôme construit à Paris et décoré en trompe-l'oeil, pourrait être un Italien ou Jacques Lemercier, revenu de Rome au début des travaux. Plusieurs grandes familles liées à l'ordre des Carmes ainsi que certaines personnalités, comme le chancelier Séguier dont le confesseur était un Carme, contribueront au financement de la décoration intérieure. Les murs extérieurs de bâtiments du couvent seront enduits d'une peinture blanche et brillante. Cette couleur portera le nom de blanc des Carmes. Les religieux produiront ici une eau de mélisse qui deviendra célèbre sous l'appellation eau des Carmes .

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       Chancelier Séguier          St Joseph des Carmes        Jacques Lemercier  

   En 1647  est construit la coupole du dôme ( le second élevé à Paris , après celui de la chapelle du couvent des Petits-Augustins en 1608 ) reçut une peinture représentant le triomphe d'Elie . L'autel est construit au frais du chancelier Séguier , qui avait pour confesseur un carme , était décoré de statues d'Elie et de Sainte -Thérèse , aujourd'hui disparues . En l'absence de bas-côté tous les regards convergent vers le chœur où quatre colonnes de marbre noir encadrent le maître autel et le tabernacle au devant desquels un bas-relief en marbre du XVIè siècle représente la Cène . Au dessus on peut admirer un tableau représentant la Présentation de Jésus au Temple .  Dans le transept ouest on édifia en 1663 la chapelle de la Vierge qui reçut une admirable statue de marbre blanc , la Vierge et l'Enfant-Jésus sculptée d'après un modèle du Bernin par Antonio Raggi . Dans la chapelle Saint-Jacques on peut apercevoir Saint-Louis à gauche , Saint-Jacques au centre et à droite Saint Dominique . La peinture du plafond représente la Transfiguration . En 1711 le pavement de l'église de l'église fut renouvelé ainsi que la tombe de bronze fermant l'entrée du caveau où les religieux étaient enterrés . L'église fut restaurée en 1802 et son portail refait en 1819 . 

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               La Coupole                    Le maître autel        La chapelle de la Vierge

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   Installé au-dessus du portail , sur une tribune lambrissée portée sur une voûte en demi-berceau à lunettes, l’orgue présente un élégant buffet néo-classique comportant trois plates-faces encadrées par des colonnes composites cannelées, dont la base du fût, lisse, est ornée de draperies. Des frontons curvilignes à denticules surmontent l’ensemble, tandis qu’une gloire couronne la façade centrale . Ce fort beau buffet abrite un instrument construit par le facteur Didier en 1902, puis profondément modifié, en 1971, par la manufacture Beuchet-Debierre qui lui conféra son esthétique néo-classique actuelle (25 jeux répartis sur deux claviers, pédales) . En 1992 une nouvelle restauration de l'orgue fut effectuée par le facteur d'orgue Bernard Dargassies d'origine vosgienne . L’église bénéficie d’excellentes conditions acoustiques. Des cours d’orgue, des récitals, des concerts y sont donnés. Le Chœur de l’Institut Catholique s’y produit régulièrement. Notre projet est de faire de ce cadre un haut lieu de la musique sacrée à Paris.


       Le jardin du couvent des Carmes 

 

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  Ce monastère aujourd'hui occupé en partie par l'Institut Catholique , était vaste , puisque avec ses dépendances il s'étendait jusqu'aux rues du Regard et du Cherche-Midi . Il était composé de plusieurs ailes disposées autour de deux cloîtres et entourées de vastes jardins . Son architecture était sobre et devait avant tout répondre aux besoins des religieux . Chaque pièce avait ainsi une destination précise : la préparation et la consommation des repas, l’étude, les soins aux malades, etc. Sa bibliothèque possédait près de 12.000 volumes . Les Carmes déchaussés réussirent à financer ces coûteuses constructions grâce à l’appui de nombreux bienfaiteurs qui les aidèrent , chacun à leur manière . Les Carmes possédaient autour de leur couvent des espaces vides sur lesquels il firent construire , rue du Regard et rue Cassette plusieurs beaux hôtels qu'ils louèrent .  C'est dans l'apothicairerie de ce monastère que la composition de l'eau de mélisse , plus connue sous le nom d'Eau de mélisse des carmes , fut mise au point par les Carmes . Elle était en partie composée d'herbes médicinales cultivées dans leurs différents jardins . 

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                                    Jardins du couvent des Carmes 

      L'Eau de mélisse des Carmes 

  En 1611, un médecin concocte une recette originale de boisson tonique réconfortante à base de mélisse , dont il donne la formule à un religieux carme de Paris, le Père Damien .On l'appela alors Eau de citronnelle, autre nom de la mélisse puis Aqua Carmélitarum, eau des Carmes . Louis XIV octroya aux Carmes des lettres patentes qui les reconnaissaient seuls et uniques propriétaires du secret de la composition de l'eau des Carmes, et leur donnaient le droit exclusif de la fabriquer et de la vendre . Par contre ils trouvèrent une certaine résistance de la part des pharmaciens, et la difficulté ne fut aplanie qu'au moyen d'une transaction par laquelle les Carmes-Déchaussés s'engageaient à payer au Collège de Pharmacie une somme annuelle de mille livres . Fabriquée de manière artisanale, l’Eau de mélisse des Carmes "cordial stimulant et sédatif " est mise au point en 1611, par un médecin féru de phytothérapie . La recette originale de l'eau de mélisse comprenait quatorze plantes et neuf épices. L'hysope en est l'un des constituants . En 1775 et 1781 l'eau de mélisse rapporte une rente de 20 000 livres par an aux Frères carmes de Paris , d'autres textes disent quelle rapportait plus de 3 000 livres par mois donc plus de 36.000 livres par an .

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                                               Melisse officinale 

  Les autres plantes et épices, acheminées dès le XIXe siècle par les grands voiliers de la Route des Épices . Elles sont maintenant produites et sélectionnées fraîches ou séchées, dans les plantations du monde entier . Pendant plus de deux cent vingt ans les moines du couvent des Carmes déchaussés (1611¬1832) ont protégé les secrets de fabrication et la formule, permettant au remède de résister aux batailles et épopées diverses et variées de l’histoire de France . Pendant la Révolution, après une période troublée, les moines, constitués en Société civile, continuèrent d'exploiter leur élixir. Sous l'Empire, un décret de 1806 confirma l'autorisation de vente. En 1831, le dernier Carme, le frère Paradis, cèda la formule magique à Monsieur BOYER qui lui accola son nom . La fille de Mr Boyer épousa Renouard-Larivière, propriétaire du "Bon Coin", l'un des Grands Magasins de nouveautés qui virent le jour sous la Monarchie de Juillet . Depuis 1838, une famille, les Boyer et Renouard-Larivière, préserve cet héritage qui appartient à notre patrimoine culturel des plantes médicinale .

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  L’Eau des Carmes n’est distribuée qu’en pharmacie et son succès, plus que jamais d’actualité, prouve, s’il en était besoin, que le dialogue continue avec ses consommateurs . La formule de l'Eau de mélisse des Carmes Boyer associe plusieurs plantes : angélique, mélisse, cresson,girofle, coriandre, muscade, cannelle, citron . Le tout concocté grâce à un tour de main unique.En 2011, l’Eau de mélisse des Carmes Boyer fait peau neuve et s’offre une cure de jouvence pour fêter ses quatre cents ans . Consommée sur un sucre où diluée dans un verre d'eau ou une tisane, elle apaise les palpitations, les insomnies, les digestions difficiles, les malaises de la grossesse, elle donne un coup de fouet lors des petits coups de pompe, calme le stress et la nervosité, soulage la mal de voyages, les coups de froid, les ballonnements et les règles douloureuses, elle rafraîchit l'haleine, elle calme la toux... A avoir absolument dans sa pharmacie, sa trousse de voyage où en petit format dans son sac !!!  

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                                    Eau de mélisse des Carmes Boyer 

 

    Les "Massacres de Septembre "

   Sous la Révolution, la vie des religieux n’est guère troublée avant octobre 1790, lorsque les vœux religieux sont interdits. Quelques-uns des frères carmes quittent alors le couvent, pendant que d’autres sont accueillis, venant de couvents parisiens fermés . Les persécutions s’intensifient en 1791, et en avril 1792, ce sont finalement toutes les congrégations religieuses qui sont interdites. Une fois encore, plusieurs frères partent se réfugier en province ou émigrent . En effet, depuis la condamnation de la Constitution civile du Clergé par Pie VI en avril 1791, le clergé français s’est divisé entre jureurs et réfractaires. Ces derniers, fidèles au Pape, sont alors contraints d’entrer dans la clandestinité. Nombre d’entre eux, venant de toute la France en habit civils, optent pour l’anonymat de la capitale. Ils sont particulièrement nombreux à se retrouver dans le quartier de Saint-Sulpice où beaucoup d’entre eux ont suivi leur formation au Séminaire qui jouxte l'église   . 

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                                       Prêtres réfractaires 

  Après avoir été dépouillée de son argenterie et de sa bibliothèque, les Carmes  durent quitter leur monastère, qui fut transformé en prison pour accueillir les « suspects », qui devinrent, pour une large part, les victimes des "massacres de septembre" . Le 2 septembre, alors que les Prussiens marchent sur Paris, le tocsin attise la violence des révolutionnaires de la capitale. Vers 16 h, un groupe de forcenés en armes pénètre dans l'église des carmes aux cris de " mort aux réfractaires " . Les premières victimes tombèrent sous les coups de sabre dont Mgr du Lau l'evêque d'Arles . Ceux qui tentèrent de s'échapper furent rattrapés et regroupés dans l'église . A la tête des révolutionnaires  le commissaire de la section du Luxembourg Stanislas-Marie Maillard sinistrement célèbre comme " chef des massacreurs " de la prison de l'Abbaye . Celui-ci avait installé un tribunal dans le couvent. Il jugeait et condamnait un à un tous ceux qui se présentaient devant lui . La porte qui donnait dans le jardin s’ouvrait et dès que les religieux , qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé ; descendaient les quelques marches pour accéder au jardin , ils tombaient sous les piques ou les baïonnettes . Ce massacre dura toute la nuit ;  Après deux heures, environ 115 cadavres s’entassent dans le parc, jetés dès le lendemain dans un puits et au cimetière de Vaugirard . 

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                                   Massacres des Carmes                                   Stanislas Maillard

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           Croix des Martyrs                           Jardin des Carmes 


     La Crypte  de l'église des carmes 

   Lors des travaux de la rue de Rennes, en 1867, l’ancien jardin des Carmes a été exproprié, et la chapelle qu’il contenait détruite. Mais l’autel fut sauvé. Des fouilles effectuées dans le puits de ce jardin permirent de mettre à jour les restes de plusieurs dizaines des prêtres victimes du massacre de septembre. Une partie de ces ossements reposent dans cet autel, au centre de la première crypte .Une seconde crypte ouvre au fond de celle ci ou figurent encore les pierres tombales de plusieurs carmélites et de divers personnages et bienfaiteurs . Seul les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossible à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette seconde crypte autour d’un autel central . Plusieurs rangées de crânes sont disposées de chaque côté de la pièce . Certains portent encore la marque des coups de sabres des assassins. Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir . 

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   Sur le côté droit, encadrant un nouvel ensemble de crânes rangés en vitrine, deux portes donnent accès à deux petites pièces où figurent encore de nombreux ossements . Dans l’une sont évoqués, avec leurs portraits, les trois évêques qui furent massacrés : Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, F.I. de la Rochefoucault et P.L. de la Rochefoucault . D’autres pierres tombales figurent également dans cette crypte, en particulier celle de Mgr de la Luzerne, évêque de Langres avant la Révolution . Les deux portes sur la gauche conduisent à une petite pièce où on a mis au mur et au sol, les dalles tachées de sang de l’ancienne chapelle du jardin où plusieurs furent massacrés . Dans la crypte de l’église que se trouve également le tombeau du Bienheureux Frédéric Ozanam . Cette crypte se visite tous les samedi . 

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   Frédéric Ozanam

  D’origine lyonnaise, Ozanam vient très jeune à Paris pour faire carrière dans l’enseignement. Il n’entend pas seulement affirmer sa foi dans ses paroles et ses écrits, il veut la mettre en œuvre auprès des déshérités . « Allons aux pauvres » dit-il à ses amis, qu’il entraîne dans les visites à domicile deslaissés-pour-compte sur les conseils d’une religieuse de Saint- Vincent-de-Paul, sœur Rosalie Rendu . Les Conférences Saint-Vincent-de-Paul qu'il fonde en 1833 se multiplient à Paris, en province et à l’étranger. Plus encore que l’entraide matérielle, pourtant le plus souvent nécessaire, ce qui prime aux yeux d’Ozanam, c’est la rencontre personnelle, la volonté de rompre solitude et isolement. Du haut de sa chaire d’Histoire à la Sorbonne, Ozanam s’attaque au libéralisme économique . En 1848, il fonde avec le père Lacordaire le journal L’Ère nouvelle et y préconise un programme de réformes .Il meurt à l’âge de 40 ans . Jean-Paul II l’a béatifié au cours des Journées Mondiales de la Jeunesse 1997 à Paris .

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     Frédéric Ozanam                 Tombeau de Frédéric Ozanam 

 

    L'église des Carmes après la révolution 

    Prison jusqu’à la fin de la Terreur, de nombreux prisonniers s’y succédant, illustres ou non (la future impératrice Joséphine de Beauharnais par exemple), la plupart destinés à mourir sur l’échafaud.La prison est évacuée en 1794, peu après la mort de Robespierre. L’ancien couvent est successivement magasin d’approvisionnement puis carrière de pierre et de métaux.Pour empêcher la destruction des bâtiments, ceux-ci sont rachetés en 1797 par Camille de Soyecourt , fille d'un ancien détenu , grâce à sa fortune personnelle. Mère Camille y réintroduit ainsi peu à peu la vie religieuse carmélitaine, féminine cette fois.Mais Finalement, ne pouvant plus assurer l’entretien des bâtiments, les carmélites les vendent en 1841 à l’archevêque de Paris et vont s’installer dans une maison plus modeste . 

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  Monseigneur Affre, archevêque de Paris, rachètera le couvent en 1845 pour y fonder  la nouvelle « École des hautes études ecclésiastiques » . Celui-ci devient donc un séminaire, lieu de formation des futurs prêtres que l’on souhaite envoyer étudier à la Sorbonne. En 1875, lorsque que la Troisième République  avec l'adoption de la loi Falloux en 1876 promulguant la liberté de l'enseignement supérieur , l’Institut catholique de Paris est installé autour du couvent . " L’École " est érigée en séminaire à la fin de la Première Guerre Mondiale, alors que l’arrivée des séminaristes venant des zones occupées multiplie le nombre de ses étudiants. Depuis lors, le « Séminaire des Carmes » propose aux séminaristes qui y sont envoyés une formation universitaire poussée sous la directions des prêtres de Saint-Sulpice . 

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                                             L'Institut Catholique de Paris

    Si vous ne connaissez pas cette émouvante église où plane encore le souvenir de la Révolution Française , ne manquez pas d'aller la visiter , à l'occasion de votre prochaine promenade dans les Jardins du Luxembourg tout proche !!! 

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04 août 2011

LES SAPEURS POMPIERS DE PARIS

           

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                                 Histoire des Sapeurs Pompiers de Paris

   Les Sapeurs pompiers de Paris sont certainement les personnes auxquelles les parisiens sont le plus attachés . Le succès et la popularité qu'ils rencontrent à chaque défilé lors du 14 Juillet en est la preuve incontestable !!! Je me propose de vous faire découvrir , à l'occasion du 200 ème anniversaire de sa création ,  la passionnante histoire de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris , dont la devise est " Sauver ou Périr " 

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  Jusqu'en 1722 la protection de Paris contre les incendies était assurée par par les Capucins et autres moines mendiants assistés par les maîtres ouvriers des corporations des métiers parisiens . Ils combattaient le feu avec des échelles , des seaux d'eau , des haches , des crocs et même des grosses seringues !!! Si l'incendie n'était plus maîtrisable , il ne restait plus qu'à détruire les maisons avoisinantes souvent à colombages et situées dans des rues étroites , afin d'éviter la propagation du feu faisant un travail de "sape" tout autour du lieu de l'incendie d'où l'origine du nom  "sapeur pompiers" .  En 1254 Saint-Louis  accepte que les habitants de Paris puissent faire le guet pour prévenir "les inconvénients du feu" . Le guet des métiers est chapeauté par le guet royal . Le roi Charles IX supprimera le guet des métiers et instaure le guet royal comme seul responsable pour la lutte contre les incendies .

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  En 1524 sous le règne de François Ier le Parlement de Paris ordonna que des habitants soient commandés chaque soir par le prévôt des marchands de Paris pour constituer un guet de nuit , que soient également constituées des provisions d'eau dans chaque maison et que des lanternes soient mises au fenêtres . Le véritable créateur du corps des pompiers fut le comédien François Dumouriez du Perrier , qui s'était fait donner en 1699 , le privilège  de la construction et de la fourniture d'un modèle de pompes qu'il avait vu fonctionner en Hollande . En 1705 le roi Louis XIV dota Paris de 20 pompes à feu , ( une par quartier ) achetées sur le profit d'une loterie , chiffre porté à 36 en 1716 date à laquelle Louis XIV nomme François Dumouriez du Perrier au poste de directeur général des Pompes publiques pour remédier aux incendies , sans que le Public soit tenu de ne rien payer . Il devient ainsi le premier pompier professionnel de France .

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      Lutte contre le feu          Uniforme de pompiers                          Seringues à eau !!!                                         

   Malheureusement ces pompes sont mal entretenues à tel point qu'il n'en restaient que 13 en état de fonctionnement . En 1719, 17 pompes publiques sont réparties dans cinq quartiers de Paris, entretenues et manipulées par une quarantaine de gardiens et sous-gardiens , les premiers pompiers de Paris. Ils ne sont pas encore professionnels :

  • trois pompes dans le couvent des Augustins, tenues par Duhamel (serrurier), Herbain (potier), Quenet (menuisier), Laisné (cordonnier), Duhamel (menuisier), Monneton (serrurier), Corbonnot (serrurier) et Legrand (cordonnier) ;
  • trois pompes dans le couvent des Carmes, tenues par de La Potte (cordonnier), Pelletier (menuisier), Saintbon (menuisier), Pelletier (serrurier), Carel (menuisier), Baumail dit Montauban (cordonnier), Pied, et Jean (relieur) ;
  • trois pompes dans le couvent de la Mercy, tenues par Paris (cordonnier), Granger et Granger (cordonniers), Blanvillain (menuisier), Pilon (cordonnier), Vlu (cordonnier), Champion (tapissier) et Fendoré (cordonnier) ;
  • trois pompes aux petits Pères, tenues par Robert (cordonnier), Ferrand, Thibou (serrurier), Le Bret (maître brodeur), Lacour (cordonnier), Masson, Couillard, Compagnon (maître brodeur)
  • quatre à l’hôtel de ville ;

  En 1722 date à laquelle Louis XIV fonde la Compagnie des Gardes des Pompes du Roy . toujours sous la direction de Dumouriez . Les pompes étaient manœuvrées par 60 gardes pompes dotés d'un bonnet particulier permettant de les reconnaître . Dumouriez eut le commandement de cette compagnie . Huit brigades sont créées aux Augustins, aux Carmes, à La Mercy , aux Petits Pères, à La Trinité, aux Jésuites, à l'Oratoire, et aux Capucins. Les pompes sont réparties dans 21 dépôts. Chaque brigade est composée de sept hommes : un inspecteur, un brigadier, un sous-brigadier, deux gardes, et deux sous-gardes. Ils ne sont pas encore des professionnels du feu puisqu'ils exercent toujours leur métier de base (cordonniers, menuisiers, etc.) Dumouriez est secondé par son frère, lieutenant. En outre, quatre hommes sont nommés pour servir de Haut le pied (ou Avertisseurs). La première compagnie de pompiers de Paris comportait alors 62 hommes . Dumouriez dirige la compagnie jusqu’à sa mort. Son fils lui succède .  L'état major des pompiers installé d'abord rue Mazarine , quitta cet endroit pour la rue de la Jussienne où il resta jusqu'à la révolution . A partir de 1750 les compagnies de garde-pompes sont partiellement militarisées et elles reçoivent un uniforme , commancant à évoluer vers la professionnalisation . Sartine avant même de devenir en 1759 Lieutenant Général de Police de Paris , décide de la gratuité des interventions . 

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          Pompe à eau              1er Etat Major des pompiers           Pompe à eau

   Le 15 août 1760 , Denis Morat prend la succession du corps et améliore l'organisation dont la réputation se répand en Europe. à  Paris en Europe Au cours de ses trente-trois années de commandement,Morat quintuple les postes de garde permanents dans Paris. La capitale est défendue par 270 hommes répartis en trois compagnies. En 1793, l'organisation devient Compagnie des pompes publiques. Sous le commandement de Ledoux, elle périclite . Napoléon Ier tente une réforme en 1801, sans grand succès. L'incendie particulièrement meurtrier qui se déclara le 1er juilet 1810 à l'occasion d'un bal organisé par le prince Schwarzenberg à l'ambassade d'Autriche ( installée dans l'ancien Hôtel Montesson à la chaussée d'Antin ) afin d'honorer la récent mariage de l'Empereur avec Marie-Louise d'Autriche dans dans une salle provisoire construite dans les jardins de l'ambassade et qui causa la mort de nombreux de convives , parmi lesquelles la princesse Pauline d'Arenberg , princesse de Schwartzenberg ( le chiffre réel des victimes sera caché et minimisé certainement près d'une centaine ) révéla les graves carences en matière de lutte contre les incendies dans Paris .

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  Le prince Schwarzenberg   Pauline d'Arenberg  Le couple impérial

 Ce terrible sinistre sera à l'origine de la création du Bataillon des Sapeurs Pompiers de Paris . Le prince Schwarzenberg avait organisé ce bal à l'ambassade d'Autriche ( installée dans l'ancien Hôtel Montesson à la chaussée d'Antin ) . A la suite de ce sinistre qui avait faillit occasionner la mort du couple impérial , Napoléon 1er charge le ministre de l'intérieur Joseph Fouché et le préfet de police Louis Nicolas Dubois de trouver une nouvelle organisation pour remplacer le corps des gardes pompiers . La proposition d'une formation militaire est retenue et officialisée par décret impérial du 18 Septembre 1811 qui crée le Bataillon des Sapeurs Pompiers de Paris .

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          Incendie de l'ambassade d'Autriche          Pompiers sous l'Empire 

  On a récemment restauré au cimetière du Père Lachaise la sépulture de Pierre-Hyppolyte Amillet (1785-1830 ) , ancien officier d'ordonnance de Napoléon Ier à Waterloo et qui deviendra après l'Empire commandant des Sapeurs Pompiers de Paris . 

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      Cimetière du Père Lachaise - Restauration de la sépulture de Pierre Amillet 

  Désormais les Sapeurs pompiers de Paris deviennet entièrement des militaires , casernés , en uniforme et sous l'autorité du préfet de Police , ce statut de militaire ne sera jamais modifié . Une circulaire du ministre de la guerre de 1880 précise qu'au recrutement les sapeurs pompiers  "doivent savoir lire et écrire couramment et être couvreur , plombier , charpentier , fumiste mécanicien ou avoir de l'instruction pour remplir des fonctions de comptable " . Cette unité devient en 1867, le Régiment de Sapeurs-Pompiers . Le drapeau a été remis au régiment le 14 juillet 1880 . En 1892, le régiment des sapeurs-pompiers comptait 1681 soldats et sous-officiers, et l'état-major, ayant à sa tête un colonel , comprenait 15 officiers; 19 sous-officiers composait le petit état-major. Ces chiffres ne subiront pas de changements jusqu'en 1900. Il y avait à cette heure dans le régiment 1756 hommes dont 52 officiers . L'état-major était installé boulevard du Palais . L'état-major des sapeurs-pompiers occupe seul l'hôtel du boulevard du Palais ( occupé aujourd'hui par la Préfecture de Police ) , les douze compagnies des deux bataillons qui le composent sont réparties entre cent cinquante casernes, postes et postes-vigies disséminés dans les vingt arrondissements de Paris . Aujourd'hui l'état-major des pompiers se trouve implanté 1 place Jules Renard dans le XVIIème

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        Ancien état major boulevard du Palais                        Nouvel état major 1 place Jules Renard

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   Parmi les nombreux incendies que combattirent  les pompiers de Paris , j'ai choisi les trois plus meurtriers que connurent la capitale en cette fin du XIXème siècle et au début du XXème . Ils montreront de graves carences en matière de sécurité et permettront d'en tirer les conséquences qui s'imposent en prenant des mesures plus strictes contre les incendies afin d'éviter de telles catastrophes . 

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     Incendie de l'Opéra Comique en 1887 

   Le 25 mai 1887, une salle comble assiste, au théâtre de l'Opéra-comique, à la représentation de Mignon. Vers 9 heures, dans les frises de la scène, une herse de gaz met le feu à un décor. Bientôt, des flammèches et des débris incandescents tombent parmi les artistes. Les spectateurs affolés se ruent dans les couloirs trop étroits, s'écrasant les uns les autres pour gagner les différentes issues. Dans les loges, les acteurs en costume de scène et les figurantes à demi vêtues, d'abord paralysés d'épouvante, se précipitent vers la sortie et se réfugient dans les cafés et les maisons de la rue Favart. Aux galeries supérieures, on entend des cris et des appels lamentables. Dehors, des malheureux, affolés, courent sur la corniche de pierre que surmonte la toiture. Deux hommes, pris de panique, se jettent dans le vide et s'écrasent sur la chaussée. Deux femmes, à demi asphyxiées, se tiennent sur la corniche. Elles sont recueillies par les pompiers accourus de tous les postes de Paris. Mais elles expirent dans une pharmacie proche . 

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 Pendant trois heures, les pompiers se dépensent, déversant sur l'incendie des trombes d'eau. Cependant, à minuit, l'incendie a achevé son œuvre. Une foule de plus en plus dense se presse boulevard des Italiens et dans les rues avoisinantes. A l'aube, le déblaiement commence. Chaque minute amène la découverte de nouveaux cadavres brûlés ou asphyxiés. Les spectateurs et les ouvreuses des galeries supérieures ont été entraînés et écrasés par la chute de la toiture. Dans la rue, les fourgons des pompes funèbres stationnent, attendant les débris humains qu'ils doivent conduire à la morgue. De tous côtés, des hommes et des femmes éplorés accourent, réclamant des parents, des amis. Deux jours durant, des cadavres sont retirés des décombres encore fumants de la salle Favart. Au total, on dénombre 115 victimes; c'est un des incendies les plus meurtriers que la France ait connus. Les obsèques ont lieu à Notre-Dame. Vingt-deux corbillards sont nécessaires au transport des cercueils qui, après le service funèbre, sont conduits au cimetière du Père Lachaise . Suite à cet incendie , l'éclairage à l'électricité devint obligatoire dans tous les théâtres et cafés-concerts . La Comédie Française subira le même sort le jeudi 8 mars 1900 , lors d'une représentation de Bajazet de Racine . Grâce aux nombreuses améliorations concernant la sécurité dans les salles de spectacles , l'incendie de la Comédie Française ne fera , fort heureusement  qu'une victime : la comédienne Jane Henriot âgée de 21 ans . Le lieutenant  Sauvage du bataillon des Sapeurs Pompiers de Paris sera pour sa part grièvement bléssé . 

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      Incendie du Bazar de la Charité en 1897 

  Parmi les nombreux incendies que les sapeurs pompiers de Paris eurent à combattre  en cette fin du XIXème siècle le plus dramatique et le plus meurtrier fut sans aucun doute celui du Bazar de la Charité qui causa la mort de 300 personnes !!! Cet incendie n'est pas sans rappeler celui qui faillit coûter la mort à Napoléon Ier et à Marie-Louise d'Autriche !!! Le " Bazar de la Charité " , fondé en 1885 par Henry Blount organisait chaque année des œuvres de bienfaisances . Le 4 mai 1897 il eut lieu dans un bâtiment léger implanté sur un terrain vague de la rue Jean-Goujon dans le VIIIème arrondissement . Le décor reconstituait une rue du style médiéval en carton pâte et bois blanc recouvert en peinture et agrémenté de longues tentures et de rideaux . Le clou de cette fête était une séance de cinématographe , dont la lampe du projecteur fonctionnait à l'éther !!! . Vers 16 h25 des flammes jaillirent de la cabine de cinématographe , et le feu se propagea dans tout le bâtiment provoquant une terrible panique . Les tenues des femmes, l’absence de règles de sécurité sont autant de causes qui freinèrent la sortie des personnes vers l’extérieur .Faisant preuve d’un courage exceptionnel, des riverains puis les sapeurs-pompiers extirpent des miraculés de cet enfer et sauvèrent plus de trois cent personnes .

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                                    Incendie du Bazar de la Charité  

La duchesse d'Alençon (1847-1897) , sœur de l'impératrice Elizabeth d'Autriche dite" Sissi " périt dans les flammes ainsi que 140 autres victimes , surtout des femmes et des enfants . La Duchesse d'Alençon repose dans la Chapelle Royale se trouvant à Dreux . Le soir du 4 mai 1897, il ne reste du Bazar qu’un amas de bois calciné et des poutres noircies dressées vers le ciel . Quatre ans plus tard le terrain sera racheté par Mme de Castellane qui fit construire en 1901 une chapelle expiatoire , de style-néo classique sous le vocable de Notre-Dame de la Consolation dédiée aux victimes de ce terrible incendie . Cette chapelle a été érigée par Guilbert en 1901 aux frais de l'association des victimes , aidée par une souscription nationale lancée par le Figaro . La coupole a été entièrement restaurée et c'est un monument privé qui reste à la charge des familles de victimes et leurs descendants . 

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                                     La duchesse d'Alençon   Chapelle Royale de Dreux   

   Depuis 1953 elle le siège de la Mission Catholique italienne . Elle abrite également un centre culturel qui organise diverses activités et offre notamment des cours d'italien . Classée monument historique en 1982  , la chapelle comprend un vaste espace où se dresse les cénotaphes des victimes et , sur un mur de marbre , sont énumérés le nom des victimes de ce drame . Elle comporte également un imposant buste de marbre représente la duchesse d'Alençon ; Des vitrines contiennent des objets tirés des décombres après l’incendie ou des documents d’époque complétant l’évocation du drame .  La coupole a été entièrement restaurée et c'est un monument privé qui reste à la charge des familles de victimes et leurs descendants . 

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                             Chapelle Notre-Dame de la Consolation 

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     Incendie du Métropolitain en 1903

  En ce début du XXème siecle un autre incendie restera longtemps dans la mémoire des parisiens , celui de la catastrophe du Métropolitain qui eut lieu de 10 août 1903 à la station Couronnes . Trois ans seulement après l'inauguration du métro de Paris, alors que la deuxième ligne (Dauphine-Nation) vient juste d'ouvrir, un incendie se déclare  à cause d'un court-circuit sur une rame à la station Barbès . La rame est évacuée et l'incendie maîtrise. Afin de ne pas bloquer le réseau, la rame est poussée vide vers la Nation par la rame qui arrivait derrière (préalablement évacuée). Mais à la station Ménilmontant , le feu reprend sans qu'on puisse l'éteindre. Au même instant, la rame suivante, qui avait ramassé les quelque 300 voyageurs des deux rames évacuées arrive à la station précédant Ménilmontant : la station Couronnes. Mais averti de la reprise de l'incendie, le chauffeur ne redémarre pas et prie les gens de descendre afin d'évacuer la station par l'escalier. Les gens commencent à en gravir les marches lorsqu'une personne se met à demander qui va rembourser les billets . Trouvant cela légitime, les autres voyageurs se rassemblent et interrogent le conducteur qui ne sait pas. La foule s'énerve et proteste. Cependant, la fumée de l'incendie (la fumée uniquement, le feu étant resté circonscrit à la rame de métro), qui a envahi la station Ménilmontant évacuée, se propage dans le tunnel pour jaillir soudainement dans la station Couronnes, côté tête du train où se trouvent les protestataires. Aveuglé, par réflexe, le groupe fuit la fumée vers l'autre extrémité du quai, malheureusement sans issue. Quelques heures plus tard, les pompiers en présence du Préfet de Police Louis Lépine ( voir photo ci-dessous ) , découvriront avec effroi  84 corps des malheureux entassés les uns sur les autres !!! 

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                                    Incendie du Métropolitain 

  La conception du matériel de l'époque est rapidement mise en cause. Il est presque entièrement en bois, et de plus le contrôle de puissance de traction est direct : toute l'intensité électrique de l'alimentation des moteurs ( 600 volts !!! ) passe sous le plancher de toutes les voitures, facilitant par là même les incendies en cas de court-circuit. Ceci accéléra la conception et la mise en service des rames "Sprague Thomson" . Suite à cette catastrophe, la modification des rames est décidée. Elles sont d'abord dotées de cabines de conduite métalliques en 1903 puis deviennent entièrement métalliques à partir de 1906 .  

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                   Rames en bois ( pitchpin )                             Rame Métallique Sprague 

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    Les inondations de 1910 à Paris    

   Lors de la célèbre crue de janvier - février 1910, les Sapeurs-Pompiers de Paris sont durement mis à l'épreuve !!! Ils sauvent 643 personnes de la noyade . A la suite de cette terrible inondation sera crée une équipe de secours rapide . On déplorera la mort d'un pompier disparu avec son embarcation , emporté par le courant .

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      La Première Guerre mondiale  

   Lors de la première guerre mondiale, les Sapeurs-Pompiers de Paris assurent la défense de la capitale, participent aux combats de tranchées et apportent leurs renforts à des villes sinistrées par les bombardements, telles que Reims, Verdun . Le 20 mars 1916, un détachement du Régiment des sapeurs pompiers de 30 hommes sous la direction d’un capitaine rejoint Verdun avec trois auto-pompes . A son arrivée, le chef de détachement se met à la disposition du Général commandant la Place  et s'installe en cantonnement à l'Hôtel de Ville, dans une situation assez centrale et où des caves suffisamment solides permettaient d'abriter les hommes pendant les bombardements intenses ; Dès le début, ce détachement eut à combattre des incendies très violents au cours de bombardements continus . Les canalisations ayant été mises hors de service et les seules ressources en eau étant limitées à la Meuse, les sapeurs installèrent des cuves à eau sur différents points de la ville et notamment dans la partie haute. Ils remplirent également les citernes qu'ils trouvèrent en bon état .Ce détachement relevé comme les autres tous les trois mois eut à intervenir dans 150 incendies . 

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                                       Sapeurs Pompiers de Paris à Verdun 

   Le 6 juin 1915, sur la butte de Vauquois, des Sapeurs-Pompiers de Paris, mis à la disposition du 1er régiment de génie, ont expérimenté des "Lances-flammes", sous l'autorité du Capitaine Schlit . Cette nouvelle arme , que les allemands utiliseront sans grand succès en Argonne dans le secteur de Malencourt , consistait en fait à l'infmammation d'un nuage d'hydrocarbure projeté par des grandes incendiaires , que les allemands utiliseront sans grand succès . Les français utiliseront une technique similaire , mais le vent ayant rabattu le nuage vers les lignes française , la majeure partie des victimes sera dans le camp français !!!  Une plaque commémorative est dressée sur la butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915 . 

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                               Bataille de Vauquois                                 Plaque commémorative 

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          Pompiers de Paris       Cimetière Montparnasse    Butte de Vauquois

  Les sapeurs Ayroles et Hary ont été tués au cours des opérations du 7 août 1916 . Le 26 septembre 1917, la situation militaire s'étant améliorée le détachement rentra à Paris. Il était resté dix-huit mois à Verdun . Et à été l’objet de 15 citations avec croix de guerre et de 4 médailles d'honneur . Les sapeurs Ayroles et Hary ont été tués le 7 août 1916 par les éclats d'obus alors qu'il participaient à l'extinction d'un feu à Verdun . Le drapeau du Régiment des Sapeurs Pompiers de Paris porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes : Vauquois et inscrit à l'avers République Française - Sapeurs Pompiers de Paris et sur le revers Honneur et Patrie - Dévouement et Discipline . 

      La Seconde Guerre Mondiale 

   Anges-gardiens des Parisiens en temps de paix, les sapeurs-pompiers le furent doublement au cours de ses "années noires". Déchirés entre les obligations militaires qui leur imposent de suivre les armées en retraite et le devoir d'assistance aux populations, c'est ce dernier qu'ils choisissent. Lorsque les Allemands entrent dans une capitale désertée par le gouvernement, et les services publics, ce sont les sapeurs-pompiers qui assurent, seuls, le ravitaillement de la population, l'accueil des réfugiés et procèdent à la remise en état des installations indispensables à la reprise de la vie publique . Pendant toute la guerre, dans une position extrêmement délicate, militaires sous le contrôle des occupants, ils assurent leur mission traditionnelle, sauvant des milliers de vies humaines sous les bombardements. Dès 1940, un important mouvement de résistance s'est organisé au sein du Régiment effectuant renseignements, sabotages, transports d'armes, évasions... Ils participent donc à la défense active de la Capitale tout en poursuivant leurs missions de sauvetages et en préparant la Libération sous l'intitulé « Réseau de Résistance Sécurité Parisienne » aux cotés d'autres réseaux dont celui de la « Résistance Fer » des personnels cheminots . 

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         Frédéric Curie                            Résistance " Sécurité Parisienne "

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                        Sapeurs Pompiers de Paris pendant la seconde guerre        

 "Sécurité Parisienne" a été créée par Frédéric Curie, alors capitaine à la 22e compagnie (Vitry-sur-Seine) du Régiment de sapeurs-pompiers de Paris au tout début de l’année 1942. Frédéric Curie, issu de Saint-Maixent, était entré au régiment, sur sa demande, le 1er février 1934 . Un immense drapeau tricolore de 20 mètres de long » sera déployé  du haut de l’Arc de Triomphe de l’Etoile par les membres du groupement " Sécurité Parisienne , commandés par l’adjudant Concaret le 25 août 1944 lors de l’arrivée des premiers éléments de la division Leclerc . Un autre drapeau sera à la même heure déployé au sommet de la Tour Eiffel par un groupe de Sapeurs du Régiment emmenés par celui qui avait eu la douloureuse mission de le retirer avant l’arrivée dans Paris des Allemands le 14 juin 1940 : le Capitaine Sarniguet .  Le Général de Gaulle les en félicitera en ces mots : « Paris libéré de l'ennemi sait ce qu'il doit aux Sapeurs-Pompiers de Paris . » .

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                                   Libération de Paris                Cimetière Montparnasse

  J'ai en écrivant cet article une pensée toute particulière pour pour mon grand-oncle Fabien Leick caporal des sapeurs pompiers de Paris qui tomba sous les balles allemandes à Saint-Denis , abattu par "erreur" par une patrouille allemande en déroute alors qu'il combattait un incendie , ainsi que pour tous ses camarades pompiers morts lors des combats pour la libération de Paris . Je lui dédie cet article à titre posthume .

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                                     Mon grand oncle Fabien Leick 

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      Quand les pompiers " décalent " !!!  

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  Aujoud'hui encore dans le jargon des sapeurs pompiers on ne part pas en intervention mais on " décale " . Cette expression , toujours utilisée , provient de l'époque où les véhicules de secours étaient hippomobiles . Pour parer aux mouvements des chevaux lorsqu'on les attelaient les véhicules étaient maintenus en place grâce à une cale en bois placé derrière une roue . Au moment du départ en intervention on enlevait la cale , donc ... on décalait !!! A l'apparartion des premiers véhicules à moteurs , plutôt que de les démarrer à la manivelle , les engins étaient garés sur une rampe et maintenus en pace par des cales . Lors du départ il suffisait d'enlever la cale de " décaler " pour que le véhicule descende la rampe , l'élan permettait de démarrer le moteur et de gagner un précieux temps ... 

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                                       Engins de secours hippomobiles

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                                       Engins de secours automobiles 

    Jusqu'en 1963 , lors de grands incendies , le colonel présent sur les lieux sera toujours accompagné au feu d'abord d'un clairon et d'un porte-fanion , puis d'un sapeur assurant les deux fonctions . une sonnerie spécifique du clairon alertait les pompiers en cas de danger et servait avec l'aide du fanion présent au pied du sapeur à localiser l'emplacement du colonel commandant l'intervention , cela s'avérait tout particulièrement utile lors de la présence d'épaisses fumées dégagées par le sinistre . Le "clairon porte-fanion " disparaîtra  avec l'apparition  des moyens modernes de téléphonie mobile . Le clairon de pompier avait également pour mission d'alerter les pompiers volontaires dans les communes limitrophes de Paris et qui n'étaient pas encore "couvertes" par la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

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    Fanfare de Pompiers          Clairon de Pompiers           Clairon porte-fanion 

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                                      Ville de Pantin - Poste de Secours 

    L'avertisseur d'incendie 

   Jusque dans les années 70 , on pouvait encore rencontrer un peu partout dans Paris des avertisseurs d'incendie . A une époque où le téléphone n'était pas aussi répandu qu'aujourd'hui , c'était le seul moyen d'appeler les secours rapidement . C'est en 1884 qu'apparait la première borne publique d'appel des sapeurs pompiers reliée à un centre de secours . On l'utilise en brisant la glace d'une petite porte située au sommet de la borne d'appel et qui s'ouvre aussitôt pour démasquer une embouchure devant laquelle on se place pour parler . Elle est directement reliée à la caserne de pompiers la plus proche . Le capitaine des sapeurs pompiers de Paris Arthur Constantin Krebs ( 1850-1935 ) transformera totalement l'organisation du service d'incendie à Paris . Il modernisera les bornes d'appels et obtiendra l'installation de téléphone dans les avertisseurs afin de réduire les faux appels ( Système Digeon-Krebs ) . C'est également lui qui imposera la corne deux tons ( le si et la )  sur toutes les voitures de pompiers . Le dernier avertisseur d'incendie encore visible à Paris se trouve devant la caserne " Sévigné " située dans le Marais . Cette borne à été placée devant la caserne en 1984 à titre de souvenir . 

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                   Caserne Sévigné dans le quartier du Marais 

    La couleur rouge des pompiers 

  Certains disent que c'est une analogie avec la couleur du feu que les sapeurs-pompiers combattent . Le constructeur Anglais Albion étant, au XIXème siècle, la référence en terme de machines à vapeur, peignit ses machines en rouge vif, couleur plus flatteuse et se mariant mieux à l'éclat du cuivre. La couleur rouge continua donc d'être adoptée.Les premiers engins d'incendie étaient verts foncé et noir parce que c'était la couleur officielle des matériels du bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, couleurs réglementaires du corps du génie. Ce sont les sapeurs-pompiers de Paris qui décident de repeindre leurs matériel de la couleur rouge. Cette décision d'adopter et d'imposer la couleur rouge pour l'ensemble des véhicules d'incendie sera adoptée en 1885 . Le texte de la " Norme française " n° S 61510 est précis : la couleur extérieur de la carosserie des véhicules de pompiers dot être de couleur rouge suivant la norme NFX08-008 ( cette norme qualité est la longueur d'onde du rouge incendie ) . 

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      La Brigades des Sapeurs Pompiers de Paris en 2011

   Le régiment des sapeurs pompiers de Paris qui était jusqu'alors un régiment de l'arme d'infanterie est transféré à l'arme du génie  La loi du 10 juillet 1964 organise la disparition des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise au profit de Paris , de la Petite couronne et de la Grande couronne . La zone d'action du régiment couvrira Paris et la Petite Couronne à partit du 1er janvier 1968, s'étendant bien au delà de l'ancienne Seine (43 communes supplémentaires) . Ses effectifs s'accroissent en conséquence et il prend le nom de Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le 1er mars 1967 ,  Le Colonel Casso , dernier chef de corps du Régiment devient donc en mars 1967, le premier général de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris . Le Général Gilles Glin a pris la tête de la BSPP le 20 juillet 2011 succédant ainsi au Général Prieur .

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                  Général  Casso                             Général Glin                                                                           

   Depuis le 13 juillet 2002, la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris est jumelée avec le New-York City . En 1985 la police se retire de sa fonction " police secours " et laisse l'entière gestion du secours aux victimes à la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris etaux différentes associations comme la Croix Rouge et la Protection Civile . 

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                                                       Caserne Sévigné 

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                                                      Caserne Nativité     

  Cette unité militaire placée sous l’autorité du préfet de police, la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris et commandée par un officier Général ( depuis juillet 2011 le Général GLIN  , lutte contre les incendies et assure les secours d’urgence dans la capitale et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) . Elle comprend 81 casernes dont 76 centresde secours . Elle est organisée en trois groupements d'incendie, chacun étant commandé par un officier supérieur du grade de colonel ou lieutenant-colonel . Elle concourt également à la prévention et à la lutte contre les accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels. Forte de 8 300 hommes et femmes , elle est le deuxième service de pompiers au monde derrière New York . 


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  La lutte contre l'incendie ne représentait plus qu'une part de 3,73% dans le travail des pompiers de Paris en 2010 . Les Pompiers de Paris ont reçu, l'an dernier, 1 528 993 appels qui ont donné lieu à 472 750 interventions. Leur coeur de métier (incendie et accidents de la circulation) n'a généré seulement qu'un peu plus de 40 000 interventions . Incendies (y compris incivilités avec feux de poubelles et de véhicules) 17 620 interventions .  Accidents de la circulation 22 919 , interventions. fausses alertes 13 470 interventions , fuites eau, gaz 12 260 interventions , secours aux animaux 1699 interventions , recherches diverses 33 253 interventions . Le plus gros reste le secours et assistance aux personnes avec 368 000 interventions !!!

  La BSPP comprend 81 casernes dont 76 centres de secours et est organisée en trois groupements d'incendie, chacun étant commandé par un officier supérieur du grade de colonel ou de lieutenant-colonel . Le premier groupement d'incendie : Nord-Est de Paris et Seine-Saint-Denis (le poste de commandement est implanté à Montmartre). Ce groupement comptait 1 792 sapeurs-pompiers en 2005 . Le deuxième groupement d'incendie : Sud-Est de Paris et Val-de-Marne (PC MassénaXIIIe arrondissement). Ce groupement comptait 1 807 sapeurs-pompiers en 2005 . Le troisième groupement d'incendie : Ouest de Paris et Hauts-de-Seine (PC Courbevoie-La Défense) . Ce groupement compte un peu moins de 2 000 sapeurs-pompiers .

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      Caserne Montmartre             Caserne Masséna              Caserne Courbevoie   

   Chaque groupement d'incendie est composé de huit compagnies d'incendie et d'un service médical, chaque compagnie comprenant entre 2 et 4 centres de secours. Il y a également : 

  • le GDS : Groupement Des Soutiens, qui comprend six compagnies : Compagnie Quartier-Général (29ème Cie), Compagnie Hors-Rang (30ème Cie), Compagnie Des Soutiens n°1 (32ème Cie), Compagnie de Soutien Médicale (33ème Cie), Compagnie des Soutiens n°2 (34ème Cie) et la Compagnie de Commandement et de Transmission (37ème Cie) ainsi que les cinq Unités Elémentaires Spécialisées (Lacq-Artix (35ème Cie), Biscarrosse (36ème Cie), Kourou (39ème Cie), le Louvre(43ème Cie) , Bibliothèque Nationale de France ( 41ème Cie ) .

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         Fort de la Briche                         Fort de Villeuve Saint-Georges 

 Ce groupement est implanté sur de multiples sites du secteur de la brigade notamment Champerret, Pouchet, Gennevilliers-Port, Port Royal, Voluceau, Masséna. Chacun de ces sites ayant une vocation de soutien administratif, opérationnel et logistique.

  • Le GDA : Groupement des Appuis sera crée en Juin 2011, aura a charge la gestion des UES et de toutes les fonctions appuis de la BSPP (SIS, NRBC, Cyno, SDE, GREP, ELD, GRIMP etc...) 

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                    Entrainement du GRIMP sur le pont du Garigliano 

 La BSPP assure également par convention la protection de sites spécifiques extérieurs à son secteur de compétence territoriale. Il s'agit de compagnies d'incendie spécialisées. Chacune de ces unités élémentaires spécialisées (UES) est commandée par un capitaine :

Par ailleurs, étant donné leur statut militaire, des pompiers de la BSPP peuvent être désignés pour des opérations extérieures : c'est notamment le cas au titre de la FINUL au Liban .

  La brigade possède une unité de lutte contre les menaces NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique), dotée de véhicules de reconnaissance chimique et radiologique et capable de mettre en œuvre six chaînes de décontamination permettant de traiter plusieurs milliers de victimes potentielles. Les sapeurs-pompiers de cette unité sont chargés de former l’ensemble des premiers intervenants en cas d’attentat : autres personnels de la brigade, services de police de la préfecture de police, ville de Paris, AP-HP, RATP, SNCF, etc.

    Enfin des femmes à la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris  !!! 

  Les femmes sont depuis Janvier 2002 admises à la BSPP en compagnie d 'incendie . Elle ne sont à peine qu'une trentaine pour environ 8.300 hommes , mais tout comme dans la Gendramerie leur nombre continuera certainement à croître avec le temps !!! Elles doivent effectuer , tout comme leurs homologues masculins huit mois de stage de formation . Deux mois au Centre d'Instruction des recrues situé au fort de Villeneuve-Saint-Georges , puis quatre mois dans une compagnie d'incendie et enfin un stage de spécialisation de deux mois à nouveau au Centre d'Instruction des recrues de Villeuve Saint-Georges . Certaines ont eu l'honneur de participer au défilé du 14 juillet 2011 sur les Champs-Elysées .

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      Services Techniques de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris 

  Le parc automobile de la Brigade compte un effectif total de huit cents véhicules qui se répartit en six cents engins opérationnels (véhicules rouges) et deux cents engins de servitude (camionnettes, etc.) . C'est en 1967 que les services techniques de la  Brigade de sapeurs-pompiers de Paris se sont implantés à  Rocquencourt, dans les Yvelines sur les huit hectares du Camp de Voluceau précédemment occupé par l'armée américaine. Avec un effectif total de deux cent vingt-deux personnes, c'est à eux qu'il appartient de maintenir dans leur forme opérationnelle les huit cents véhicules de la Brigade . Un atelier de moulage de pièces en polyester permet la fabrication de certains éléments de carrosserie.

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 Ils ont aussi la mission de gérer, entretenir, réparer, contrôler, tester, stocker, répertorier, réformer et remplacer la multitude de matériels divers, tuyaux, échelles, lances, extincteurs, appareils respiratoires, pompes, pièces détachées, carburants, armes et munitions, outillage et machines, moteurs divers, produits d'extinction, oxygène, gaz carbonique et produits médicaux, matériel nucléaire et de décontamination, bref tout ce qui est indispensable A la Brigade pour le bon accomplissement de sa mission plus de dix ateliers fonctionnent à Voluceau : ateliers de petite et grosse mécanique, carrosserie, marbre, mais aussi menuiserie, chaudronnerie, peinture, bourrellerie . Il est possible de visiter le camp de Voluceau à l'occasion des Journée du Patrimoine . 

 

    Deux traditions qui perdurent !!!

        

         L'appel des " Morts au Feu "

  Le cérémonial de l'appel des " Morts au Feu " a lieu dans toutes les casernes , chaque lundi matin , lors du rassemblement . Une fiche est lue , dans un ordre chronologique , juste avant l'appel des Morts au Feu . Le but de cette cérémonie est de sortir de l'anonymat les circonstances dramatiques dans lesquelles des gradés et des soldats du feu du corps de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris trouvèrent la mort afin d'honorer leur mémoire . Cette cérémonie permet également d'attirer l'attention sur l'importance de la vigilance à observer et les mesures élémentaire de sécurité à prendre lors des exercices et des interventions . 

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                                           L' appel des " Morts au Feu " 

    Un monument au mort dédié aux sapeurs pompiers de Paris " morts au feu " est érigé dans le "vieux" cimetière Montparnasse , il est situé dans la 27è division à coté du monument des fédérés commémorant la guerre de 1870 . A coté du monument aux morts des Pompiers de Paris  se trouve la sépulture de l'héroique Caporal Thibaut , mythique emblème du dévouement pour tous les sapeurs pompiers !!! Le Caporal Thibault, Héros de la BSPP, qui avec l'aide de deux Sapeurs ainsi qu'un gradé du nom de Bouvatier, a effectué un sauvetage par l'extérieur au moyen de l'échelle à crochets lors de l'incendie concernant un immeuble d'habitation de la rue Saint-Antoine à Paris le 8 août 1868 ; sauvant ainsi dix personnes d'une mort certaine !!! 

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                     Monument aux morts des Pompiers de Paris 

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                                 Sépulture du Caporal Thibaut


         L'exercice quotidien de " la planche "  

  

  La " Planche " est une institution chez les sapeurs pompiers. La planche à rétablissement a fait son apparition dans les casernes de sapeurs-pompiers de Paris à partir du 16 juin 1895 . Les caractéristiques de cette planche sont les suivantes : elle a une largeur de 1m , une profondeur de 1.30m pour une épaisseur de 4 à 5 cm et elle est fixée à 2.40m du sol . Les pompiers en tenue de feu doivent s'y agripper , se rétablir avec la seule force de leurs bras et basculer leur corps par dessus . Elle constitue un baromètre de leur forme physique . Elle doit être montée correctement ou bien le pompier n'est pas apte a partir en intervention et reste confiné à la caserne et ne pourra en aucun cas " décaler " !!! La " planche " est l’exercice est l’exercice de choix de la Brigade de la BSPP. L'objectif des Pompiers étant la sauvegarde des personnels et des individus , un Pompiers se doit de pouvoir se sauver lui même en cas de chute, et par ce fait être capable de soulever le poids de son corps muni de son équipement afin de se rétablir en position de sécurité si il venait à se retrouver suspendu a un toit, un balcon .

 

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                             Exercice quotidien de " la planche " 

 

     Les immatriculations des Véhicules de pompiers  

 Les véhicules des Sapeurs Pompiers de Paris possèdent une immatriculation qui leur est propre . Qui n'a pas remarqué ces véhicules rouges immatriculés SPVL 92 ou PS 125 par exemple . La raison en est simple : La Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris (BSPP) constitue une unité militaire commandée par un général d'active provenant de l'armée de terre. Plutôt que d'utiliser des plaques militaires, on a préféré utiliser les abréviations communes aux corps des sapeurs pompiers qui caractérisent le type de véhicule et de matériel. Comme la technologie évolue, de nouveaux codes font de temps en temps leur apparition et d'autres disparaissent. Actuellement, une cinquantaine de codes sont utilisés pour immatriculer 830 engins roulants . Référence =  le remarquable site  Francoplaque

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             PC   7                               EPA  104                           VSAV  108

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          VRCH   7                               FPT   8                               VID   165                          

  Voici quelques exemples d'immatriculation de véhicules de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris . PC = Poste de Commandement - EPA = Echelle pivotante automatique - VSAV = Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes - VRCH = Véhicule Radiologique Chimique - FPT = Fourgon Pompe Tonne - VID = Véhicules d'Interventions Diverses . 

 Devant les agressions ( caillassage , bris de vitres , etc. ) , hélas de plus en plus fréquentes dont sont victimes les véhicules des sapeurs pompiers dans certaines banlieues , les véhicules d'intervention ne portent plus , comme autrefois , le nom de leur caserne d'affectation sur le pare brise , mais les numéros de leur compagnie . Bien triste époque ... 

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   L'uniforme des Sapeurs Pompiers 

  Uniforme militaire à l'origine de la création du Bataillon de Sapeurs Pompiers de Paris sous l'Empire , il ne cessera de se modifier avec temps et en fonction des progrès techniques de lutte contre les incendies . Le premier uniforme du sapeur-pompier prit modèle sur celui du génie de la Garde impériale aux couleurs de la ville de Paris et de ces ancêtres civils les gardes pompes de l’Ancien Régime . Le sapeur-pompier portait un casque à la minerve , orné d’une chenille en crin, inspiré de celui du génie de la Garde mais aussi du casque des dragons . Le bataillon perpétuait ainsi une tradition née en 1765 . Exception culturelle de l’histoire militaire, le sapeur-pompier de Paris est l’un des très rares fantassins à avoir porté un casque de dragon jusqu’en 1885 . Armé d’un sabre briquet et d’un fusil en habit de parade, il n’était « armé » que d’une hache en intervention. Ainsi il ressemblait furieusement à un sapeur du Génie .


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  En 1831 les pompiers furent intégrés dans la Garde Nationale ils en revétirent la tenue , c'est à partir de cette époque que dérivent leur uniforme et leur hiérarhie militaire . Ce n'est qu'en 1852 qu'un uniforme est décrit et obligatoire . En 1855 un nouveau casque est mis en service et restera en service jusqu'à la fin du second Empire . Après le décret de 1875 qui réorganise les soldats du feu d'une manière assez stricte , les tenues perdent progressivement leur coupe militaire initiale . En octobre 1878 les pompiers seront dotés d'une nouvelle tenue et d'un nouveau fusil . En 1885 arrive un nouveau casque en laiton entièrement nickelé pour les officiers . A partir de catte date les bottes font leur apparition dans certaine unités .

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En 1935 une nouvelle tenue comprenant un casque chromé avec une jugulaire et une plaque frontale détachable apparait . On y adjoindra une veste en peau pour une plus grande protection , un pantalon de velours et des bottes de cuir . Cet ensemble restera en service jusqu'en 1980 avec quelques modificatons mineures .

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  En 1985 c'est un grand changement avec l'apparition du casque intégral " F 1 " qui enveloppe la tête et possède une visière de protection contre le feu et les gravats . En 2000 nouvelle évolution de la tenue de feu avec l'apparition de bandes réflechissantes cousues sur les vestes de peau assurant une meilleure visibilité des pompiers lors des interventions de nuit . Le velours du pantalon est remplacé par une nouvelle matière : le Kermel-ignifugé . Un de mes lecteurs m'a aimablement donné ce renseignement : " Le casque SPF1 à été mis en teste et en service aux CS Sévigné début 1984 avec 6 exemplaires pour le PS " . Qu'il en soit ici remercié . 

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  Les pompiers possèdent également une tenue de sortie . Elle est à peu près identique à celles portée par les militaires , exeption faite , les "hommes du rang" portent un képi au lieu d'un béret . Les galons et les boutons sont dorés pour les pompiers de Paris alors qu'ils sont argentés pour les pompiers de de province . Ils portent également sur leur habit de cérémonie l'aiguillette rouge témoignage de la Légion d'Honneur qui fut remise le 14 juillet 1904 au régiment des Sapeurs Pompiers de Paris par le président de la République Emile Loubet à Longchamp . On peut observer sur leur pantalon un liseret de la couleur du passepoil , à savoir rouge pour les sapeurs pompiers . Celui-ci n'a rien à voir avec la Légion d'Honneur, mais est du à une note du Ministre de la Guerre en 1826 afin qu'ils n'utilisent leur pantalon de service à des fins privées .


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               Le drapeau des Sapeurs Pompiers de Paris    

              

   La Musique des Sapeurs Pompiers de Paris 

 La Musique de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris est un orchestre dont les missions premières sont de renforcer le caractère solennel des cérémonies de la BSPP et d'être l'un de ses éléments représentatifs en France comme à l'étranger. Pour cela elle est composée de spécialistes musiciens, tous prix de conservatoires nationaux ou supérieurs. C'est ainsi qu'elle a pu acquérir sa renommée et sa place de 2e formation de l'Armée de terre, par son effectif et son importance. Son élan et son ressort font qu'elle est devenue un maillon indispensable dans le lien Armée-Nation . 

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  L'équipe de gymnastique des sapeurs pompiers de Paris 

 La Bigade des sapeurs pompiers de Paris possède également une équipe de gymnastique . Crée en 1919 avec seulement 9 gymnastes , elle se produit pour la première fois en public , dans le cadre de la cour des Invalides , en 1930 . Depuis  cette prestigieuse formation a donnée de nombreuses démonstration en France et dans le monde . Elle est composée aujourd'hui de 50 athlètes dont les qualités physiques et morales mettent en relief les exigences nécéssaires que doivent posséder les sapeurs pompiers de Paris . Répartis dans différents centres de secours , ils participent totalement au service d'incendies , et de secours comme l'ensemble du personnel . Une planification adaptée permet de concilier les entrainements , ler service , les permissions et de désigner 32 titulaires nécessaires à chaque démonstration .

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    Le bal du 14 Juillet 

 La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) organise ses traditionnels bals à l'occasion du 14 juillet. Quarante casernes accueilleront la population parisienne et celle des départements de la Petite Couronne les 13 et/ou 14 juillet. De 21 heures à 4 heures du matin, les soldats du feu animeront ce rendez-vous incontournable qui donne l'occasion de se retrouver en dehors de la détresse et des missions d'urgence quotidiennes !!!

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 Pour appeler les pompiers faites le 18 !!! 

 

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  C'est en 1881 que la première commutation téléphonique automatique supprimant toute intervention manuelle pour établir une liaison entre deux correspondants, fut présentée à l'exposition sur l'électricité qui se tenait à Paris . Un décret du 9 février 1928 faisait obligation aux receveurs de donner suite, pendant les heures de fermeture du service, à toute demande de communication motivée par des circonstances exceptionnelles (sous entendus en cas de feu) . Ce fait historique revêt toute son importance : il témoigne de l'existence des numéros d'urgence et de service à 2 chiffres, dont sans doute le 18 . 

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  Dès 1929 lors de la parution des annuaires, apparaît pour la première fois qu'en cas d'incendie, les abonnés disposant de l'automatique peuvent composer directement le 18 . On peut donc dire que c'est à ce moment-là que le 18 entre progressivement en service alors que Paris compte environ 180 000 abonnés. Il faudra attendre la fin des années 1970 pour que la quasi totalité du territoire soit couverte par le réseau automatique . Les centres de traitement de l'alerte du numéro 18 et les centres de réception des appels du numéro 15 se tiennent mutuellement informés, dans les délais les plus brefs, des appels qui leur parviennent et des opérations en cours et réorientent vers le centre compétent tout appel n'entrant pas directement dans leur domaine d'action" .

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  Ainsi aujourd'hui tous les appels reçus par les sapeurs pompiers ou le SAMU peuvent être transférés directement sans que l'appelant ne soit obligé de refaire un numéro. C'est ce qu'on appelle l'interconnexion des services . Le numéro d'urgence unique européen , le 112 , se met en place progressivement en France et sur l'ensemble du territoire européen  .


 La Sainte Barbe 

 Si en règle générale bon nombre de traditions tendent à disparaîre , la célébration de la Sainte-Barbe , patronne des pompiers reste toujours en vigueur . Tous les 4 décembre les corps de pompiers de la France entière ne manque pas de la célébrer avec éclat en présence de leurs familles et leurs amis !!! 

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  Sainte-Barbe vivait au milieu du IIIème siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie. Son père, un riche païen du nom de Dioscore, pour la protéger des assauts de prétendants trop entreprenants, l'enferma dans une tour. Au retour d'un voyage, sa fille lui apprit qu'elle s’était convertie au Christianisme durant son absence. Furieux, le père mit le feu à la tour mais Barbe réussit à s'enfuir et se réfugia dans les rochers des environs. Par malheur, un berger découvrit la cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna alors devant le gouverneur romain de la province qui la condamna à d'affreux supplices. Comme la pieuse jeune fille continuait à invoquer le Christ, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Dioscore obéit et fut aussitôt châtié par le Ciel. La foudre le tua sur place. 

   Philatélie 

  A l'occasion du bicentenaire de la création des Sapeurs-Pompiers de Paris, La Poste édite une planche de dix timbres d'une valeur de six euros , conçus par Pierre-André Cousin , ils représentent chacun les éléments-clefs du métier : le casque de pompier, le camion, le chien, la voiture mythique, le défilé du 14 juillet . 


 

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  " Fumer comme un pompier " !!! 

  Je terminerai mon article sur les sapeurs pompiers en vous donnant l'origine de l'expression populaire : " Fumer comme un pompier " . Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent , les pompiers n'ont pas une addiction toute particulière pour les cigarettes !!! Cette expression est relative à la vapeur d'eau et à la fumée qui se dégage de leurs vêtements ( auparavant étaient constitués de coton et de laine ) et de leurs cheveux . Une autre origine pourrait être la déformation de " fumer comme un sapeur " . En effet les sapeurs du génie avaient une allocations de cigares afin  de conserver le feu !!! Ils les allumaient avec le mégot du précédent et donc ne s'arrêtaient pas de fumer !!!

    " Sauver ou Périr " 

  J'espère que vous avez pris autant de plasir à découvrir l'histoire passionnante de ces hommes et de ses femmes que j'en ai eu pour rédiger cet article . Qu'a cette occasion que tous les pompiers , militaires , civils ou bénévoles soient grandement remerciés pour leur courage et leur dévouement . 

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29 juillet 2011

LE SQUARE DE MONTHOLON

  Je vous propose de découvrir ce  petit square du IXéme arrondissement de Paris se trouvant à l'angle de la rue Lafayette et de la rue Mayran . 

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  La construction du Square de Montholon  commence en 1862, pour un coût de 160 000 francs de l'époque, lors du percement de la rue La Fayette . Il sera achevée par Jean-Charles Alphand 1817-1891 , ingénieur des Ponts et Chaussées chargé de l'embellissement de Paris , à qui l'on doit entre autres la construction du parc des Buttes-Chaumont , du parc Monceau et du parc Montsouris . Le square est ouvert en 1863. D'une superficie de 4 571 m2, il est entouré de grilles de style Louis-Philippe et comprend deux terrasses. Deux platanes d'orient centenaires de 30 m de haut sont plantés dans la pelouse centrale. Le square faisait partie des jardins de l'hôtel particulier de Charles Henri Sanson 1739-1806, le bourreau de Paris et deuxième du nom . A l'époque où ce quartier ne s'appelait  pas encore " La Nouvelle France " , Charles Henri Sanson fit l'acquisition d'une maison à l'angle de la rue d'Enfer (rue Bleue) et la rue des  Poissonniers (faubourg Poissonnière) qui s'étendait jusqu'à l'actuel square Montholon, occupant les actuelles  rues Papillon et Ribouté . On a donné le nom de square de Montholon afin d'honorer la mémoire de de Nicolas de Montholon 1736-1789 , conseiller à la Chambre des enquêtes en 1761 , premier président du parlement de Metz en 1765 puis de celui de Nomandie en 1775 et dont l'hôtel particulier était situé sur le faubourg Poissonnière . Son hôtel est encore visible 23, boulevard Poissonnière. Réaménagé sur dalle en 1984, après la création d’un parking souterrain. Il ne subsiste d’origine que les grilles en fonte et deux grands platanes d’Orient. Cedrela, érable cappadocicum dans le square .

 

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   Jean-Charles Alphand    Charles Henri Sanson    Nicolas de Montholon

   La pelouse centrale héberge deux platanes d'Orient centenaire, d'une hauteur de 30 mètres environ, ainsi qu'un groupe en marbre de Julien Lorieux  intitulé La Sainte-Catherine - L'Ouvrière parisienneCet artiste est élève de Falguiere et de Mercié aux Beaux Arts , il remporte deux grands prix de Rome, en gravure et en médailles . Outre des bustes et des médailles , il expose au Salon, en 1913, son oeuvre capitale, La Sainte Catherine - L'Ouvrière parisienne  (1908)  est un groupe en marbre qui sera acheté par la ville de Paris et qui fera l'objet d'une réduction éditée en bronze. Il est aussi l'auteur d'un groupe en marbre, La Chute des feuilles ( Salon de 1907), placé dans un parc de Mont-de-Marsan. Le musée du Petit Palais à Paris possède un bronze haut de 49,5cm représentant un couple s'embrassant et intitulé Printemps (1909 ) . Julien Morieux né à Paris en 1876 meurt  prépaturément à Toul en 1915 .

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  Cette sculpture composée en 1908 et achetée par la Ville de Paris en 1913 représente cinq jeunes femmes fêtant joyeusement la Sainte-Catherine Elle n’est mise en place qu’en 1923 . L'oeuvre évoque la tradition qui consiste, pour les jeunes filles célibataires de plus de 25 ans, à porter un chapeau le jour de la sainte Catherine . Le Square Montholon a été chanté en 1923 par Adolphe Bérard et plus récemment dans la chanson " Marine " de Vincent Delerm (sur l'album Les Piqures d'Araignées) . A proximité du square Monthiolon se trouvait le siège de Hara-Kiri et Charlie Hebdo .

  La Sainte Catherine et les " Catherinettes "

  Cette célébration (tous les 25 novembre), populaire dans les villes depuis la fin du 19e s. était alors considérée comme la fête de la jeunesse féminine. Les jeunes filles de 25 ans encore célibataires se coiffaient d’un chapeau fait pour l’occasion, orné de rubans verts et jaunes , le jaune symbolisant la Foi et le vert, la connaissance et parfois de fleurs d’oranger . Ce célibat « tardif » touchait surtout les milieux modestes, comme en particulier les couturières et les modistes (fabricant les chapeaux) pour qui l’événement devint une véritable fête corporative. Avec l’avènement de l’industrialisation, les jeunes femmes étaient de plus en plus nombreuses à devoir travailler pour subvenir à leurs besoins ; elles portaient des costumes tailleurs, vêtements sobres de tissu uni, à la coupe simple et pratique particulièrement adaptée à la vie active et urbaine. La fête se déroulait sur les lieux du travail féminin (ateliers de couturières, magasins de nouveautés, etc.), puis débordait sur l’espace public de la rue – comme cela semble être le cas dans l’œuvre : elles semblent être prises sur le vif dans une course folle – avant d’assister au bal, ultime chance pour la catherinette de trouver un mari .

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        Sainte Catherine d'Alexandrie , protectrice des filles célibataires 

  Catherine est originaire d'une famille noble d' Alexandrie , elles est la fille de Constus, le gouverneur d'Alexandrie, en Egypte, durant le règne de l'empereur Maximien (305-313) , elle se convertit au christianisme à la suite d'une vision. L'empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d'un mariage royal. Catherine refuse et allégua qu' elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique. On raconte qu'elle tint tête à toute une armée de philosophes qui lui avaient été envoyés pour lui démontrer la fausseté de sa foi et réussi même à les convertir. L'empereur la condamna à mourir du supplice de la roue. La légende dit que la roue se brisa miraculeusement et qu'elle fut donc décapitée vers l'année 310, un 25 novembre ... La vie de Sainte Catherine d'Alexandrie est tout à fait édifiante, puisque cette sainte fut à la fois vierge, martyre et docteur de l' Église, ce qui lui vaut d'être représentée avec 3 auréoles : la blanche des vierges , la rouge des martyres et la verte des docteurs . Le culte de sainte Catherine d'Alexandrie ne se répandit qu'après les Croisades . Ses reliques sont vénérées au Monastère Sainte-Catherine du Sinaï .

 

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             Catherine d'Alexandrie                 Monastère Sainte Catherine

  Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires. L'expression "coiffer Sainte Catherine" qui signifie ne pas être mariée l'année de ses 25 ans s'explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle . En effet, à cette époque, on renouvelait la coiffure de la statue de la sainte dans les églises, et c'était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche . Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on, dit "coiffer Sainte Catherine" pour les filles, on dit "porter la crosse de saint Nicolas" pour les garçons...

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  La fête de la Sainte Catherine a en effet été choisie en 1920 par les créatrices de mode et les couturières pour démontrer leur savoir faire et confectionner des chapeaux et des tenues fantaisistes. A Paris, dans le 2e arrondissement, un grand cortège se formait dans la rue et les modistes défilaient joyeusement, tandis que chaque catherinette allait courageusement mettre une couronne sur la statue de Sainte Catherine à l'angle de la rue Cléry, accessible par une échelle de pompier. Un jury désignait ensuite le chapeau le plus réussi. 

    

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                                                    Rue de Cléry

  La catherinette est toujours à l'honneur aujourd'hui mais la recherche d'un mari n'est plus vraiment d'actualité. En effet les femmes se marient de plus en plus tard, et ne pas être « casée » à 25 ans est loin d'être inhabituel. En outre la stigmatisation des femmes célibataires n'est plus de mise à notre époque, où l'émancipation des femmes a beaucoup progressé et alors que beaucoup de couples vivent en dehors des sacrements du mariage. La fête de la Sainte Catherine est surtout l'occasion de se moquer gentiment des jeunes femmes célibataires de plus de 25 ans, et de les affubler de chapeaux fantaisistes . 

   

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18 juillet 2011

LE MUSÉE DU CHOCOLAT

  Je vous propose aujourd'hui une petite escapade au Musée du Chocolat  " Choco-Story " , qui vous permettra , à la fois , de tout connaître sur la fabuleuse histoire du chocolat à travers de nombreux objets et documents et de satisfaire votre gourmandise !!! Ce musée est situé sur les Grands boulevards près du métro " Bonne Nouvelle " 28, boulevard Bonne Nouvelle dans le Xème arrondissement . 

                                       Le Musée du Chocolat  " Choco-Story "

             

   Le musée gourmand du chocolat - Choco-Story vous fera découvrir les secrets du chocolat et ses 4000 ans d'histoire, depuis les Olmèques jusqu'à notre civilisation . Le musée se répartit sur 750m2 et trois niveaux, avec plus de 1000 objets de collection. Outre l'aspect historique, nous présenterons les techniques modernes de fabrication du chocolat et nous vous ferons découvrir ou redécouvrir les arômes gourmands du cacao . 

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   A l’origine, le musée Choco-Story est une initiative privée de la famille Van Belle, passionnée de chocolat qui a ouvert un premier musée Choco- Story en 2004, à Bruges en Belgique.Un second musée s’est ensuite ouvert à Prague en République Tchèque en 2008, et c’est tout naturellement que le musée gourmand du chocolat arrive à Paris en 2010 . M. Eddy Van Belle, acquiert régulièrement de nombreuses pièces pour nos musées. Il parcourt également le globe à la recherche de nouvelles informations ou de nouveaux secrets sur le chocolat . 

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                      Mr Eddy Van Belle           Musée de Bruges          Musée de Prague 

   Le musée, composé de trois parties distinctes,raconte l’origine et l’évolution du chocolat à travers une collection unique d’un millier d’objets . Au-delà de l’aspect historique, le musée détaille également les méthodes de fabrication du chocolat, les ingrédients utilisés et l’évolution de sa fabrication au fil des siècles. Le centre de démonstration révèle aux visiteurs les secrets d’un chocolat brillant et leur donne l’occasion de goûter les produits chocolatés fabriqués sur place .

     Le Cacaoyer 

    Le cacaoyer ( Théobroma Cacao) est un arbre dont la hauteur varie de 3 à 8 mètres . Cet arbre qui n'aime pas le soleil , produit à partir de 4 à 5 ans des fruits appelés cabosses contenant 25 à 75 graines ou  fèves de cacao . La récolte des cabosses se fait deux fois par an . Il existe 3 variétés de cacaoyer.  Le Criollo est cultivé en Amérique centrale.  Les fèves récoltées à partir du criollo sont les plus fins et aromatiques (5 et 18% de la production).  Le Forastéro est cultivé en Afrique, au Brésil et en équateur.  Il représente 70 à 75% de la production mondiale.  Le Trinitario est cultivé partout dans le monde.  Il donne des fèves riches en matières grasses et fins. Cette variété est un croisement des deux variétés précédentes . 

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            Cacaoyer                           Cabosses                        Fèves de cacao 

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                  Le Criollo                   Le Forastero               Le trinitario

   Les fèves récoltées les laissent fermenter pendant deux à sept jours puis elles sont séchées. Une fois arrivées dans les chocolateries elles sont grillées: c'est la torréfaction.  Cette opération élimine l'eau des fèves et développe leur arôme.  Elles sont ensuite concassées et débarrassées de leur coque.  On obtient de la pâte de cacao. A partir de la pâte de cacao on extrait du beurre de cacao et de la poudre de cacao appelée tourteau.  C'est à partir de cette poudre que le chocolat est fabriqué.  Cette poudre doit contenir moins de 20% de matière grasse.  Cette poudre est concassée à nouveau, refroidie et tamisée.  Cette poudre est ensuite mélangée à d'autre ingrédient avant d'obtenir le produit fini , cette opération est appelée conchageLe conchage est un procédé d'affinage du chocolatpar brassage à une température de 80 degrés Celsius. Il permet d'uniformiser le produit et d'y incorporer lebeurre de cacao additionnel, ainsi que le sucre et éventuellement le lait et les épices (vanille). C'est au cours de cette étape que la pâte de cacao prend toute sa saveur chocolat, perd son acidité et obtient sa fluidité . 

     18914745     torrefaction    fabrication-cho-01                                                      Séchage et torréfaction des fèves de caco                    Conchage 

  Le conchage est réalisé dans une conche, cuve de plusieurs tonnes qui brasse à l'aide de bras mécaniques la pâte pendant plusieurs heures . Le procédé de conchage est une technique inventée par Rodolphe Lindt, chocolatier suisse, en 1879 . Le chocolat blanc contient bien du cacao, mais pas sous la forme habituelle de fèves de cacao broyées. Il  est riche en beurre de cacao, substance riche et crémeuse entourant les fèves de cacao. A l’état naturel, ce beurre possède un léger goût de cacao…mais hélas, celui qui sert à la fabrication du chocolat est désodorisé, et ne possède plus au final aucun parfum du cacao . On ajoute à ce beurre végétal du sucre et surtout du lait en poudre : c’est ce dernier qui donnera au final son goût au chocolat blanc, la proportion des 3 ingrédients variant selon les fabricants.

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                    LE MUSÉE DU CHOCOLAT

   Première Partie du musée

  L’espace Maya explique les rites mystiques des Mayas et des Aztèques, illustrés par de superbes objets authentiques. Ce sont les Olmèques qui les premiers, il y a 4000 ans, ont initié l’emploi du cacao . Les Mayas (250 avant JC – 900 après JC), à l’origine d’une civilisation basée sur des connaissances très poussées en architecture, en astronomie et en mathématiques, ont perpétré et affiné l’emploi du cacao et ont jeté les bases de la culture du cacaoyer. Les Toltèques et les Aztèques par la suite (1150– 1500 après JC), reprennent la culture du cacaoyer des Mayas et vénèrent le cacao et le cacaoyer, qu’ils surnomment l’ « Arbre du Paradis ». Le cacao est alors une boisson amère basée sur de la masse de cacao, de l’eau et des épices . 

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 Dans ces cultures, le cacao est considéré comme le « divin nectar », la nourriture des dieux pour les dieux. Le dieu Quetzalcoatl (le serpent à plumes) joue selon la tradition un rôle important dans l’histoire du cacao : il serait le grand maître du cacao qui aurait appris à l’homme comment cultiver et préparer le « Tchocoatl ». Dans l’espace Maya, le visiteur pourra admirer une statue du dieu Quetzalcoatl. Saviez-vous que le cacao servait non seulement à préparer le divin nectar mais aussi de monnaie d’échange ? Le cacao avait une grande valeur. A l’époque, un lapin coûtait 10 fèves de cacao et un esclave, 100 fèves !!!

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   Deuxième Partie du musée

  Cette seconde partie débute avec la rencontre importante, en 1519, entre l’empereur aztèque Moctezuma et Hernando Cortes, qui débouchera notamment sur l’introduction du cacao en Europe. Christophe Colomb a été le premier européen à goûter la boisson à base de cacao « Tchocoatl » en 1502, mais la jugeant peu ragoûtante, il n’y avait pas prêté grande attention. Au départ, les Espagnols ne sont pas férus de cette boisson venue du Nouveau Monde. Ils finissent par y prendre goût après y avoir ajouté du sucre. 

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         Caravelles                       Hernando Cortes              Christophe Colomb 

   A partir de 1527, Cortes importe les précieuses fèves de cacao en Espagne. Le "Chocolate" devient rapidement la boisson préférée de la cour d’Espagne, d’où elle se diffuse progressivement dans les cours royales des autres pays d’Europe dès le 17ème siècle . En France c'est Anne d'Autriche qui l'introduisit à la cour à l'occasion de son mariage avec Louis XIII , Louis XIV le popularise à la cour , Louis XV en fait sa boisson favorite et Marie-Antoinette arrive à la cour avec son propre chocolatier , elle instaurera la charge de " chocolatier de la reine " . Il en est de même en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni notamment où le chocolat est une boisson fortement appréciée à la cour . Vers le milieu du 17ème siècle apparaissent des salons de thé et de "chocolat". 

    16599834image2ss-jpg    8b0f7a13      choco_1_0                                                                Anne d'Autriche                       Chocolat à la cour du Roi      

   Jusqu’au 18ème siècle, le chocolat se fabrique de façon artisanale. Le procédé de fabrication est considérablement amélioré à la révolution industrielle et le chocolat connaît son heure de gloire à partir du 19ème siècle. Le perfectionnement des méthodes de production, la sélection des meilleures fèves de cacao et l’amélioration des cultures permettent de fabriquer un produit d’une grande finesse, tel que nous le connaissons actuellement. Au 19ème siècle, le chocolat se diversife : chocolat sous forme liquide et solide, chocolat au lait, bâtons, tablettes, figurines creuses, pralines. Désormais, le chocolat est à la portée de tous ! 

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   Le musée vous propose ensuite une promenade dans le 20ème siècle, commençant par une initiation à la fabrication du chocolat au début du siècle.Entrez dans le monde fabuleux d’une chocolaterie des années 50 où trônent fondoir et ustensiles. La superbe collection de tasses à chocolat du musée (les Mancerinas et les Trembleuses), ainsi que les différents pots à chocolat appelés « chocolatières» en cuivre, en argent et matériaux divers, témoignent de l’engouement grandissant pour la boisson du même nom en Europe. Elle reste jusqu’à la fn du 18e siècle un met raffiné réservé à la noblesse, à la bourgeoisie et au clergé. Le chocolat est proposé en pharmacie et dans les magasins d’épices, dans le premier cas pour adoucir le goût amer, voire franchement mauvais de certains médicaments, dans le second cas pour relever le goût des mets. Le chocolat ne sera apprécié pour lui-même que vers la fn du 18ème, début du 19ème siècle.

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    Troisième Partie du musée

   Cette dernière partie aborde l’aspect contemporain du chocolat. Plusieurs espaces vous permettront d’affiner vos connaissances du chocolat et de confirmer ses nombreuses qualités.Dans notre centre de démonstration il vous sera expliqué de façon détaillée comment fabriquer les meilleurs chocolats, ce qu’il faut faire, et surtout éviter, pour obtenir des produits chocolatés à la fois brillants et croquants. Vous pourrez déguster les chocolats que nous élaborons sur place . Vous aurez également l’opportunité d’assister à la projection d’un documentaire retraçant l’ensemble des étapes de la production du chocolat, depuis la culture de cacao jusqu’à sa transformation finale en chocolat. Nous vous présentons également dans cette partie l’aspect « santé » du chocolat. Car c’est un aliment qui a la réputation de posséder de nombreuses propriétés bénéfiques auxquelles on s’intéresse de plus en plus.

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   Avant de quitter notre musée, passez donc par la boutique qui vous propose de nombreux ouvrages vous permettant d’étendre vos connaissances sur l’histoire et les secrets du chocolat. Vous y trouverez également de nombreux souvenirs originaux et gourmands de votre visite chez Choco-Story – Le musée gourmand du chocolat, comme nos délicieux chocolats, indispensables à la poursuite de votre découverte de ce monde fabuleux, de retour chez vous . 

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   Avant de quitter notre musée, passez donc par la boutique qui vous propose de nombreux ouvrages vous permettant d’étendre vos connaissances sur l’histoire et les secrets du chocolat. Vous y trouverez également de nombreux souvenirs originaux et gourmands de votre visite chez Choco-Story – Le musée gourmand du chocolat, comme nos délicieux chocolats, indispensables à la poursuite de votre découverte de ce monde fabuleux, de retour chez vous. 

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   Profitez des vacances pour venir découvrir cet étonnant musée avec vos enfants ou vos petits enfants !!! Ces derniers ne sont pas oubliés car de nombreuses activités leurs sont proposées à travers des jeux et des ateliers . Ne manquez pas à le fin de votre visite de déguster un excellent chocolat chaud ; plusieurs variétés vous sont proposées .  Bonne visite à tous , je peux vous assurer que vous régalerez dans tous les sens du terme  !!! 

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   Ref. Dossier de presse du Musée du Chocolat 

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10 juillet 2011

LES ARÈNES DE LUTÈCE

  Avec les Thermes de Cluny, les Arènes de Lutèce  sont le seul vestige encore visible du passage des Romains à Lutèce ( Paris ) . Je me propose de vous faire découvrir la passionnante histoire de cet amphithéâtre romain situé au 49 de la rue Monge en plein quartier latin près du Jardin des Plantes . ( on peut y accéder également par la rue de Navarre ( square Capitan ) et la rue des Arènes .

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  Entrée rue Monge            Square Capitan                   Arènes de Lutèce       

  Deux édifices de spectacles ont été retrouvés dans le Paris gallo-romain . Le premier de dimension modeste , s'élevait à une centaine de mètres au sud des Thermes de Cluny . C'est en 1861 que VacquIer Jules-Félix ( ancien militaire passionné d'archéologie ) découvrit les premières structures de ce petit théâtre , probablement construit au II siècle , à l'occasion de travaux dans le sous-sol du lycée Saint-Louis . Ce théâtre de forme semi-circulaire mesurait 72 mètres de diamètre .  La façade située sous le lycée Saint-Louis , était percée d'arcades d'entrée séparées par des piles qui soutenaient les rampes d'escaliers utilisées par les spectateurs . De ce théâtre antique il ne reste de nos jours que quelques substructures non visibles au public . Tandis que les " arènes "    situées à l'est de la ville offraient au public des spectacles de gladiateurs , de combats d'animaux ou de danse , le petit théâtre situé près des Thermes de Cluny devait accueillir les mises en scène plus modeste de pièces traditionnelles . 

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        Lycée Saint-Louis            Théâtre Gallo-romain           Lycée Saint-Louis 

   Les Arènes de Lutèce 

  Cet édifice, qualifié de tout temps d'arènes, est connu depuis le Moyen Age ; des textes le mentionnent au cours du XIIe et XIIIe siècles. Il aurait été restauré à l'époque mérovingienne, mais les preuves ne sont pas absolues. La véritable résurgence du monument date des années 1860, lorsque fut exproprié le grand terrain où était édifié le couvent des augustines de la Congrégation Notre Dame et les jardins attenants, à la même période que le projet de percement de la rue Monge. En 1869 Vacquier découvrit les premier vestiges gallo-romains, peu de temps après la partie nord de l'arène était mise au jour . La France en guerre avec l'Allemagne avaient biend'autres préoccupations à l'époque que la préservation du patrimoine. On autorisa la Compagnie des Omnibus à construire un dépôt sur une partie de l'amphithéâtre qui de ce fait disparaissait au bénéfice de cette nouvelle construction !!! Un scandale éclata remettant en cause cette décision invraisemblable . Il se constitua un institut des savants pour protéger le site. En 1883, la crise était totale car la partie méridionale de l'édifice était à son tour dégagée.

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                  Lutèce                                                   Arènes de Lutèce 

  Le 27 Juillet le président du conseil municipal reçut une lettre de protestation Victor Hugo. Le conseil municipal de Paris répondit rapidement à cette missive, et décida d'acquérir les vestiges de cet amphithéâtre gallo-romain qui furent classés à l'inventaire des monument historique. Un square fut établit sur le site afin de le valoriser.

    Lettre de protestation de Victor Hugo

    Monsieur le président                                                                                  Paris 27 Juillet 1883

  Il n'est pas possible que Paris la ville de l'avenir renonce à la preuve vivante qu'elle a été la ville du passé. Le passé amène l'avenir. Les arènes sont l'antique marque de la grande ville. Elles sont un monument unique. Le conseil municipal qui les détruirait se détruirait en quelque sorte lui-même. Conservez les arènes de Lutèce. Conservez-les à tout prix. Vous ferez une action utile, et, ce qui vaut mieux, vous donnerez un grand exemple. Je vous serre les mains.

      Victor Hugo

  Aujourd'hui on peut voir une partie de l'édifice reconstitué. Cet emplacement pour ce monument au 1er siècle , sous le règne de l'empereur Trajan , avait été choisi pour la topographie du terrain, les architectes avaient réalisé cette construction afin qu'elle bénéficie d'un éclairage au soleil levant. Ceci permettait de plus aux spectateurs d'avoir une vue sur la vallée de la Bièvre, ceci offrait une vision panoramique, sur les collines de Ménilmontant et de Belleville . Cet endroit était un espace de spectacles qui attirait des personnes de toute la région . L 'édifice était de taille mesurant 130 mètres de long sur 100 mètres de large, il était le plus grand semi amphithéâtre connu en Gaule, en effet il pouvait contenir 18.000 spectateurs. 

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   Dans toute ville romaine les édifices réservés au spectacle sont largement supérieurs à ceux réservés aux bains et au sport. On y trouve souvent un théâtre et un amphithéâtre, dans les très grandes villes un Odéon s'ajoute au théâtre. Ces monuments (théâtre et amphithéâtre) sont très chers pour les municipalités, mais leur préservation garantie un certain maintien de la romanisation des masses . 

  Les arènes de Lutèce  un monument de type " mixte " mi-cirque , mi-théâtre 

   L'édifice se compose d'une arène faisant un ovale irrégulier, et qui est légèrement aplati du côté de scène. Cette arène mesure 52,50 mètres sur 46,8 mètres. Cette technique particulière pour dessiner et construire les amphithéâtres était bien connue des romains qui avaient résolu ainsi la construction des gradins concentriques, problème qui ne se pose pas dans la construction d'un théâtre : "son tracé est le résultat de deux coups de compas donnés à partir de centres légèrement écartés l'un de l'autre. L'un dessine le cercle incomplet de la cavea, et cette ligne circulaire permet de tracer tous les gradins sur le plan parfaitement concentrique ; l'autre forme de côté de arène moins curviligne, et le raccord des gradins et de la scène ne pouvant se faire dans ces conditions, un espace triangulaire les sépare, de chaque coté l'un de l'autre." Cette construction est originale et surtout met en valeur une avancée architecturale de taille. 



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  L'arène ne comporte pas de fosse centrale mais elle est entouré d'un mur de Podium d'une hauteur de 2 mètres 50. Il y avait certainement dans une partie jouxtant le mur un couloir qui contenait les accès aux premiers gradins. Dans le mur on découvre la présence de petites niches qui pouvaient servir de petites chapelles de culte, plutôt que de coulisses . Sous les premiers gradins étaient creusés cinq petits réduits ( carceres )  qui menaient directement aux arènes. Les deux grandes entrées munies de solides grilles, formant chacune trois portes, une grande au milieu et deux petites sur les côtés permettent de penser que les conditions de sécurité étaient remplies car l'arène étaient en grande partie réservée à des exhibitions de combat d'hommes et d'animaux sauvages .  



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                         Les cages à fauves ou "Carceres"                  Gladiateurs 


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                                Loges des acteurs                                           Gradins 

   On peut encore coir l'emplacement de la loge des acteurs , la plate-forme de la scène et les éléments lapidaires .C'est l'architecte Jules Formigé qui a été chargé des grands travaux de reconstruction . Les promoteurs immobiliers ont tenté en vain de dénaturer le site en voulant raser en 1980 ces vestiges pour bâtir un lotissement !!! Le square attenant comporte un monument en pierre à Gabriel Mortillet 1821-1898 ( archéologie et anthropologue ) édifié par.La Penne en 1905 à qui l'on doit également la fontaine Cuvier près de l'entrée du Jardin des Plantes , les éléments de bronze ont hélas disparu en 1942 . Ils ont été fondus pendant la guerre durant l'occupation comme hélas bon nombre de statues de bronze à Paris 

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  Aujourd'hui l'arène ne voit plus défiler de gladiateurs, à moins que l'on appelle ici les gamins du quartier qui viennent y jouer au football ou les amateurs assidus de pétanque. À l'occasion on peut y croiser un groupe de scouts chantant même si le lieu est principalement visité par des amoureux ou des voisins venus promener leur chien . A votre tour de vous laisser tenter par ce petit retour dans le passé gallo-romain de Paris !!! 

 Ref. Lycée Le Rebours 

 


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