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                             Rue Galande                                                        Rue Galande en 1866  

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                                                   Rue Galande  -  Plan Turgot 

    Partons ensemble aujourd'hui  à la découverte de la rue Galande . La riche histoire de cette rue pittoresque du quartier latin , datant du Moyen-âge , n'a pas fini de vous surprendre ! Cette rue d'une longueur de 165 m. et d'une largeur de 8 m. se trouve dans Vème arrondissement . Elle commence au 2 de la rue des Anglais et au 10 de la rue Lagrange pour se terminer  au 1 de la rue Saint-Jacques 

        La Rue Galande   

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                      La rue Galande en 1866 - Photographie de Charles Marville 

   Cette rue constituait jadis  le commencement de l'ancienne voie romaine partant de la rue de la Montagne -Sainte-Geneviève  qui se dirigeait vers Lyon et Rome en empruntant les rues Descartes , Mouffetard , l'avenue des Gobelins et de porte d'Italie . Elle prit en 1202 le nom de Garlande ( déformée peu à peu en Galande ) . Elle traversait le clos Garlande propriété de Mathilde de Garlande , épouse de Mathieu de Montmorency . Cette rue permettait aussi de se rendre de la Cité au abbayes de Sainte-Geneviève et Saint-Victor ainsi qu'aux nombreux collèges du Quartier Latin . Portée à 8 mètres de large en 1672 elle était habitée au XVIIème siècle par des gens d'épée et de robes . Puis vint son déclin . Au début du XXème siècle elle était devenue l'une des plus mal fréquentée de la capitale . Le dégagement de l'église Saint-Julien-le-Pauvre et le percement des rue Lagrange en 1887 et celui de la rue Dante en 1896 l'ont beaucoup modifiée .

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                                                                 La rue Galande en 1866

      Le Cimetière Juif de la rue Galande 

     Les communautés juives de la Cité et de la rue de la Harpe ont eu de 1198 à 1270  un cimetière situé entre la rue les rues Galande et Domat probablement au n°47 de la rue Galnde et au n°12 de la rue de la Harpe . L'emplacement du cimetière juif de la rue Galande avait déjà servi de lieu de sépulture à l'époque gallo-romaine . En 1270 Philippe III le Hardi successeurde Saint-Louis décida que les juifs n'auraient plus qu'une seule  synagogue et un seul cimetière à Paris . On n'a retrouvé aucune pierre tombales de ce cimetière contrairement à celui du cimetière juif de la rue de la Harpe , ce qui laisse supposer qu'il avait été surtout affecté à des juifs de connditions modestes . 

     

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                            Stèles provenant du cimetière juif de la rue de la Harpe 

     Quelques maisons médiévale de la rue Galande 

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                                                La Légende de Saint-Julien l'Hospitalier 

    Au n° 42 de la rue Galande se trouvait autrefois la " Maison de la Heuse " ( la heuse était une chaussure montante à cuir mou )  . Au dessus de la maison actuelle se trouve un bas-relief en pierre du XIVème siècle encastré dans la façade représentant la légende de Saint-Julien l'Hospitalier . Il représente Saint-Julien et sa femme  dans une barque passants le Christ vers une chapelle située sur l'autre rive . Cette sculpture , mentionnée en 1380 , est la plus vieille enseigne de Paris . 

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                                                     Maisons à pignons  de la rue Galande       

   Aux n° 29 et 31 de la rue Galande se trouve des maisons à pignons datant du Moyen-âge . Le pignon de bois de la première date de la fin du règne de Louis XI environ en 1480 . Les solives sont sulptées . Le pignon, entre le XVe et le XVIIe siècle, supportait la poutre principale de la charpente d’une maison ou d’un commerce. Par extension, l’expression a évolué en désignant le fait de posséder un bien immobilier plutôt riche. Aujourd’hui , " avoir pignon sur rue " traduit une certaine notoriété et aisance  à son propriétaire. 

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                                    Emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Blaise-Saint-Louis 

    Au n°48 de la rue Galande se trouvait l'ancienne chapelle Saint-Blaise-Saint-Louis construite vers 1200 . Elle était une annexe du prieuré de Saint-Julien-le-Pauvre . Les maçons et les charpentiers y installèrent leur leur confrérie au XIIIème siècle . Cette chapelle fut démolie en 1770 . L'administration des hospices vendit son terrain en 1812 et on y construisit une maison dans laquelle furent emplyées les pierre de l'anique chapelle .  

 

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                                                  Cabaret du " Chateau rouge " rue Galande 

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                                                             Le Caveau des Oubliettes 

  Au 52 de la rue Galande se trouvait une prison construite sous le roi capétien Philippe-Auguste . Il  avait fait creuser ces geôles pour y jeter les ennemis de la couronne et les adeptes de la magie noire. Sans plus de procès , une trappe s'ouvrait sous les pieds des coupables qui étaient précipités aux oubliettes, où ils croupissaient jusqu'à ce que le sous-sol soit inondé avec les eaux de la Seine voisine . Ce lieu laissé à l'abandon a été transformé en 1920 en cabaret où les clients buvaient de l'hydromel tout en chantant de vieilles chansons du Moyen-âge . Le Caveau des Oubliettes était décoré de cages contenant les crânes des suppliciés , en plus il abritait  un " musée de la torture " où l'on pouvait voir une guillotine qui avait été utilisée pendant la Révolution à Nantes . En 2011 un collectionneur russe en fit l'acquisition . Transformé en club de jazz , il est aujourd'hui fermé et en liquidation Judiciare .

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                                                      Le cabaret du Chateau rouge 

   Au n° 57 de la rue Galande se trouvait au fond d'une cour le cabaret du " Chateau rouge " ( ouvrez le lien ci-contre ) . Le cabaret du Château-Rouge surnommé " La guillotine " , était le lieu le plus mal famé du quartier de la place Maubert. Entre l'allée d'un  hôtel louche et la porte  d'un "assommoir" s'ouvrait un long couloir  étroit . L'entrée du cabaret , était une vaste et close chambrée , de sordides buveurs attablés, hommes en blouses et filles crottées , abrutis par l'alcool . L'arrière boutique était réservée aux riches souteneurs en vestes de velours et casquettes à pont . Le raide , la verte et le gros-rouge étaient les seules boissons consommées dans ce lieu . C’était un asile de nuit pour vagabonds qui moyennant quelques centimes,  étaient admis à « dormir à la corde», c’est-à-dire assis sur un banc,  la tête appuyée contre une corde qu’on lâchait à deux heures du matin . Les pauvres bougres étaient alors jetés à la rue par le patron armé d’un nerf de bœuf, aidé dans sa triste besogne par des garçons qu’il a recruté parmi des lutteurs .

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                                                                         " Chez Odette "

    Au 77 de la rue Galande se trouve au pied d'un immeuble du XVII-me siècle un comptoir à cou portant le nom de " Chez Odette " . Au premier étage se trouve un salon de thé minimaliste et rétro offrant une vue imprenable sur Notre-Dame de Paris , à admirer en dégustant de délicieux  choux accompagnés d’un vrai chocolat chaud , d'un thé ou d'un café . Sol en damier de marbre , murs en marqueterie et Art déco , " Chez Odette "  ressuscite l’univers des Années folles. La musique rétro diffusée dans la boutique achève de nous faire voyager dans le temps .

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                                                      " Adulis " - Café abyssinien 

    Au 46 de la rue Galande se trouve installé depuis peu  un délicieux restaurant abyssinien  " Adulis "  où je suis allé déjeuner . L'accueil y est des plus chaleureux et les plats abyssiniens , très copieux , sont excellents et à prix très modiques . Ce restaurant vend  en outre des variétés de cafés du monde entier qu'ils torréfient eux-même . Vous pouvez les acheter en grains où moulus par leurs soins . 

   Ne manquez lors de l'une de vos prochaines promenades dans le quartier latin de vous promener dans cette rue ô combien chargée d'histoire  , et pour quoi pas aller découvrir la cuisine éthiopienne .