LE PIETON DE PARIS

29 août 2017

LA FONTAINE DE LA PETITE HALLE

   

   18581936_1368431816576624_1602139024033439635_n    pa00086535

                                        La Fontaine de la Petite-Halle ( Fontaine de Montreuil )

      Partons ensemble à la découverte de l'histoire de la Fontaine de la Petite-Halle qui se trouve  place Antoine Béclère , à l'angle du 184 de la rue du Faubourg Saint-Antoine et de la rue de Montreuil à la sortie du métro Faidherbe-Chaligny .

        La Petite-Halle

    On pouvait voir jusqu'en 1940 devant l'hôpital Saint-Antoine sur la pointe que forme la rencontre des rues du Faubourg Saint-Antoine et de Montreuil un ensemble constitué par un marché couvert , dit la " Petite-Halle " construit en 1643 devant l'abbaye Saint-Antoine  des Champs . La Mère abbesse avait annexé à ce petit marché une boucherie de dix étaux dont elle avait le monopole de la vente de la viande dans tout le faubourg . L'abbaye Saint-Antoine des Champs fut confisquée à la Révolution de les bâtiments conventuels abritèrent un hôpital appelé de l'Est en 1795 . et qui prit en 1796 le nom d'hôpital Saint-Antoine . A ses côtés, la fontaine de la Petite-Halle fut érigée en 1719 , un corps de garde avait accolé à cette fontaine .

                  abbayestantoine2   

                                          Abbaye Saint-Antoine des Champs

                  Docteur_Antoine_Beclere_place_du_Petite_Halle_36

                                                        La Petite-Halle

                               cvb  

               xcv

                          Le corps de garde , la fontaine et la Petite - Halle

 

        La Fontaine de la Petite-Halle

 

               18619920_1368433159909823_3229349209757383666_n

                                           La fontaine de la Petite-Halle 

     A coté de la Petite-Halle on édifia en 1719 une des fontaines prévues pour désservir le la faubourg Saint-Antoine . Cette fontaine dont Louis XV avait posé la première fut contruite par Jean Beausire . Elle fut achevée en 1710 . Elle est constituée d'un bâtiment isolé de toutes parts , de plan carré, en pierre de taille . Les façades sont composées de deux pilastres portant un fronton triangulaire . Entre les pilastres sont des arcades aveugles à clef saillante passante et pendante dont le tympan est percé d'un oculus sur les côtés est et ouest  et qui ouvrent, sur les deux autres côtés , sur une niche concave circulaire au sol voûtée en coquille appareillée en panache . L'eau s'écoule de la bouche de mascarons métalliques à figure humaine . Cette fontaine était alimentée  par la pompe à feu de Chaillot .

            P1330637_Paris_XI_Fontaine_de_la_Petite-Halle_rwk    sdnj

                                                       P1240193

                                                             Mascaron de la fontaine de la Petite-Halle

    A leur emplacement , se trouve aujourd’hui un petit square  . La fontaine de la Petite-Halle existe toujours , mais parait bien isolée, et hélas  rien ne rappelle l'histoire des lieux....  ( Ref. Patrick Marsaud - John d'Orbigny )

         

  

     

 

 

 

Posté par jacauber à 17:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]


30 juillet 2017

LE THÉÂTRE DE GRENELLE

 

                     vbbb

                     2866

                                                     Le Théâtre de Grenelle

    Partons ensemble à la découverte du théâtre de Grenelle aujourd'hui disparu . Ce Théâtre de Grenelle se trouvait 55 rue de la Croix-Nivert dans le XVème arrondissement .

    La rue de la Croix-Nivert

                    lecourbe2

                               Angle de la  rue Lecourbe et de la rue de la Croix-Nivert

   Ancienne voie des communes de Vaugirard et de Grenelle,  cette voie existait à l'état de chemin en 1730 .  En 1623 était édifiée à l'intersection de nos rue de Lourmel et Lecourbe une croix que les habitants de l'époque appelèrent la  " Croix Nivert " , dû sans doute au nom de son premier propriétaire . Le nom de Croix-Nivert fut donné à la rue qui remplaça cet ancien chemin . Cette rue sera prolongée en 1875 jusqu'à la rue de Vaugirard afin de relier la rue Lecourbe à la gare du chemin de fer de la petite ceinture .

    Le Théâtre de Grenelle

    Deux ans avant la réunion de l'agglomération de Grenelle à la commune de Vaugirard ( 22 octobre 1830 ) un théâtre fut construit pour le divertissement de ses habitants au 55 de la rue de la Croix-Nivert .

                            aze_card08021-1376_001

                                        Le Théâtre de Grenelle en 1860

    Le Théâtre de Grenelle est inaugurée en 1828 . La salle de 1.300 places avec façade décorée des statues d'Euterpe et et d'Appolon sera restaurée en 1837 . Son exploitation est confiée à la veuve de Sevestre  et à ses fils qui l'administrèrent mal jusqu'à ce que leur fût retiré en 1852 le privilège conféré par Louis XVIII . Ils furent remplacés par Henri Larochelle qui l'adminisra jusqu'à sa mort en 1884 .  Du fait de la médiocrité des spectacles proposés, le théâtre périclite rapidement.  Le théâtre ferme définitivement en 1929  année de son centenaire . Il est alors détruit et remplacé par des immeubles modernes et par une salle de cinéma  " Le Palace " , jusqu'en 1983. C'est maintenant un lieu de prière pour les Ismaéliens de la région parisienne (Fondation Aga Khan) .

                 carte-postales-anciennes-Paris-Théatre-de-Grenelle-582x367  

    55171-5    aff-0258

                                                           Le Théâtre de Grenelle

                     th193

                                            Entrée de 'ancien cinéma " Le Palace "

    Décidemmenr le  cinéma " Le Palace " n'aura pas eu plus de chance que le théâtre de Grenelle ! Tous deux ne connurent qu'un succès éphémère .

                                   

                      

Posté par jacauber à 14:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 mai 2017

LA VILLA DU PRÉ

 

                           villa du pré

                                                     la Villa du Pré " au Pré-Saint-Gervais 

    Quittons pour une fois le sol parisien pour nous rendre au Pré-Saint-Gervais  situé dans la banlieue nord de Paris , non loin de la Porte des Lilas à la découverte de la Villa du Pré . Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir , à quelques pas de la mairie du Pré-Saint-Gervais au 73 de la rue André Joineau  , un véritable petit hameau de verdure hors du temps avec ses petites pavillons , ses ruelles et ses passages au charme bucolique . 

        P1230325     P1230362

        P1230320     P1230324

        P1230306     P1230288

                                                                               La " Villa du Pré " 

          Histoire de la " Villa du Pré " 

     La "  Villa du Pré " , ruelles bordées de jolies maisons du XIXe siècle est une ville dans la ville et un exemple du mode de vie de la classe moyenne et « petit-bourgeois » sous Napoléon . Il s’agit d’un ensemble pittoresque de maisons individuelles construites autour de petites rues plantées de grands arbres auquel on accède principalement par un porche voûté du 73-75, rue André Joineau . La  " Villa du Pré " compte deux cents pavillons et jardinets . La diversité architecturale , d’implantation , de volume des pavillons et les accès confidentiels du site (porches, escaliers , chemins étroits) lui confère une ambiance particulière très prisée par les Gervaisiens et les Parisiens en ballade . Ancienne Villa Gide , la Villa du Pré devint au XIXème siècle une propriété gérée par un syndic . La Villa du Pré, est créée en 1830 par Monsieur Gide , un riche entrepreneur parisien . Monsieur Gide possédait à cet emplacement une grande propriété agricole dont il voulut exploiter le sous-sol en carrière de gypse , mais la municipalité de l’époque lui en refusa l’autorisation d’exploitation . C’est alors qu’il décida de lotir sa propriété en deux cents lots pour y réaliser maisons avec jardinets , qu’il va vendre à des petits bourgeois et des rentiers modestes attirés par le cadre de vie gervaisien . En 1955, le syndic accepte qu’elle fasse partie intégrante de la commune. ( Ref. SIte de la " Villa du Pré " ) . 

       

     P1230303     P1230300

     P1230287    P1230364

                                                                           La  " Villa du Pré " 

   Ne manquez pas d'aller visiter  la " Villa du Pré " vous ne le regretterez pas !  Profitez de cette occasion pour aller voir le  " regard " ((ouverture permettant la visite et surveillance des conduits ) du Pré-Saint-Gervais qui de trouve sur la place de la mairie . C'est avec celui du " Trou Morin " ( situé boulevard Serruruer en contrebas du boulevard périphérique ) les deux regards encore visibles de nos jours au Pré-Saint-Gervais . 

        P1230276      P1230272

              qwxv    unnamed

              Regard du Pré-Saint-Gervais   ( Fontaine Louis XII )                       Regard du " Trou Morin " 

                         

         

 

Posté par jacauber à 13:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 mai 2017

LE PONT DE BERCY

 

                    le-pont-de-bercy-depuis-la-passerelle-simone-de-beauvoir

                                                    Le pont  de Bercy 

    Partons ensemble à la découverte de l'histoire du viaduc de Bercy qui se trouve dans le XIIIème arrondissement . Souvenons-nous qu'à cette époque Bercy était un petit Village qui sera rattaché à Paris en 1864 . 

        L'ancien pont de Bercy

   Le premier pont de Bercy était pont suspendu de trois travées à la hauteur de la barrière de la Rapée construite par Nicolas Ledoux aux abords de la Salpêtrière . Il fut construit en 1831 par Bayard et Vergès pour remplacer un bac qui transportait voyageurs et marchandises  . Il fut inauguré le 24 janvier 1832 par Louis-Philippe  . L'ancien pont disposait d'un péage jusqu'en 1861 . Les coûts étaient de , un sou par piéton et trois sous par cabriolet ( y compris pour les personnes transportées ) et de cinq sous par voiture à quatre roues attelée à deux chevaux . Ce pont suspendu soumis à un trafic intense fit craindre qu'il ne s'effondre un jour , d'un tonnage  insuffisant il fut  remplacé en 1863 par un ouvrage en maçonnerie plus solide . 

                     Capture

                                               La Barrière de de la Rapée 

 

                                 sdc

                                          L'ancien pont suspendu de Bercy 

           Le nouveau pont de Bercy 

   En 1863-1864 , un nouveau pont en pierre est bâti sur les plans de l’ingénieur Garnuchot . inauguré en 1864 par Napoléon III , il  comporte 5 arches elliptiques et 6 piliers . Sa longueur est de 175 m , la longueur des cinq travées est 29 m. La largeur de la poutre est de 19 m . Sa reconstruction s’inscrivant dans le cadre de la rénovation globale de la capitale voulue par Napoléon III et portée par le baron Haussmann . 

     1376127473-75-Viaduc-de-Bercy-72-ELD  1368945320-1

                                                           Le nouveau pont de Bercy

   En 1904, le pont de Bercy est élargi à 5,5m afin de pouvoir accueillir le viaduc du métro . En 1971 la ligne 6 ( Étoile-Nation ) en partie aérienne sera équipée de nouvelles rames de métro roulant sur pneumatiques afin de réduire les nuisances pour les  riverains lors de son parcours aérien de 6 kilomètres .                                                   

     P1200767    P1200798

     P1200759    P1200747

                                            Rames de métro sur pneumatiques 

   Entre 1989 à 1992, le pont est à nouveau élargi et prend son aspect actuel : trois voies supplémentaires sont créées. Le pont est réalisé en béton armé habillé de pierre . En 1986 , la décision fut prise d'élargir le pont afin de créer trois voies supplémentaires . Le projet retenu proposait de doubler l'édifice en lui accolant un pont parfaitement symétrique par rapport au viaduc du métro . Bien qu'identique en tout point à l'original , tant au niveau des piles que des travées, le nouveau pont est bâti en béton armé et recouvert d'un habillage en pierre. Les travaux débutèrent en 1989 et le pont fut livré en 1992 , après avoir gagné 16 m de large pour une largeur totale de 35 mètres . Cette réalisation fut confiée à l'architecte néo-classique Christian Langlois (1924-2007) , spécialisé dans la restauration et l'extension de bâtiments anciens . Il comprend un viaduc ferroviaire pour la ligne 6 du métro au-dessus du niveau réservé à la circulation automobile .

       P1200832    P1200849

       P1200854    P1200863

                          P1200787

                                                       Le pont de Bercy 

   Ne manquez pas lors de l'une promenade dans ce quartier de vous promener sous le pont de Bercy . Vous avez des vues magnifiques du Ministère des Finances , de la grande Bibliothèque de France et du viaduc d'Austerlitz . 

                                                                                                

                                                                                

                                                                                                                                      

                     

Posté par jacauber à 16:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 mars 2017

CITÉ JANDELLE

 

                                 csdff

                                 P1050450

                                                                   La Cité Jandelle 

      Partons aujourd'hui ensemble à la découverte de la Cité Jandelle . Elle se trouve  située entre le 53 et le 55 de la rue Rébeval dans le XIXème arrondissement . Cette voie qui se termine en impasse mesure 115 m de long pour une largeur de 3.6 m . Elle fut  ouverte en 1846 , située dans l'ancienne commune de Belleville jusqu'en 1860 date de son rattachement à Paris , elle  porte le nom de son ancien propriétaire l'architecte Edouard Jandelle . C'est aujourd'hui  une ruelle privée ouverte à la circulation le 23 juin 1959 .

      La Rue Rébeval

     Cette ancienne rue de Belleville  est l'ancien Chemin de Saint-Laurent de 1672 qui conduisait de Belleville vers le quartier parisien de Saint-Laurent par le chemin de la Chopinette . Appelée rue Saint-Laurent de 1837 à 1864 date à laquelle elle reçut le nom du Lieutenant Général Joseh Boyer de Rébeval ( 1768-1822 ) qui s'illustra héroïquement  dans presque toutes les campagnes de la Révolution et l'Empire . Toutes les anciennes rues situées du côté impairs de la rue Rébeval se heurtaient à la butte de Chaumont d'où elles pouvaient atteindre , soit les nombreuses carrières de Gypses situées au pied de la butte , soit les moulins édifiés à son sommet .  Je vous invité à découvrir le remarquable site sur l'histoire de Belleville intitulé   " Plateauhassard "

        60bbce_98270243aa81433cac786715caaeb2b4         export (10)

             Carrières de la butte Chaumont                                         Moulins de la butte Chaumont 

        Edouard Jandelle-Ramier

    La cité Jandelle porte le nom d'un ancien propriétaire,   Edouard Jandelle-Ramier architecte et entrepreneur de maçonnerie bellevillois à qui l'on doit notamment le célèbre Parisiana  , un café-concert ouvert en 1894 au 27 boulevard Poissonnière . Le Parisiana  était un " caf'conc " très à la mode , ne désemplissant jamais et rencontrant un énorme succès . Fermé en 1910 pour raison de travaux de sécurité non effectués , il fut l'un des premiers lieux d'exploitation du cinématographe sous le nom de Parisiana cinéma surnommé le " roi des cinémas " en raison de ses 1.500 places assises  . En 1937 il sera transformé en salle de concert . En 1957, le Parisiana cinéma  est racheté par la " Gaumont " qui le modernise et il  devient le " Richelieu-Gaumont " avec 1 800 places assises. Par la suite, le cinéma s'agrandit avec la création de cinq salles. Malgré ces transformations, le cinéma ferme définitivement en 1987  pour faire place à un grand magasin de jouet " La grande Récré " .  

        le-Parisiana-concert-582x379     1925a21b4b1ce6002a408e3f4af05c23

                  Café-Concert le Parisiana                                                   Cinéma le Parisiana 

              marguerite_du_perret_parisian129899_2       parisiana_concert_albens126646_0       h_fragson_parisiana_concert130025_2

                                                             Le Parisiana - Concert 

    La Cité Jandelle 

   Parmi les horribles tours d'habitation modernes , les immeubles haussmanniens bordant le parc des Buttes Chaumont et les constructions de l'entre-deux-guerres , il demeure encore quelques  petits passages préservés  où il fait bon vivre et se promener  avec des maisons individuelles comme celles de la Cité Jandelle témoins d'une époque où Belleville était un petit village . Un havre de paix loin de l'agitation  des rues avoisinantes . Mais pour combien de temps encore .... 

       IMG53220     IMG5320x0

       P1050447     P1050448

       P1050449     P1050444

     P1050464   IMG53230   P1050446                 P1050457  P1050468

     P1050454    P1050455

                                                                     La Cité Jandelle 

    Profitez d'une belle journée printemps pour aller découvrir cette jolie petite ruelle , témoin d'un Paris hélas de plus en plus menacé par l'avidité croissante des promoteurs immobiliers et de la mairie de Paris qui se soucie bien peu de la sauvegarde du patrimoine parisien  . Vous passerez un bon moment , bonne promenade . 

    

   

 

 

  

Posté par jacauber à 18:38 - Commentaires [1] - Permalien [#]


22 février 2017

COLLÈGE DES IRLANDAIS

                       cvv                      

                                         paris fev 2017 058

                                         unnamed

                                                     Le Collège des Irlandais 

   Partons ensemble à la découverte du Collège des Irlandais , un lieu méconnu de nombreux parisien situé au n°5 de la rue des Irlandais non loin du Panthéon . C'est , avec le Collège des Écossais situé au n°65 de la rue du Cardinal Lemoine ,  les seuls collèges de  la Montagne Sainte-Geneviève encore visibles  de nos jours . 

      Rue des Irlandais 

            rue_du_cheval_vert_turgot-43926

            eerr

                                          Rue du Cheval-Vert 

   La rue des Irlandais existait en 1602 sous le nom du  Cheval-Vert dû à la couleur d'une enseigne ornant d'une teinturerie . Elle reçut le 6 février 1807 suite à un décret napoléonien le nom de rue des Irlandais à la demande du proviseur du Collège des Irlandais  situé dans cette rue .  

      Le Collège des Irlandais  

  Le Collège des Lombards fut fondé en 1334 par Monseigneur André Ghini , évêque d'Arras , pour accueillir des élèves italiens démunis . On attribue au Père John Lee, de Waterford, la création en 1578 de la toute première communauté collégiale irlandaise à l’étranger six de ses étudiants avaient alors intégré le Collège de Montaigu de l’Université de Paris . Ce collège se trouvait place du Panthéon . 

                                      zzzz

                                                   Le Collège de Montaigu

 En 1677 Louis XIV fit du collège des Lombards la résidence d’une communauté de séminaristes et de prêtres irlandais . Ce collège était situé rue des Carmes à Paris . Cette communauté irlandaise était partagée entre un séminaire pour les étudiants ecclésiastiques irlandais et une maison de retraite pour pour les prêtres réfugiés en France . En 1775  les étudiants déménagèrent au sein d’un nouveau bâtiment construit par l'architecte Bélanger père rue du Cheval Vert , qui devint le Collège des Irlandais. Le séminaire des Irlandais fut quand à lui fermé en 1793 . Ce bâtiment était un ancien hôtel particulier acheté en 1769 par Lawrence Kelly , alors préfet du collège des Lombards , et rénové spécialement pour les accueillir . 

    DSC02301      Centre_culturel_irlandais

    DSC02298      CollegeIrlandaisBx

                         unnamed (1)

    Le Collège des Irlandais  fut confisqué  pendant la Révolution française de 1793 à 1802 et devint une école pour jeunes français . Napoléon Ier unifia les collèges irlandais de Toulouse, Bordeaux, Nantes, Douai, Lille, Anvers, Louvain et Paris et les fusionna en un seul établissement situé rue du Cheval-Vert . Durant les siècles suivants le collège reprit son activité de séminaire pour étudiants irlandais. Durant la guerre de 1870 il servit d’hôpital aux soldats blessés. 

                          DSC02305

   Il fut ensuite utilisé comme refuge par l’armée américaine en 1945, puis il fut occupé par le séminaire polonais entre 1945 et 1997. À ce dernier titre, il a reçu plusieurs fois la visite du pape polonais Jean-Paul II . Entre 2000 et 2002 furent lancés d’importants travaux de restauration du bâtiment . Le 18 octobre 2002 le Centre Culturel Irlandais de Paris fut inauguré . C’est le seul Centre Culturel Irlandais dans le monde . La création du Centre Culturel Irlandais est une initiative du gouvernement irlandais. Son financement est assuré par une Fondation .

          unnamed (2)     zeui

                                                                       Collège des Irlandais 

      La Chapelle du Collège des Irlandais Collège des Irlandais 

   Consacrée à Saint-Patrick apôtre de l'Irlande , la chapelle du Collège des Irlandais a été conçue pour la pratique religieuse de la communauté irlandaise . L’une des particularités de cette chapelle réside en ce que les bancs ne sont pas dirigés vers l’autel mais se font face. L’intérieur d’origine a été remplacé aux environs de 1860 par une décoration ornementale riche, toujours visible aujourd’hui . On peut y voir le buste de John Lee fondateur de la communauté irlandaise  et de Patrice Maginn qui l'installa dans le Collège des Lombards . Au-dessus de l’autel se trouve la statue de la Vierge à l’Enfant, qui provient sans doute du Collège des Lombards . Au mur on peut voir un tableau représentant Patrick d'Irlande repoussant les serpents hors d’Irlande (allusion à la légende de Saint Patrick), ainsi qu’un tableau de Sainte Brigitte d'Irlande . Un aumônier irlandais nommé par l'assemblée des évêques d'Irlande auprès de la communauté irlandaise  de France célèbre tous les dimanches la messe dans la chapelle .

     unnamed (3)     unnamed (4)

                                                    unnamed (5)

                                                             La chapelle du Collège des Irlandais 

    La bibliothèque du Collège des Irlandais 

   La Bibliothèque du collège est quant à elle située dans une austère salle voûtée, au-dessus de la chapelle. Sa collection d’origine fut entièrement perdue au cours de la Révolution. La collection actuelle de 8 000 ouvrages, dont près de la moitié date du XVe au XVIIIe siècle , regroupe des livres et manuscrits provenant d’établissements religieux dissous, en particulier anglophones (comme le Collège des Écossais et le Séminaire Anglais à Paris), ainsi que des ouvrages acquis au cours du XIXe siècle présentant un intérêt irlandais .

       OldLibraryVisit_Mar2017_620_385_c1      bibliothque-5-centre-culturel-irlandais

                                                       mlnj

                                                              La bibliothèque du Collège des Irlandais 

     Le Centre Culturel Irlandais 

    L’objectif du Centre Culturel Irlandais est de présenter un large éventail de la culture irlandaise contemporaine sous tous ses aspects : cinéma, arts visuels, théâtre, littérature , musique, etc. Un programme culturel est ainsi mis en œuvre et propose tout au long de l’année des évènements ouverts à tous tels que des expositions, concerts, rencontres, conférences et projections de films . Ouverte à tous , la médiathèque met à la disposition de ses usagers plusieurs milliers de documents en anglais et en français consacrés à l’Irlande , son histoire et sa culture ( livres , journaux , DVD , CD de musique et CD ROM ) . Le Centre possède aussi une fonction d’hébergement puisqu’il dispose de 45 chambres louées à des étudiants irlandais étudiant en France ou mises à disposition des artistes venant en résidence dans le cadre du programme culturel .

    centre_culturel_irlandais_paul_seawright_9       Seawright+Paris+2014

                                    FD27604-1-768x513

                                               Exposition et concert au  Centre Culturel Irlandais 

   Ne manquez pas lors de l'une de vos prochaines promenades d'aller visiter le Collège des Irlandais je peux vous assurer que vous passerez un moment bien au calme loin de l'agitation des rues avoisinantes . Peut-être aurez la chance de visiter une exposition en cours ou d'assister à un concert . Vous pouvez consulter le site ci-joint agenda du Centre Cuturel Irlandais avant de faire  votre visite . Bonne promenade . 

                                                            

 

 

 

 

   

      

Posté par jacauber à 10:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]

23 janvier 2017

CITÉ DU FIGUIER

 

                    www

                 FGH     P1240473

                                               Cité du Figuier 

    Partons ensemble à la découverte de la pittoresque Cité du Figuier . Son entrée se trouve située au 104 de la rue Oberkampf dans le XIème arrondissement de Paris . Cette rue possède également au 154 la Cité Durmar , tout aussi pittoresque et que je me propose de vous découvrir dans un de mes  prochains articles . 

    La rue Oberkampf

   Autrefois cette rue était un chemin raide et escarpé qui conduisait au village de Mesnil-Maudan ( aujourd'hui Ménilmontant , dont la pente ne fut adoucie qu'en 1762 . Cette rue s'appelait au milieu du XVIIIème siècle chemin de Mesnil-Maudan , puis de Mesnil-Mautemps entre le boulevard des Filles du Calvaire et de la rue de la Folie-Méricourt , puis le nom d'un échevin nommé Chapus entre la rue Amelot et de la Folie-Méricourt . Elle se prolongeait enttre les rue de la Folie-Méricourt et  Saint-Maur par la rue de la Roulette ( nom dû au bureau d'octroi monté sur roues situé au carrefour de la rue de la Folie-Méricourt ; puis de la rue Saint-Maur au boulevard de Ménilmontant par la rue de la Haute-Borne . Ces trois rues fusionnèrent et prirent le nom de Ménilmontant en 1806 , puis d'Oberkampf en 1864 , du nom de Guillaume Oberkampf qui créa la manufacture royale de toile imprimée de Jouy-en-Josas plus connue sous le nom de " toile Jouy " . La toile de Jouy est une étoffe de coton dite " indienne " sur laquelle sont représentés des personnages avec décors ou des paysages . Les dessins sont le plus souvent monochromes , rouges ou violets (aubergine) sur fond écru ou bistre mais peuvent se décliner dans d'autres coloris, rose, bleu clair ou marine, vert clair ou foncé voire beige ou gris. Parfois, les couleurs sont inversées, c'est-à-dire qu'on peut avoir des dessins de teinte écrue ou bistre sur des fonds colorés.

 Je vous recommande de vous rendre sur le blog " Paris , rue du Pressoir " qui traite remarquablement bien l'histoire de Belleville et de Ménilmontant . 

    884856830   gklm

         Rue de Ménilmontant au XIXème siècle                                 Barrière de Ménilmontant 

                                              Christophe-Philippe Oberkampf2 

                                                 Christophe-Philippe Oberkampf ( 1738-1815 )

   La-Manufacture-de-Jouy         La fête de la Fédération

 Manufacture Royale de toile imprimée à Jouy-en-Josas                           Toile de Jouy 

     Ne manquez pas d'aller visiter à Jouy-en-Josas le superbe Musée Oberkampf consacré à l'histoire de Manufacture Royale de toile imprimée fondé en 1760 par Guillaume-Philippe Oberkampf . 

     La Cité du Figuier 

   Cette impasse pavée et verdoyante semble être coupée de la ville . Profitez de ce havre de paix en plein Paris loin de l'agitation des rues avoisinantes . Cette impasse est bordée de maisons basses et souvent colorées qui ont une histoire particulière. Elles étaient autrefois occupées par des ateliers et logeaient les ouvriers qui y travaillaient. D’où cette architecture industrielle que les nouveaux propriétaires ont su mettre en valeur. Aujourd’hui des artistes, des artisans ou encore des sociétés indépendantes occupent les bâtiments . Chaque pas de porte a le droit à son amoncellement de plantes en tout genre , comme cette majestueuse Agave qui serait là depuis quarante-cinq ans . 

  P1240441    P1240437                   P1240464    P1240463                   P1240467   P1240469                 P1240431    P1240432

                     P1240433

    En s'attardant sur certaines maisons, on y découvre une multitude de petits détails incroyables. Notamment, une des façades qui me fascine le plus est celle de cette  maison de couleur turquoise avec sa magnifique fresque éléphants . Les arcades de cette dernière proviendraient de pavillons de l'exposition universelle de 1900 .

      P1240449          P1240450

                            P1240451

                                                              La Cité du Figuier 

    Lors de n'une de l'une de vos prochaines promenade dans ce quartier n'hésitez pas à passer la voûte du 104 de la rue Oberkampf afin de découvrir cette petite merveille , vous ne le regretterez pas ! 

                                                          

 

Posté par jacauber à 12:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 janvier 2017

LA VILLA DES OTAGES

 

                     65cv    

                                       P1020153

                                               La Villa des Otages  -  85 rue Haxo 

   Je vous propose aujourd'hui de découvrir un lieu ô combien chargé d'histoire et pourtant fort méconnu de bien des parisiens , La Villa des Otages qui se trouve au 85 de la rue Haxo dans le XXème arrondissement . 

       La rue Haxo

                        haxo                                dfg

                                  Général Haxo                  Tombe du Général Haxo au cimetière du Père Lachaise          

   C'est rue est ouverte en 1834 sur l'emplacement d'une allée de l'ancien parc du château de Ménilmontant . Elle est tout d'abord appelée rue de Vincennes entre les rues du Surmelin ,  de Romainville et de la rue de Pantin ou rue du Pré-Saint-Gervais . Ces rues fusionneront en 1865 pour former la rue Haxo du nom du général Benoît Haxo ( 1774-1838 ) . Ce général français de la Révolution et du premier et second Empire a été souvent comparé à Vauban de par les nombreux sièges victorieux auxquels il a contribué du fait de ses innovations en matière de fortification . 

  La Villa des Otages 

    La Villa des Otages était appelé en 1860 Cité de Vincennes . C'était un ancien café-concert abandonné pendant la guerre de 1870 lorsque les Fédérés y établirent leurs derniers postes de commandement à le fin de la Commune . 

                       otages001   

                                                     Villa des Otages en 1900

                                       atgetbellevillevilladesotagesruehaxo85-1901w1

                                                     Villa des Otages en 1985

   Pendant la Commune lors de la  " semaine sanglante " le colonel fédéré Emile Gois accompagné d'une soixantaine de fédérés conduisit le 26 mai 1871 à la Cité de Vincennes ( future Villa des Otages ) cinquante deux otages extraits de la prison de la Roquette dont 11 prêtres et pères Jésuites , 36 gardes de Paris et des civils . C'est l'assassinat de l'un de ces otages , l'abbé Planchat ( fondateur du patronnage de Charonne ) , par une jeune fille de 18 ans , qui déclencha un massacre général  à la fin duquel tous les otages furent fusillés . Les corps de ces malheureux furent jetés dans une fosse commune au cimetière de Belleville . A cet endroit un monument portant leur nom a été érigé . 

                    haxo massacre

                                        Reconstitution de l'exécution des otages rue Haxo

  Les Jésuites achetèrent en 1872 cet endroit s'étendant du 79 au 85 rue Haxo et du 55 au 59 rue Borrégo . Ils y indiquèrent tous les détails de ce massacre . Ils ont reconstitué dans un petit pavillon isolé les cellules où les cinq pères Jésuites avait été enfermés à la prison de la Roquette avec les grilles , les portes , les verrous et le carrelage achetés lors de la démolition de cette prison en 1899 . Cette propriété fut vendue en 1909 après le départ des pères jésuites en 1906 qui depuis l'ont racheté . 

     cvbb   xcvb

     jio    24885-1

                          f7d51e37af54fab0996b4787a70f2018

                                         Reconstitution des cellules de la prison de la Roquette 

                                              800px-Mémorial_Otages_Belleville

                       Cimetière de Belleville - Monument à la mémoires des otages fusillés par les fédérés

  La Villa des Otages aujourd'hui

    Hélas la Villa des Otages a été entièrement détruite et il n'en reste aujourd'hui que quelques vestiges situés au fond du passage de l'immeuble du 85 de la rue Haxo comme vous le montre ces quelques photos . Comment a-t-on pu laisser détruire dans l'indifférence générale un lieu ô combien émouvant et si chargé d'histoire !!! 

   P1020160     P1020158

   P1020184     P1020165

                                                                  La Villa des Otages 

       Eglise Notre-Dame des Otages 

                        P1020187                                       P1020169

    P1020170      P1020174

                                                    Eglise Notre-Dame des Otages

  A l'emplacement de leur martyre, les jésuites élevèrent en 1894 une petite chapelle dédiée au Sacré-Cœur. Devenue trop petite pour le nombre croissant de paroissiens la chapelle est remplacée par une église plus vaste, construite entre 1936 et 1938 par l'architecte Julien Barbier (1869-1939) dans un style néoroman assez dépouillé. L'édifice est en béton armé recouvert par de la pierre de taille et des moellons . La chapelle initiale a été bâtie par les jésuites. Aussi l'église sera-t-elle confiée à la Compagnie de Jésus. Et ceci jusqu'en 1974 . Les vitraux ont été réalisés par Jacques Le Chevallier et Théodore-Gérard Hanssen sur des cartons de Louis Barillet . Dans la cour, à l'arrière de l'édifice, se trouve le monument commémoratif en hommage aux fusillés de 1871 . On y voit aussi l'une des portes de la cellule de la prison de la Roquette, cellule qui fut occupée par trois pères jésuites, ainsi qu'un pan de mur devant lequel se sont tenus les condamnés .

         5b (Custom) (Custom)     ParNDO_EXT03

              Cellule de la prison de la Roquette                               Fragment du mur du massacre des otages 

    Ne manquez pas , à l'occasion de l'une de vos prochaines promenades , d'aller visiter ce lieu émouvant et ô combien chargé d'histoire ainsi que l'église Notre-Dame des Otages . 

         

   

                                                                                                                                                        

        

          

Posté par jacauber à 12:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 janvier 2017

BONNE ANNÉE 2017

 

                   P1100169

                                             La Rotonde La Villette 

   Je vous adresse , bien chers lecteurs et lectrices tous me vœux à l'occasion de la Nouvelle Année . Que 2017 vous apporte , joie , bonheur et surtout la santé sans quoi rien n'est possible  . J'espère continuer à vous intéresser avec de nouvelles promenades  et vous transmettre mon amour immodéré pour Paris ,  afin que , vous aussi  deveniez à votre tour " Piéton de Paris " .

 

Posté par jacauber à 09:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 décembre 2016

CITÉ DU PALAIS-ROYAL-DE-BELLEVILLE

 

                            wwxcv

                           jkoi   

                           cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_5

                                              Cité du Palais-Royal-de-Belleville 

  Partons à la découverte d'un havre de paix bien caché au 151 rue de Belleville dans le XIXème arrondissement , comme Paris  en recèle encore , mais hélas de moins en moins et pour combien de temps encore tant l'avidité des promoteurs immobiliers est grande avec malheureusement la complicité de la ville de Paris  ... Cachée derrière deux cours successives , la cité du Palais-Royal-de-Belleville est un ensemble de jolies maisons basses de part et d’autres d’une allée tranquille plantée d'arbres typiques de l'habitat morcelé de Belleville . 

       cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_6      cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_20

       cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_7_2     cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_15

                                                       La Cité du Palais-Royal de Belleville 

   La cité du Palais-Royal-de-Belleville est un superbe ensemble de jolies maisons basses de part et d’autres d’une allée tranquille plantée d’arbres, typiques de l’habitat populaire très morcelé de Belleville. Le nom curieux de ce  lieu viendrait, selon les habitants , des décors du théâtre du Palais-Royal qui aurait été entreposés ici pendant un temps . Cela parait peu probable car au XVIIIème siècle, la commune de Belleville est très éloignée de Paris et la pente abrupte de la rue de Belleville semble bien difficile à gravir avec les lourdes charges des décors du théâtre du Palais-Royal tirées par des chevaux . Une autre théorie suggère que le nom serait un rappel de celui d’une grande demeure située en face du couvent des moines de Picpus, demeure appelée Maison Rustique et surnommée Palais Royal par les habitants du quartier propriété en 1812 d’un notable de Belleville du nom de Peres . Détail historique intéressant , de 1899 à 1909 , sous l'impulsion de deux étudiants protestants , Jean Schlumberger et Jacques Bardoux , un pavillon de la cité du Palais-Royal-de-Belleville est loué pour accueillir " la Fondation universitaire de Belleville "  Son but étant de développer un centre d'enseignement mutuel et d'éducation sociale . D'après leurs fondateur , le quartier de Belleville avait été choisi en raison de la qualité de ses ouvriers . 

      cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_20     cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_21

      cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_25     cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_17

                           cite_du_palais_royal_151_rue_de_belleville_paris_19_14_2                                       

                                               La Cité du Palais-Royal de Belleville        

      Ne manquez pas lors de l'une de vos prochaines promenades dans la quartier de Belleville de visiter ce petit coin de verdure , témoignage vivant du vieux Belleville que j'ai connu dans ma jeunesse . 

 

   

Posté par jacauber à 12:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 décembre 2016

CRÈCHES DE L'ÉGLISE SAINT-GEORGES DE LA VILLETTE

 

               cvb                     P1160326       

 

                                                          P1160327

                                                                     Eglise Saint-Georges de La Villette 

    Je vous convie en cette fin d'année à découvrir de magnifiques crèches .Comme chaque année l'église Saint-Geoges de La Villette expose des crèches de la collection du Père de Parcevaux . Cette année nous pourrons admirer de magnifiques crèches du Portugal et de Madagascar . 

                 P1160167         P1160164  P1160323

 

         L'église Saint-Georges de La Villette 

   L’église catholique de style Saint-Georges de la Villette est située 112-114 avenue Simon-Bolivar dans le 19e arrondissement de Paris . Elle a été construite à partir de 1873 à la mémoire de monseigneur Georges Darboy , archevêque de Paris, exécuté le 24 mai 1871 comme otage à la prison de La Roquette pendant la semaine sanglante , épisode final de la Commune de Paris . Son premier curé fut un certain  Alfred Caillebotte, demi-frère du célèbre peintre Gustave Caillebotte . . Le premier architecte et auteur des plans est Louis-Pierre Chauvet. La construction s'est achevée sous la direction d'Alfred Coulomb . De style néo-roman , avec peu d'ouvertures, mais de beaux vitraux historiés , c'est une église assez sombre qui présente un contraste intéressant entre les teints clairs du premier niveau de l'élévation et la voûte foncée . L'orgue de tribune (Cavaillé-Coll-Mutin) a été installé dans le chœur en 1992 . Le chœur  est orné d'une manière peu commune d'un orgue qui se trouve derrière l'autel . De style néoroman, avec peu d'ouvertures, mais de beaux vitraux historiés, c'est une église assez sombre qui présente un contraste intéressant entre les teints clairs du premier niveau de l'élévation et la voûte foncée. L'orgue de tribune (Cavaillé-Coll-Mutin) a été installé dans le chœur en 1992. Le chœur. De manière peu commune, il est orné d'un orgue qui se trouve derrière l'autel . 

      P1160290      P1160282

                   P1160287          P1160288          P1160289

                          P1160283     P1160320

                                                            Eglise Saint-Georges de La Villette 

        Le Père Pierre de Parcevaux 

   Agé de 65 ans Pierre de Parcevaux est le dernier né d'une fraterie de 4 enfants . Il naquit en Uruguay où son père avait été envoyé par la maison Prouvost-Lefebvre qui faisait commerce de la laine . Il sera ordonné prêtre le 24 juin1978 par le cardial François Marty . Il a pour devise " La main du pauvre est la banque du Christ " . Très vite il se penche sur les problèmes engendrés par la toxicomanie . Il encadre l'association " La Luciole " et son équipe, créée en 1995 en Alsace par un groupe de parents concernés par la toxicomanie de leur enfant . Il a créé il y a quinze ans des structures où de jeunes consommateurs de drogues pouvaient se retirer du milieu familial et médical et passer un court séjour dans un lieu de vie sans médicament , sans psychiatre et sans psychologue . Il est chargé de mission par l'archevêché de Paris sur la problématique des toxicomanies . Il oeuvre depuis 1970 . Il est allé dans les pays producteurs de drogue et a connu les laboratoires clandestins . De ses voyages dans le monde entier il rapportera des crèches de chaque pays visité . En janvier 2004 il sera fait Chevalier de la Légion d'Honneur . Après avoit été curé de l'église Saint-Joseph Artisan , il est aujourd'hui le curé de l'église Saint-Georges de La Villette . Je vous conseille de lire son dernier livre " Dealer de vie " dans laquelle il raconte avec humilité et force l'histoire de sa vie et de son engagement après des toxicomanes et leurs familles . Ce livre est disponible au cours de l'expostion de ses crèches portigaises et malgaches . 

                           P1160271         P1160273

                            Pierre de Parcevaux                     Son dernier livre 

 

      Exposition de crèches du Portugal 

     P1160170    P1160171

     P1160174     P1160175

             P1160185        P1160190         P1160184

             P1160195       P1160194        P1160203

                                            Crèches du Potugal                                      Coq de Barcelos 

        La légende du coq de Barcelos 

  Il est une petite ville située au nord du Portugal , non loin de Braga qui se nomme Barcelos . Un jour , dans cette ville un crime eu lieu. On ne connaissait ni la raison ni de suspects. Certains parlent d’argenterie volée, on ne sait plus très bien. Mais à l’époque un pèlerin se rendant à Saint-Jacques de Compostelle, fut soupçonné par les habitants et un juge le condamna sans preuve, à être pendu.L’accusé implora « Notre Dame », qu’elle fasse un miracle pour prouver son innocence. On le conduisit à la potence, mais il demanda à revoir le juge qui l’avait condamné. Son vœu fut exaucé. Le  magistrat était en plein banquet avec quelques amis. L’accusé affirma de nouveau son innocence et devant l’incrédulité des assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s’exclama: « il est aussi sûr que je suis innocent, qu’il est sûr que ce coq chantera au moment où on me pendra ». Qu’on le pende  dit le juge. Au moment où le pèlerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta.  Personne ne douta plus de l’innocence du condamné. Quelques années plus tard il revint à Barcelos, où il fit ériger un monument en hommage à la Vierge et à Saint Jacques . Le coq de Barcelos est alors devenu un symbole de foi, de justice et de chance qui s’étendit à la région de Barcelos puis au Portugal tout entier .

      Crèches de Madagascar 

      P1160213       P1160219

                P1160245        P1160215       P1160251

       P1160239   P1160238

       P1160230   P1160249

       P1160246   P1160247

                                                            Crèches de Madagascar

      P1160204    P1160264

      P1160260    P1160266

                                          Exposition des crèches du Père de Parcevaux 

     Ne manquez pas d'aller visiter cette belle exposition , elle en vaut vraiment la peine . Vous y trouverez des livres , des crèches et des santons en vente au milieu de l'exposition  au profit de l'association " La Luciole " .

                         

      

 

Posté par jacauber à 14:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 juin 2016

CIMETIÈRE DES CHIENS

 

                        xcc     

                        P1050980

                        C

                                             Asnières - Cimetière des chiens 

   Je me propose de partir à la découverte de l'étonnant cimetière des chiens , bien peu connu des parisiens , situé sur la rive gauche de la Seine à Asnières sur l'ancienne île des Ravageurs en amont du pont de Clichy . La ville d'Asnières était autrefois une destination dominicale privilégiée pour les parisiens en quête de verdure . L'île des Ravageurs était à l'époque occupée par les chiffonniers qui ramassaient tissus métaux et objets abandonnés pour les revendre . 

    155_001     079_001

                                                         Asnières  - Île des Ravageurs 

   188_001     537_001

              Cimetière des chiens                                                          Île Robinson

       Histoire du Cimetière des chiens 

   L'auteur Georges Harmois et la journaliste féministe Marguerite Durand fondent en 1899 la Société française anonyme du cimetière pour chiens et chats profitant de la loi du 21 juin 1898 autorisant l'enfouissement des animaux morts . Le 15 juin 1899 la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l'île des Ravageurs ( surnommée aussi île de la Recette ) . Ce cimetière , le premier du genre est officiellement ouvert au public à la fin de l'été 1899 . Le cimetière accueille alors les dépouilles des animaux domestiques, chiens, chats ou oiseaux mais également autres animaux ( chevaux , lion , cochons d'Inde , lapin , poules , moutons , singe , tortue etc. ) . Ce cimetière a possédé depuis sa création plus de 40.000 tombes !!! Certaines de ces tombes ayant  été relevées servent aujour'hui de marches pour le petit escalier permettant de relier les deux niveaux du cimetière !!! 

           012_001        Marguerite-Durand        page1-426px-la_fronde_-_1er_janvier_1898-djvu

                                                           Marguerite Durand 

   Initialement étaient prévus la construction d'un columbarium et un musée consacré aux animaux domestiques , mais seuls les jardins , le bâtiment d'entrée et la nécropole , divisée en quatre quartiers pour les chiens , les chats, les oiseaux et les autres animaux, seront réalisés . L'architecte parisien Eugène Petit , qui a réalisé plusieurs immeubles parisiens , conçoit le portail d'entrée dans le style Art nouveau et le plan du cimetière . En 1975 le comblement du bras de Seine , rendu possible par la disparition d'une seconde île , l'île Robinson , fait perdre au cimetière son caractère insulaire .

    P1060125    P1060126

                                                   Entrée du Cimetière des chiens 

  En 1987, la société propriétaire décide de la fermeture du cimetière . Devant l'émoi suscité , la ville d'Asnières annonce un plan pour le racheter et pour le maintenir en activité . La même année , il est classé à l'inventaire des monuments historiques pour « intérêt à la fois pittoresque, artistique , historique et légendaire » à la demande de Pierre Méhaignerie , ministre de de l'Equipement . La ville d'Asnières-sur-Seine en devient propriétaire en 1989 et le gère depuis 1997 . En 2001, l'entrée du cimetière a été rénovée et un nouvel aménagement paysager a été fait .

     P1050986             P1050988

   Le Cimetière des Chiens est un long et étroit cimetière avec un  terrain joliment paysagé donnant sur la Seine. Les rangées soigneusement définies  de tombes comprennent des pierres tombales plus ou moins imposantes ainsi que des monuments de la fin du 19e siècle à nos jours , beaucoup de statues anciennes et modernes et de photos d'animaux de compagnie bien-aimé . Certaines tombes abritent des animaux célèbres comme Rin-tin-tin , Barry , Prince of Wales et des animaux d’illustres propriétaires tels que Camille Saint-Saëns , Courteline et Alexandre Dumas . Sacha Guitry , Henri de Rochefort . Dans ce cimetière ont été enterrés près de 90.000 animaux depuis sa création . Pour la plus petite des sépultures , il faut compter entre 950 et 1000 euros , à quoi il faut ajouter le coût annuel de concession , les frais d'inhumation et la maçonnerie du monument funéraire . On compte actuellement 869 concessions dans ce cimetière . 

    P1060023      P1060012

    P1060030      P1060033

               P1060114         P1060071        P1060010

  P1060049      P1060055

              P1060004        P1060016        P1060018   

              P1060005        P1060006        P1050999

   P1060048      P1050993

             P1060088       P1060031       P1060038

                        

      Quelques tombes célèbres du cimetière 

                  Le chien Barry

   P1050989   P1050991

                                                  P1050990

                                                                  Tombe du chien Barry 

    A l'entrée du cimetière se trouve un grand monument érigé par la direction du cimetière à la gloire du chien Barry . Barry (1800–1814) est un chien Épagneul des Alpes , prédécesseur de la race Saint-Bernard . Il servit comme chien de secours dans les Alpes à l'hospice du Grand-Saint-Bernard , situé au col homonyme à la frontière Italie-Suisse . Il aurait secouru quarante personnes perdues dans la neige . Malheureusement , une nuit, un soldat napoléonien perdu égaré en pleine tourmente d'une tempête , le prit en voyant la silhouette , pour un loup, et pris de panique dans son effroi, lui tira dessus avec son pistolet et le tua . Son corps naturalisé est conservé et exposé au Muséum d'histoire naturelle de Berne en Suisse. Le taxidermiste et le directeur du Musée sont convenus de modifier le corps vers ce qu'ils croyaient être un bon exemple de la race pendant cette période . En 1949 le cinéaste Richard Pottier réalise le film " Barrry "  avec Pierre Fresnay et Simone Valère comme principaux acteurs . 

      Monument à la gloire des chiens policiers 

         P1060052       P1060053       P1060069

                                    Monument à la mémoire des chiens policiers 

   Un Monument à la mémoire des chiens policiers fut construit en 1912 . les commissariats de banlieue venant d'être dotés quelques années plus tôt de chiens policiers pour lutter contre les " apaches " . ces voyous de la Belle époque . Il abrite ainsi plusieurs chiens policiers dont « Dora » (1907-1920) du commissariat d'Asnières, « Top », plusieurs fois médaillé , « Papillon » huit ans de service dans le 16e arrondissement de Paris ou « Léo » tué en service .

       Le chien Mousatche 

      Cimetiere-des-Chiens-Moustache-memorial-stele    téléchargement

                                                                 Le chien Moustache

   En 1799, un tout jeune chien Barbet (un genre de gros caniche) errant dans les rues de Caen , se prend d’affection pour le tambour de la 40ème brigade d’infanterie . Rapidement adopté par les grognards de la garnison , il va devenir leur mascotte . Avec ses longs poils, il semble porter barbe et moustaches , on le surnomme donc tout naturellement  Moustache . On l’entraîne à monter la garde et il participe avec les hommes  à toutes les manœuvres . Il sait même faire un semblant de salut militaire en portant la patte à son oreille , ce qui amusa fort Napoléon !!!  Ses premiers vrais  faits d’armes se situent à la veille de la bataille de Marengo , cette nuit là , par ses aboiements il sauve son régiment en donnant l’alarme lors d’une tentative d’intrusion ennemie . Mais c’est à Austerlitz , que Moustache va devenir un héros , il va traverser les lignes ennemies et ramener les restes de l’étendard du régiment après la mort du porte drapeau . Il sera sérieusement blessé à la patte et recevra une médaille des mains du Maréchal Lannes vantant ses mérites lors de cette bataille .  Mais durant la guerre contre l’Espagne, le 11 mars 1811, il trouve la mort fauché par un boulet de canon. 

    Les chiens de la Grande Guerre 

     P1060065     105375972     vbb

                   " Dick "                          " Mémère "                             " Drapeau " 

  Plusieurs chiens de tranchée reposent dans ce cimetière . Parmi eux citons , " Dick " , " Drapeau " et " Mémère " mascotte des chasseurs à pieds durant quinze ans . Ces braves chiens seront le réconfort et les amis des poilus durant ces terribles années de guerre .

     Le chien Rintintin 

    P1060108    P1060109

            330px-Rin_Tin_Tin_1929         labaonnette        Rintintin5

                   Rintintin                              Nénette et Rintintin                   Rusty et Rintintin 

  Ce n'est pas comme le croit beaucoup de visiteurs de ce cimetière le Rintintin de la célèbre série télévisée américaine " Rusty et Rintintin " des années 50 , dont beaucoup se souviennent encore , mais l'un de ses descendants . C'est en Meurthe et Moselle que le soldat américain Duncan venu combattre sur le sol français lors de la première guerre mondiale  le découvre en septembre 1918 dans un chenil bombardé . Il adoptera une femelle et un mâle  qu'il surnommera Nénette et Rintintin comme les poupées en laine pour les enfants à la mode à cette époque . Rintintin, né au coeur de l'été 1918, deviendra le premier d'une longue lignée de vedettes . Hollywood en fera le chien préféré des américains . A sa mort, à l'âge de 14 ans son maître, le rapatriera en France pour l'enterrer au cimetière d'Asnières . Juste retour des choses ! L'épitaphe figurant sur sa tombe est simple : Rin.Tin .Tin  la grande vedette de cinéma .

    Le chien Tipsy 

   P1060008   P1060009

   Tipsy était le caniche d'une riche propriétaire américaine , épouse d'un industriel fortuné , habitant près de l'avenue des Champs-Elysées . Elle fit ériger une grande tombe pour son caniche adoré . Il aurait été enterré avec son collier en diamants d'une valeur de 9.000 euros ! Il y a un peu moins d'un an, le cimetière s'est retrouvé dans les colonnes des journaux après la profanation de la tombe de Tipsy, le caniche d'une milliardaire, qui avait été enterré avec un collier d'une valeur de 9.000 euros. Depuis cet épisode rocambolesque, le cimetière a retrouvé son calme et Tipsy sa sépulture, une grande pierre tombale au coeur rouge . Les profanateurs n'ont jamais été retrouvés . 

    Les chiens acterus Poilu et Prince od Wales 

    P1060024   aa772c4a62063e7fe6ca15b09a5b575d

                         Tombe de Poilu                                                      Théâtre du Gymnase 

   Le Chien  Poilu fut très applaudi dans la pièce " Mon curé chez les riches " d'André de Lordes et Pierre Chaîne en 1925 donné au théâtre Sarah Bernardt . Le chien Prince of Wales, dont l’épitaphe explique qu’il parut 406 fois sur la scène du Théâtre du Gymnase à Paris  en 1905 et 1906 dans de nombreuses pièces .

       crbst_40000     dscn2201

                      Chien anonyme                                                           La Maison des Chats 

   Enfin , anonyme parmi les anonymes , un chien errant vint mourir le 15 mai 1958 aux portes du Cimetière des chiens . La direction lui érigea un monument . C’était le 40 000 ème  animal à être enterré dans cette nécropole . Les chats vivants y ont aussi leur domaine , La maison des chats , entretenue par une association qui leur apporte assistance .

    Ne manquez pas lors de l'une de vos prochaine promenades d'aller visiter ce curieux cimetière , il en vaut grandement la peine . Bonne visite . 

Posté par jacauber à 09:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 mai 2016

GRAND TRAIN

 

         P1030771         qsd

                              Exposition  " Grand Train " 26 ter rue Ordener  

    Ne manquez pas d'aller visiter durant cet été cette magnifique exposition gratuite  située 26ter rue Ordener dans le XVIIIème arrondissement . Elle est ouverte de 11h30 à 23h30 jusqu'au 16 octobre du mercredi au jeudi , et cette exposition  ravira petits et grands ; une bonne journée en perspective  que l'on soit  seul , entre amis ou en famille . 

            Exposition " Grand Train " 

    Le collectif  " Ground Control " , qui s’est spécialisé depuis trois ans dans l’ouverture de lieux alternatifs éphémères , lance une nouvelle saison  dans l'ancien dépôt de locomotives de La Chapelle appartenant à la SNCF, qui est partenaire de l’opération " Grand Train " . Cette fois-ci, cela ne s’appelle plus " Ground Control ", mais " Grand Train " . Le projet ne se limite plus à un bar en extérieur, mais à redonner vie aux 2,5 hectares du site . 

     P1040045     P1030773   

     P1030867     P1030804

                                                Ancien dépôt de locolotives de La Chapelle 

  Dans cet ancien atelier de maintenance de locomotives de la SNCF, la référence au train et aux voyages sera omniprésente . La SNCF y a fait ainsi converger 25 locomotives venues de toute la France , certaines provenant de la Cité du train de Mulhouse , d'autres toujours en service, comme celle du train express Paris-Limoges-Toulouse , précise Christophe Fanichet , directeur de communication de la SNCF . Nous remonterons le temps jusqu’au début du 20e siècle avec une locomotive à vapeur 230 D 9 de la Compagnie des Chemins de fer du Nord  . Elles seront exposées dans deux hangars . On pourra également y admirer d'autres matériels ferroviaires ( Autorail Decauville , automotrices électriques , locomotives diesels , deux voitures de voyageurs et deux éléments de TGV .

   P1030932  P1030799   P1030808                   P1030947    P1030940                         

   P1030827    P1030809

   P1030817    P1030795

              Exposition de matériels ferroviaires sous la rotonde du dépôt de La Chapelle 

    L'exposition possède son petit coin cinéma avec un grand projecteur et des rangées de chaises et un endroit réservé aux enfants . En dehors des films projetés dans la journée vous incitant au voyage en train , chaque mercredi soir, on diffuse un film en lien avec les voyages et les trains . Un ancien atelier accueille le journal des amis des trains " La Vie du rail " avec de nombreux livres et souvenirs sur le monde du chemin de fer . Un autre atelier est réservé au modélisme ferroviaire où de magnifiques maquettes sont exposées . 

    P1030916 P1030906

                    Espace Cinéma                                                    Espace réservé aux enfants               

   P1030977    P1030978

                                                                  La " Vie du Rail " 

   P1030889      P1030890

                                                 Espace réservé au modélisme ferroviaire 

   " Grand Train " prose sur le site de l'expositiion  huit restaurants et six bars . On trouve également une pizzeria qui fait sa pâte sur place , " Jules & Shim" , un restaurant Coréen, un " food-truck " de burgers ou encore le Helmut Newcake,  un pâtissier sucré-salé sans gluten et un lieu de restauration rapide " Skoll " où l'on vous confectionne des sandwiches selon votre désir . Comme vous le voyez , vous ne risquez pas de mourir de faim !!! 

   P1030868     P1030874

                                                          Restauration rapide " Skoll " 

    Dans la cour des " pas perdus ", l’une des trois cours du site se concentre la majorité des restaurants et bars . Vous y trouverez un grand choix de restauration pour tous les prix .  " Grand Train"  a installé aussi une épicerie.  où vous pourrez acheter du pain, des bouteilles de vin, de la charcuterie . Un marché en circuit court se teint chaque week-end à l’entrée du site . Vous pouvez manger dans les cours où à l'intérieur des restaurants selon votre choix . 

   P1030877    P1030899

   P1030966     P1030900

                                             Restaurants dans la cour des " pas perdus " 

    Les abords immédiats de ces anciens hangars de la SNCF ont été aménagés. On y trouvera de nombreux transats le long d'anciennes voies ferrées désaffectées , des terrains de pétanque, des jardins partagés et un petit coin botanique dans lequel on a planté des céréales pour rappeler des paysages que l’on peut voir de sa fenêtre dans le train , sans pas oublier un petit poulailler qui héberge sept poules . Les enfants ne sont pas oubliés , dans une des cours se trouve une table de ping-pong et un baby-foot . 

   P1030838    P1040035  

                                                         Les joies du " farniente " 

 

   P1030860    P1030861

                                                        Petits jardins Botanique

   P1040022    P1040015

                                                      Espace de jeux réservés aux enfants 

   Ne manquez à l'issue de cette bonne journée d'aller admirer la magnifique exposition  de photos en noir et blanc sur cet ancien dépôt de locomotives à vapeur de La Chapelle lorsqu'il était encore en activité . Ce dépôt ouvert en 1845 par la Compagnie des Chemins de Fer du Nord fermera définitivement le 25 janvier 2013 . 

    P1030789    282_001

  P1040008     P1030991                   P1040007     P1040016

                           Le dépot de La Chapelle à l'âge des locomotives à vapeur 

   Vous avez tout l'été pour profiter de cette magnifique exposition éphémère , surtout ne la manquez pas !!! 

  

                                                                           

                

                                                                

Posté par jacauber à 18:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]

26 mars 2016

HALLE PAJOL

 

        XC    P1010200

                                                                            La Halle Pajol 

    Voici un exemple parmi tant d'autres à Paris d'une magnifique réhabilitation d'un ancien entrepôt désaffecté du quartier de La Chapelle  . La Halle Pajol rachetée par la Mairie de Paris se trouve 26, esplanade Nathalie Sarraute à l'angle de la rue Riquet et la rue Pajol dans XVIIIème arrondissement . Construit en 1926 , ce bâtiment était à l’origine les halles du 18ème arrondissement de Paris. par la suite il accueillera la Messagerie des Douanes et un entrepôt de la SNCF le long des voies de la gare du Nord . L'activité industrielle s’étendra pendant près de soixante-dix ans jusqu’au début des années 1990 . Pendant son activité, la halle Pajol, desservie par quatre voies ferrées, était destinée au chargement et déchargement des colis postaux . Avec une technologie constructive caractéristique d’une architecture fin 19ème siècle , Après l’arrêt de l’activité industrielle, le site appartenant à la SNCF devient une friche urbaine . Durant la période de la friche urbaine qui va du milieu des années 90 au démarrage de chantier du nouveau projet, des artistes, des associations socio-culturelles, des jardins partagés, un parquet de bal transformé en théâtre… occuperont les lieux de façon éphémère et permettront ainsi d’expérimenter de nouvelles formes d’expression artistiques au plus près de la population

            hallepajolarchive_1   cv

                      Ancien entrepôt de la SNCF                                    Messageries des Douanes 

  Pendant plus de dix ans de 2002 à 2013, un processus inédit de concertation associera les différents acteurs institutionnels ( élus, services de la Ville, opérateurs, architectes, paysagistes…) et de la société civile (riverains, associations, collectifs dont la CEPA, conseils de quartier…) à l’élaboration du projet urbain . Au terme de ce processus , la halle Pajol et le bâtiment des messageries ont été réhabilités avec le concours de l'architecte Franoise-Hélène Jourda . Grâce à la mobilisation de tous les acteurs , des équipements ( Bibliothèque Vaclav Havel , gymnase, auberge de jeunesse Yves Robert , salles de réunions et de spectacles ) , des établissements scolaires et universitaires (collège, IUT), des commerces , café restaurant , commerces divers et des espaces publics (esplanade, jardins) ont été réalisés. Doté d’une empreinte écologique forte et d’une bonne desserte de transports en commun, le site Pajol répond aux besoins des riverains et des usagers ou visiteurs de passage qu’ils viennent de Paris, de France ou de l’étranger . 

       P1010178     P1010170

             Auberge de Jeunesse Yves Robert                                    Bibliothèque Vaclav Havel

        P1010185     P1010194

                          Librairie papéterie                                                           Café-Épicerie

  La Halle Pajol accueille sur sa toiture la deuxième plus grande centrale solaire photovoltaïque urbaine en France . Celle-ci compte 1988 panneaux solaires d’un total de 3500 m² pour une production de 410.000 kWh/an. L’auberge de Jeunesse est un bâtiment à basse consommation d'énergie et à quasi énergie positive c’est-à-dire qu’elle produit d’avantage d’énergie qu’elle n’en consomme. Les 220 m2 de panneaux solaires thermiques, couvrent les besoins en eau chaude sanitaire de l’Auberge de Jeunesse.

        10703784      P1010175

                                                            Panneaux solaires photovoltaïques

     Le jardin Rosa Luxemburg se développe au nord de la halle. Ses terrasses étagées accueillent des aires de jeux d’enfants , des tables de ping-pong , des gradins pour constituer un espace public animé . Une longue rampe permet une descente progressive vers le jardin sous la halle . Elle dessert des terrasses . Des bosquets persistants de pins sylvestres ponctuent chacun de ces paliers . Au sud, c’est le jardin couvert , jardin d’ombre et jardin blanc,  qui se glisse sous la halle et éclaire l’espace . De multiples bassins sont installés entre les anciennes voies . Ils recueillent et stockent les eaux de pluie pour l’arrosage des plantations . Des arbustes en masse, des plates-bandes de vivaces , des alignements d’arbres tiges sont implantés de façon linéaire , reprenant le dessin de «wagons végétaux» .

 Ref. " Halle-Pajol Paris 18

      P1010237    c,0,14,1170,699-cr,874,511-q,70-04eec4

      P1010235   P1010242

                                                      Les Jardins de la Halle Pajol 

   Ne manquez pas d'allez visiter la Halle Pajol , elle en vaut grandement la peine , et et vous verrez d'un œil nouveau le quartier de La Chapelle !!! Non loin de là ne manquez pas d'aller visiter le " 104 " installé dans l'ancien Service Municipal des Pompes Funèbres de Paris 

 

  

Posté par jacauber à 12:02 - Commentaires [3] - Permalien [#]

21 mars 2016

LE CERCLE DE LA LIBRAIRIE

 

                      cvb         

        CercleLibrairie        P1120474

                                                                   Le Cercle de la Librairie 

   Lors de l'une de mes promenades dane le quartier Latin j'ai découvert  à l'angle du 117 boulevard Saint-Germain et de la rue Grégoire de Tours un magnifique immeuble avec un superbe écusson doré . Il s'agit du Cercle de la Librairie

      Le Cercle de la Librairie 

   Le Cercle de la librairie a été fondé le 5 mai 18471 , à l'initiative du libraire parisien Hébrard , avec pour objectif de fédérer l'ensemble des professionnels des industries du livre . Le Cercle de la librairie a été fondé le 5 mai 18471 , à l'initiative du libraire parisien Hébrard , avec pour objectif de fédérer l'ensemble des professionnels des industries du livre . Le grand écusson de bronze doré qui se trouve au dessus de la porte d'entrée rappelle les armes de l'ancienne corporation des libraires  .   

                      1007100116 

                                     P1120485

                                             Armes de la Corporation des Libraires 

   Pendant la présidence d'Eugène Plon , le Cercle s'agrandit et acquiert l'immeuble du 31, rue Grégoire-de-Tours . Le bâtiment du Cercle de la librairie est l'œuvre de l'architecte Charles Garnier à qui l'on doit en outre l'Opéra de Paris . La frise en mosaïque de smaltes et d'or que l'on peut observer en haut du bâtiment rue Grégoire de Tours  de smaltes et d'ors proviennent de l'atelier Facchina . Giandomenico Facchina ( 1826-1903 ) était un mosaïste vénitien . Il rencontre un grand succès lors de l'Exposition universelle de 1855 et sa notoriété se répand rapidement , ce qui permet à Facchina d'obtenir de nombreuses commandes . C'est ainsi qu'à Paris, il décora, entres autres , l"Opéra , le Bon Marché , le Printemps , le Musée Grévin , le Musée Carnavalet et le Petit Palais . Le bâtiment du Cercle de la Librairie fut achevé fin 1879 . 

         2 (Custom)     hqdefault

                                                    Mosaîques de l'atelier Facchina 

   Dans les années 1980, le Cercle de la librairie vend le bâtiment qui sera occupé successivement par l'École nationale du patrimoine (devenue Institut national du patrimoine qui se trouve aujourd'hui à Aubervilliers dans une ancienne Manufacture d'allumettes ) , puis depuis 2005 l'école de journalisme de Sciences Po Paris

 

                                                                              

 

 

Posté par jacauber à 19:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 mars 2016

LA PASSERELLE DE L'ESTACADE

 

       12552939_961991723887304_5738812896266010174_n    12540806_961992203887256_7701018978872425419_n

                                                                    Passelle de l'Estacade

     A l'occasion d'une exposition de peinture sur Paris , j'ai découvert un tableau de Stanislas Lépine représentant la passerelle de l'Estacade , dont je ne connaissait pas l'existence . Je vous propose de vous faire brièvement découvrir son histoire . Dans le domaine du génie civil , une estacade ou jetée à claire-voie est un ouvrage assimilé aux ponts ou aux viaducs dont la caractéristique principale est d'être long et relativement bas .

       La Passerelle de l'Estacade

     La passerelle de l’Estacade a été construite en 1818, entre la pointe sud de l'île Saint-Louis et l'île Louviers ( île rattachée à la rive droite quelques années plus tard ) au niveau de la rue Agrippa-d'Aubigné sur le quai Henri IV fermant partiellement le bras Marie de la Seine , pour mettre les bateaux à l'abri de la dérive des glaces . L’ouverture permettant le passage des convois était fermée en hiver par des madriers ou un bateau sacrifié mis en travers . C’est une jetée à claire-voie , formée de grands pieux . Une passerelle pour piétons a été aménagée sur l'estacade ,  incendiée à plusieurs reprises en 1833 et 1843 et emportée en 1910 par la grande crue. Elle est reconstruite en dur avant d'être définitivement détruite en 1938 . 

    12549021_961991810553962_5186305026104556262_n    12507365_961991973887279_3636382961359179431_n

     12510408_961992440553899_2052664487323410354_n   12507309_961992600553883_4343913075307133956_n

     12553003_961992130553930_8786973245112803914_n     12552934_961993293887147_402945933050694068_n (1)

                     Passerelle de l'Estacade                          Destruction de la Passerelle de l'Estacade en 1938

    Plusieurs artistes peintres plus ou moins connus onr représenté la Passrelle de l'Estacade dans leurs tableaux . Citons parmi eux les peintres Stanislas Lépine , Johan Barthold Jongkind . 

      12540806_961992203887256_7701018978872425419_n      020b-Jongkind-Estacade-1854

                     Stanislas Lépine                                                         Johan Barthold Jongkind                              

      

    

    

 

Posté par jacauber à 18:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 janvier 2016

COMMISSARIAT DU Xe ARRONDISSEMENT

 

                            SDCF

P1040048       Capture

                                                Commissariat du Xe arrondissement

     Découvrons ensemble l'histoire de ce curieux bâtiment qui abrite aujourd'hui le Commissariat du Xe arrondissement de Paris  ainsi que la deuxième DPJ , situé 26 rue Louis Blanc . 

     La Rue Louis Blanc 

     Cette rue existait en 1730 entre la " Barrière du Combat " ( actuelle place du Colonel Fabien ) et la rue du faubourg-Saint-Martin . Elle devient la rue de la Voirie en raison de la voierie de Montfaucon toute proche . Appelée pafois rue de la Boyauderie , elle prend le nom de rue Dubois ( Préfet de Police qui avait interdit le travailler les boyaux dans Pais ) . En 1821 elle prend le nom de rue des Buttes-Chaumont . Elle sera prolongée en 1828 jusqu'à la rue Lafayette puis jusqu'à la rue Château-Landon En 1866 elle sera prolongée jusqu'à la rue du Faubourg Saint-Denis .  En 1885 elle prendre le nom de l'homme politique Louis Blanc . 

     Les " 100.000 Chemises " 

     Ce bâtiment qui abtite aujourd'hui le commissariat du Xème arrondissement était autrefois un atelier de confection de l"enseigne belge  " Les 100.000 chemises " qui le conservera jusqu'en 1982 .  Il a été réalisé par l'architecte Charles Guirard de Montarnal natif de Moulins (1867-1947) . Admis à l’École Nationale des Beaux Arts en 1888 , il s’inscrit à l’atelier de Léon Ginain . Auteur de nombreux pavillons pour plusieurs expositions universelles en Europe et même à Hanoï (1904) où il obtient des prix, c’est foncièrement un éclectique qui emprunte quelques détails de style à l’Art nouveau . L’immeuble expose de façon brute sa structure en fer, laissée apparente, qui délimite de larges baies vitrées. Modestement, il est à rapprocher du Grand Magasin de la Samaritaine réalisé la même année par Frantz Jourdain dans le style Art nouveau. Après sa transformation en commissariat , l’immeuble a été très dénaturé . 

       223_001      858_001

                          Atelier de confection des " 100.000 chemises "  26 rue Louis Blanc    

       Maurice Schwob fondateur des " 100.000 chemises " 

    Né en 1838 en Alsace, Moïse Schwob, issu d’un milieu modeste , quitte sa région natale et s’installe à Paris en 1869 , y retrouvant quelques uns de ses frères . Lors de la guerre de 1870, Moïse Schwob opte pour la nationalité française comme , d’ailleurs, une grande partie de sa famille . Il se lance tout d’abord dans le commerce de calicots avec son frère , puis s’associe à César Bloch créant « Schwob et Cie » dont l’objet social se limite à « l’exploitation du commerce de chemises en gros » . En 1880, Moïse Schwob, qui s’est séparé de son associé , crée la «Maison des 100.000 Chemises » . Devant le succès , Moïse qui prend alors le prénom de Maurice en 1883 , ouvre de nombreuses succursales sur les artères commerçantes parisiennes . Ses ateliers devenant trop petits, il ouvre un vaste atelier 26 rue Louis Blanc à Paris en 1890  puis l’année suivante , une grande usine Creil  qui fermera en 1952 et qui sera transférée à Châteauroux . Cette usine fermera en 2007 . L'ancienne entreprise  des " 100.000 Chemises " est en cours de réhabilitation après un incendie pat l'OPAC 36  de Châteauroux . Elle devrait faire place à un nouveau quartier .

       maurice-schwob  YRYV-8464-sortie_des_ouvrieres

            Maurice Schwob                               Usine des " 100.000 chemises " à Châteauroux

     xnb        Les-100

         Usine des " 100.000  chemises " à Creil                    Usine des " 100.000 chemises " à Châteauroux   

   Bien peu de personnes qui franchissent la porte de ce commissariat de police qu'ils se trouvent dans un ancien atelier de confection de l'enseigne " Les 100.000 chemises " !                                                                                       

       

 

Posté par jacauber à 10:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 janvier 2016

LA BOULANGERIE MAUCLERC

                     

                  108431279

                 905_2

                                                          La boulangerie Mauclerc 

   Quelle ne fut ma surprise de découvrir à proximité du parc des Buttes-Chaumont cette ancienne boulangerie des années 20 qui a su garder son charme d'antan . Elle se trouve au 83 de la rue de Crimée dans le XIXème arrondissement . Elle est ouverte tous les jours sauf le mardi de 8h à 13h30 et de 15h30 à 20h  ainsi qu"en continu le samedi et le dimanche . Sa façade est classée à l'inventaire des monument historique tout comme le sont , plafond, mur en faïence et comptoir . C'est l'un des rares établissements parisiens à posséder encore un four à bois à " gueulard " . Le four à " gueulard " est un four à bois traditionnel à chauffe semi-directe, c’est-à-dire que son foyer est en partie séparé du lieu de cuisson .

     P1110395    P1110397 

                                     15F6471C-9025-4DC7-8537-07B4004DA7C2

                                                    La Boulangerie Mauclerc

  J'ai eu la chance de rencontrer sa charmante et dynamique propriétaire , madame Véronique Mauclerc qui m'a accueilli très chaleureusement . Elle a gentiment accepté de me recevoir dans son fournil à l'heure où elle cuit son pain . Un vieux rêve d'enfant exhaussé ! Madame Mauclerc n'est pas seulement la propriétaire de cette magnifique boulangerie , mais elle boulangère de son état et c'est elle qui pétrit et cuit son pain  . Avant de poursuivre notre visite de la boulangerie Maucler juste quelques rappels sur l'histoire de la boulangerie au Moyen-âge . 

                          080211083553172081707449

                                               Une boulangerie au Moyen-âge

        LES TALMELIERS 

   Talmelier serait l'ancien nom des boulangers français . Deux hypothèses quant à l'origine de ce mot : talmelier dériverait de tamiser , ou bien de " taler " qui signifiait battre (idée de pétrissage) et mêler. Le mot boulanger apparaît plus tardivement vers la fin du 12ème siècle . Au moyen-âge , pratiquement toutes les céréales étaient panifiées (orge, avoine , épeautre , millet , seigle) . Le froment était tout à fait minoritaire , sauf peut-être dans la couronne parisienne à partir du 13ème siècle . Le mot blé ou bled sert à désigner toutes les céréales, parfois même les lentilles , les vesces et les pois . La création de cette corporation s'effectue en 1167 . Les fonctions du talmelier sont très étendues . Il choisit et achète généralement les meilleurs froments, les stocke , les vanne , choisit son moulin et rapporte la boulange brute, c'est à dire le produit de la mouture . Il a parfois un ouvrier pour tamiser sa farine, en fonction des qualités de pain qu'il souhaite fabriquer . Ses pains blancs sont achetés par l'élite urbaine . ( Ref. Hubert Chéron - Histoire de la boulangerie ) . Au départ, les talmeliers n'étaient pas propriétaires de leur four, ils devaient aller cuire au four banal . C'est peut-être seulement à la fin du 12ème siècle , voire 1305 , qu'ils ont eu l'autorisation de construire leur propre four . ( Ref. Hubert Chéron - Histoire de la boulangerie ) . La cathédrale de Chartres possède plusieurs vitraux concernant la corporation des boulangers et des pâtissiers .

                           Capture

        chartres-baie-100-5-les-porteurs-de-la-manne      00_01christ

                                                     Vitraux de la carhédrale de Chartres 

            Entrons dans la boulangerie Mauclerc 

    P1110401    P1110400

                                                                  La boulangerie Mauclerc 

   Après une éducation assez rigide et un BAC économique , Véronique a du se battre contre les idées reçues pour être boulangère, mais avec succès, puisqu'elle a été 1ère femme et première bachelière de l'école Ferrandi à Paris. Elle a un besoin constant d'innover, de créer et de varier les plaisirs pour le bonheur des clients de sa boulangerie . Elle propose une gamme bio pour l'aspect diététique et veut montrer qu'il y a beaucoup d'ingrédients qui existent pour être en bonne santé. Très créative, elle propose chaque semaine 62 pains bio à la vente ! Pour Véronique, la boulangerie est quelque chose d'inné : elle s'inspire de ce qu'elle mange , elle aime la macrobiotique , et imagine et "écrit" ses pains la nuit . Nommée « boulangère de l’année » en 2007 par le guide Pudlo , Véronique Mauclerc reprenait le flambeau laissé par Willy Bigot, ancien propriétaire de cette boulangerie, alors nommée « Au Vieux Four » .  

                    P1120006      P1110857     P1120009

     P1110836     P1110823

                                                              Madame Mauclerc au fournil 

    Entre le magasin et le fournil  madame Mauclerc a judicieusement installé un espace " Brunch " . Le " brunch " n'accueillera que les plus chanceux, l'espace de dégustation n'étant pas très grand . Au menu, une formule sucrée ou une formule salée . La première offre une pizza ou une quiche , à choisir en vitrine ainsi qu'un dessert fait maison, une boisson chaude et un jus de fruits . La seconde présente une viennoiserie , trois pains à tartiner, un dessert et de quoi s'hydrater (jus d'orange et boisson chaude) . Il est recommandé de téléphoner au 01 42 40 64 55 afin de retenir une table . Vous pourrez ensuite faire une promenade dans le parc des Buttes-Chaumont tout proche .

         P1110402      P1110839       P1120001

                                P1110998

                                                   L'espace " brunch " 

    Ne manquez pas avant de quitter la boulangerie de faire une provision de pain , ce n'est pas le choix qui manque ! Tous ces délicieux pains se conservent facilement plusieurs jours et garde tout leur moelleux . 

       paris8          P1110871

                                                       Boulangerie Mauclerc

      Ne manquez pas lors de l'une de vos prochaines promenades au parc des Buttes-Chaumont de poussez la porte de cette boulangerie hors du temps , vous ne serez pas déçus . Qu'il me soit permis de remercier madame Mauclerc pour sa gentillesse et son chaleureux accueil . 

 

                                                                         

                                                                        

 

                        

 

    

 

 

                              

       

   

   

                   

Posté par jacauber à 12:13 - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 janvier 2016

BONNE ANNÉE 2016

   J'adresse à tous mes lecteurs et à toutes mes lectrices mes meilleurs vœux à l'occasion de la Nouvelle Année . Que 2016 vous apporte , joie , bonheur et surtout la santé sans quoi rien n'est possible !!!

   J'espère continuer à vous intéresser avec de nouvelles promenades  et vous transmettre mon amour immodéré pour Paris ,  afin que , vous aussi  deveniez à votre tour " Piéton de Paris " .

 

                          bonne-annee-2016-paris-006

 

 

Posté par jacauber à 15:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]

28 août 2015

LE BOUILLON CHARTIER

   

                         cv 

                                            Qz5Y2S5QaB-chartier3

                                         Le Bouillon Chartier - Rue du faubourg Montmartre 

 

         Le " Bouillon Chartier " 

      Découvrons ensemble aujourd'hui ce pittoresque restaurant aux allures d'antan . Le " Bouillon Chartier " se trouve au fond de la cour du 7, rue du Faubourg Montmartre dans le IXème , non loin de la station de métro " Bonne Nouvelle " . 

   P1110112   P1110114  P1110113

                                 Entrée du " Bouillon Chartier " Rue du faubourg Montmartre 

     Le concept de bouillon, créé par le boucher Pierre Duval à la fin du XIXe siècle, consiste à proposer un pot-au-feu , avec son bol de bouillon bon marché qui se consommait à même le marbre . Camille et Edouard Chartier ajouteront le « beau », en créant des décors d’exception. C’est en 1896 qu’ils ouvrent, au fond d’une cour, le grand " Bouillon Chartier " . Il appliquait des prix très accessibles pour permettre aux ouvriers du quartier de déguster de bons plats copieux et abordables .  L’accès au restaurant se fait par une porte à tambour. L'affluence généralement rencontrée contraint le client à patienter dans la cour intérieure et sous le porche à l'entrée du restaurant et parfois sur le trottoir dans la rue du Faubourg Montmartre ! Le placement en salle se fait sous la contrainte du nombre restreint de places si bien que les tables sont partagées entre clients . 

    P1110172    P1110131

                                                                 Le " Bouillon Chartier "                            

    les garçons en gilet noir , tablier blanc et nœud papillon assurant l’accueil . Pendant le service il n'est pas rare de les voir slalomer dans la salle avec 7 assiettes sur le bras ! Ici pas de chichi , la commande et l'addition sont rédigés à même la nappe en papier blanc ! Mais c’est la salle aux allures de hall de gare qui séduit le client , avec sa grosse horloge , sa verrière , ses baies tapissées de miroirs et sa mezzanine . Le service est continu et le ballet des serveurs , incessant . La brasserie tourne à plein régime et si elle n’est pas le point de rendez-vous des personnalités, Mistinguett , Maurice Chevalier ou encore Piaf et Cerdan s’y rendent régulièrement . Fréhel faillit même racheter le restaurant pour le transformer en cinéma ! jadis , les habitués avaient leur serviette au Bouillon . Ils la prenaient dans un casier numéroté et l'y remettaient en sortant .Les murs sont tapissés de ces petits casiers .

   P1110163       P1110156   P1110155

                                                         Le " Bouillon Chartier " 

    Aujourd'hui , le papier et l'anonymat ont remplacé le tissu et les attentions . Depuis son changement de propriétaire en 2007 ( désormais Gérard Joulie , administrateur de dix autres brasseries à Paris ) on y va plus pour le décor, l’ambiance , les petits prix que pour les plats proches désormais d’une bonne cuisine de collectivité . Cependant, on aime toujours autant l’oeuf mayonnaise le moins cher de Paris , les verres en Pyrex , comme chez soi , et l'hiver le bol de bol se soupe fraîche à 1 euro ! Chartier, devenu une institution, poursuit sa vie trépidante. La queue est permanente dans ce haut lieu touristique de la vie parisienne qui reçoit encore près de 1.100 clients par jour ! Ce restaurant est ouvert tous les jours , le service se termine à 22 Heures , avec une carte proposant de la cuisine française traditionnelle et à prix abordable . La conservation de l'architecture du bâtiment et de la décoration Belle Époque de la salle a permis son classement aux monuments historiques en 1989 . 

   P1110172    P1110170    P1110180

                                                                  Le " Bouillon Chartier " 

     Ne manquez pas de vous rendre au " Bouillon Chartier " lors de votre prochaine promenade . On y mange bien et pour pas cher ! Ambiance garantie ! 

 

 

 

 

Posté par jacauber à 18:50 - Commentaires [6] - Permalien [#]